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La fiche : Fou de Bassan

Le dossier : Famille Sulidés

Photographe:

John Anderson
John Anderson Photo Galleries

Texte de Nicole Bouglouan

Ces images et le texte sont soumis au droit d'auteur et ne peuvent être utilisés sans l'autorisation expresse des propriétaires. Ceci s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux diverses associations ornithologiques et autres organismes. Mentions légales

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

Wikipedia, the free encyclopaedia

Audubon

The Birds of North America online

The Guardian - Gannets flight tracked in real time for the first time via 3G

OCEANWIDE Expeditions - Northern Gannet

Windscape and tortuosity shape the flight costs of northern gannets

Nature Canada - The Northern Gannet majestic in flight and raucous on land

 

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Le Fou de Bassan, un acrobate en plein ciel

 

Voler comme un oiseau a toujours été un rêve pour les humains. Depuis les débuts de l’aviation, les progrès n’ont cessé d’augmenter avec plus ou moins de succès. Mais au moins, les humains ont finalement pu voler dans le bleu du ciel !
Mais ce n'est rien à côté de l'agilité du Fou de Bassan en vol…


Le Fou de Bassan est un grand oiseau marin de près de deux mètres d'envergure. Ce grand oiseau blanc passe la majeure partie de son temps en mer et ne vient à terre que pour s’y reproduire.

Cet oiseau élégant est maladroit sur terre. L’envol nécessite une petite course sur le sol, et pour cette raison, les colonies de reproduction sont généralement établies en hauteur sur des côtes escarpées, souvent sur des falaises maritimes où le choc du vent contre le mur rocheux fait naître un courant ascendant et l’oiseau n'a plus qu'à déployer ses ailes pour prendre de la hauteur et quitter le sol.
Le Fou de Bassan a un corps en forme de cigare et une queue assez longue et cunéiforme. Les longues ailes étroites et pointues sont placées assez loin en arrière du corps. Elles permettent à l'oiseau de voler dans le vent fort, mais elles sont principalement conçues pour faciliter la façon de pêcher très spécialisée des membres de la famille des Sulidés.
En vol normal, le Fou de Bassan effectue de puissants battements alternés de glissés. Il utilise également l’énergie produite par les masses d’air de différentes vitesses, notamment par vent fort.

Le Fou de Bassan s’envole des hautes falaises après un départ en courant, puis il déploie les ailes et s’élève dans les airs, grâce aux courants ascendants. Les longues ailes permettent une utilisation efficace des courants d’air pendant le vol, et ces oiseaux peuvent atteindre une vitesse de 55/65 km / heure par temps calme.
Pour atterrir sur la terre ferme, les ailes sont inclinées et la queue est déployée, tandis que les pattes palmées sont relevées afin de contrôler la vitesse.

Ceci est le comportement du Fou de Bassan lorsque l'oiseau nidifie et doit atterrir aux colonies.

Mais le Fou de Bassan et tous les membres de la famille des Sulidés sont vraiment « chez eux » dans les airs et en mer.
Comme ces oiseaux sont très aériens et se nourrissent en mer, ils sont connus pour leur comportement typique de « pêche en plongée », souvent depuis de grandes hauteurs. Ils volent généralement plus haut que les autres oiseaux de mer lorsqu'ils se nourrissent. Ils plongent habituellement d’une hauteur variant de 10 à 30 mètres. La proie est localisée grâce à la vision binoculaire.
Le Fou de Bassan marque souvent un arrêt en vol avant de plonger, et ajuste la direction lors de la descente. L'oiseau plonge la tête la première à grande vitesse. Les ailes sont poussées en arrière jusqu'à être parallèles au corps. Elles peuvent alors paraître complètement "cassées" juste à ce moment.
Le fou de Bassan est capable d'atteindre des profondeurs de 10 mètres, seulement avec l'impulsion de la plongée. Mais il utilise également ses ailes sous l’eau pour descendre plus profondément, jusqu’à 15 mètres ou parfois 25 mètres.
Le poisson est généralement pêché lorsque l'oiseau est en train de remonter et la proie est souvent avalée sous l'eau, à l'exception des plus grosses.
Pour décoller depuis la surface de l’eau, l'oiseau doit courir à la surface, mais le vent peut aussi l'aider à s'élever dans les airs.
Cependant, après un repas très copieux ou par temps trop calme, le Fou de Bassan doit parfois attendre plusieurs heures avant de pouvoir décoller.
Pour se poser sur l’eau, il doit se laisser tomber à partir d’un vol bas, mais l’oiseau peut également glisser au-dessus de l’eau, puis écarter ses pieds palmés et déployer sa queue vers le bas avant de toucher la surface.
Sur terre, les atterrissages sont souvent maladroits et peuvent même entraîner des accidents.
Le Fou de Bassan se nourrit souvent en groupes, et les oiseaux ressemblent alors à une averse de neige lorsqu'ils plongent à l'unisson.
Les Sulidés sont de magnifiques oiseaux de mer et font traditionnellement l’objet de l’admiration de l’humain.
 
Le Fou de Bassan est le symbole du mariage entre le vent et la mer pour de nombreux poètes, et il mérite bien ce statut !

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