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PROTECTION / MENACES / STATUTS :                            
Le Bécasseau des Aléoutiennes a une vaste distribution mais la population décline. La population globale était estimée à 160 000/170 000 individus en 2006.
L’espèce n’est cependant pas globalement menacée pour le moment.

Fr: Bécasseau des Aléoutiennes
Ang: Rock Sandpiper
All: Beringstrandläufer
Esp: Correlimos Roquero
Ita: Piovanello di roccia
Nd: Beringstrandloper
Sd: klippsnäppa

Photographes:

John Anderson
John Anderson Photo Galleries

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC & Flickr gallery 1 & Flickr gallery 2

Tom Merigan
Tom Merigan’s Photo Galleries

Otto Plantema
Trips around the world

William Price
PBase-tereksandpiper & Flickr William Price  

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 3 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334202

SHOREBIRDS by Peter Hayman, John Marchant and Tony Prater – Christopher Helm – 1986 – ISBN: 0747014035

GUIDE DES LIMICOLES de D. Taylor - Delachaux et Niestlé - ISBN : 2603014080

FIELD GUIDE TO THE BIRDS OF NORTH AMERICA - National Geographic Society - ISBN: 0792274512

Avibase (Denis Lepage)  

Birdlife International

HBW Alive

All About Birds (Cornell Lab of Ornithology)

The Birds of North America online

Audubon

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

Bird Web (Seattle Audubon Society)  

Wikipedia, the free encyclopaedia

 

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Sommaire fiches

 

Bécasseau des Aléoutiennes
Calidris ptilocnemis

Ordre des Charadriiformes – Famille des Scolopacidés

INTRODUCTION :
Le Bécasseau des Aléoutiennes est un bécasseau de taille moyenne, membre du genre Calidris, qui se trouve dans le Pacifique Nord.
Comme son nom anglais l’indique (Rock Sandpiper), il fréquente les côtes rocheuses, en particulier en dehors de la saison de reproduction pendant laquelle il nidifie dans la toundra dans les régions côtières. 
Quatre sous-espèces partagent cette vaste distribution dans l’extrême nord-est de la Sibérie et l’ouest de l’Alaska où il se reproduit, tandis qu’il passe l’hiver dans l’est du Japon et sur les côtes du nord-ouest de l’Amérique du Nord jusqu’au nord de la Californie.
Le Bécasseau des Aléoutiennes n’est pas globalement menacé, mais la population semble décliner dans le nord-ouest de l’Amérique depuis les années 1970.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 20-23 cm
Envergure : 36-39 cm
Poids : 80-135 gr

Le Bécasseau des Aléoutiennes ressemble beaucoup au Bécasseau violet qu’il remplace dans le Pacifique.
Le mâle adulte en plumage nuptial a le manteau, les scapulaires et les tertiaires brun noirâtre, avec des bordures châtain et chamois clair. Sur le dessus de l’aile, les couvertures sont gris brunâtre ou grises avec des liserés blancs. Les rémiges sont noirâtres. Une barre alaire claire est formée par les larges liserés blancs des vexilles externes des primaires internes, les extrémités blanches des grandes couvertures et les vexilles externes des secondaires. Cette barre alaire est surtout visible en vol. Le croupion et les couvertures sus-caudales sont plutôt noirâtres mais les côtés sont blancs. La queue est de couleur  sombre.  

Sur les parties inférieures, le menton est blanchâtre tandis que le haut de la poitrine est chamoisé et variablement strié de brun. Le bas de la poitrine présente de grandes taches sombres qui s’amalgament souvent pour former une plaque noirâtre. L’abdomen et les flancs sont blancs avec quelques stries brunes.    

Sur la tête, la calotte est noir brunâtre avec des liserés châtain. Les sourcils sont blanchâtres et peuvent quelquefois se rejoindre sur le front. Les lores et l’arrière des couvertures auriculaires présentent des taches sombres. Les côtés de la tête sont blanchâtres et légèrement striés de sombre.
Le long bec mince est noirâtre et légèrement courbé vers le bas. Sa base est jaune verdâtre. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont jaune verdâtre.
La femelle a le même plumage que le mâle, mais elle est légèrement plus grande que le mâle et son bec est plus long.   

Le Bécasseau des Aléoutiennes en plumage d’hiver a les parties supérieures principalement grises. La poitrine est gris pâle tandis que le reste du dessous est plutôt blanc.
La calotte est gris brunâtre avec des liserés blancs. Le front pâle rejoint souvent le sourcil court.

Le juvénile a le devant du cou et la poitrine chamois avec de fines stries brunes. Les parties inférieures sont blanches avec les flancs légèrement striés. Les plumes du dessus ont des centres foncés et des bordures châtain clair et chamois. Les couvertures alaires sont gris-brun avec de larges liserés chamois. 

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :    
Le Bécasseau des Aléoutiennes a quatre sous-espèces.
C.p. quarta se reproduit dans le sud du Kamchatka, sur les Iles du Commandeur et probablement sur les Iles Kouriles. Il hiverne vers le sud dans l’est du Japon.
C.p. tschuktschorum se reproduit dans l’est de la Péninsule Tchouktche, sur les Iles Saint Laurent et Nunivak et dans l’ouest de l’Alaska. Il hiverne sur les côtes du nord-ouest de l’Amérique du Nord jusqu’au nord de la Californie et localement dans l’est du Japon.
C.p. ptilocnemis (décrite plus haut) se reproduit sur les îles de la Mer de Béring (St Matthew, Hall et Pribilofs). Il hiverne dans le sud de la Péninsule d’Alaska vers l’est jusqu’à l’Archipel Alexandre.
C.p. couesi se reproduit dans les Iles Aléoutiennes et sur la Péninsule d’Alaska, y compris sur les Iles Shumagin et Kodiak. Il hiverne dans les mêmes régions.

La race « tschuktschorum » ressemble à la race nominale. Les autres sous-espèces sont assez semblables au Bécasseau violet mais avec des liserés d’un châtain plus foncé sur le dessus. Les larges stries du dessous forment une tache noirâtre sur la poitrine qui s’étend quelquefois jusqu’à l’abdomen. La barre alaire blanche est plus évidente.

HABITAT :
Le Bécasseau des Aléoutiennes se reproduit dans la toundra sèche et aride avec de la végétation éparse comme les lichens, les mousses et les herbes, mais dans les régions côtières.
En dehors de la saison de reproduction, il est présent sur les rives rocheuses et les jetées en pierre. Il se nourrit en dessous de la ligne des marées sur des amas d’algues.  

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Bécasseau des Aléoutiennes est généralement silencieux, mais quelques sifflements bas sont entendus en hiver, ainsi que des cris rauques et brefs.
Mais pendant la reproduction, il effectue des parades aériennes accompagnées de séries de « grrwee…grrwee…grrwee… » plus rapides que ceux du Bécasseau violet. On peut aussi entendre des séries plus lentes composées de notes bourrues et d’autres variantes. D’autres cris comprennent des « chuck » courts ainsi qu’un « chweet ».  

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Bécasseau des Aléoutiennes se nourrit principalement d’insectes sur les aires de reproduction, mais il consomme aussi des mollusques, des crustacés et des vers marins. Il prend aussi des baies, des graines, de la mousse et des algues, contrairement aux autres espèces de bécasseaux.
Pendant l’hiver et au cours des migrations, il se nourrit surtout de mollusques, crustacés et insectes.

Il se nourrit en marchant lentement sur les tapis d’algues en saisissant les proies avec le bec. Il lui arrive aussi de se nourrir dans l’eau jusqu’à hauteur de la poitrine, et il nage très bien. Dans certaines régions, en particulier aux Iles Pribilof, il sonde aussi la vase et les zones sablonneuses, et se nourrit également dans la toundra.
Il leur arrive de former dans grandes troupes sur les aires d’hivernage.  

Au début de la saison de reproduction, le mâle défend le territoire en effectuant des parades aériennes. Il vole en décrivant un large cercle avec les ailes papillonnantes tout en chantant.
Sur le sol, lors des parades agressives, le mâle relève une aile à la verticale.
Le Bécasseau des Aléoutiennes est monogame et les liens du couple durent longtemps. Ils reviennent souvent sur les mêmes sites de nidification où la densité peut atteindre jusqu’à 12 couples/km².

Le Bécasseau des Aléoutiennes est un migrateur partiel. Les populations nicheuses des Pribilofs et des Aléoutiennes n’effectuent que des déplacements courts ou sont résidents permanents. Les oiseaux nicheurs des continents se déplacent plus loin vers le sud. Ils retournent sur les sites de nidification à partir de la mi-avril.
Le vol est rapide avec des battements peu profonds.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La ponte a lieu à partir de début mai jusqu’à début juin. Le nid se trouve sur le sol dans la toundra sèche et ouverte, souvent sur un monticule couvert de lichens et de mousses. La dépression est grattée par le mâle, aidé de la femelle qui apporte des lichens, des herbes ou des feuilles.

La femelle dépose 4 œufs vert-olive ou chamoisés avec des marques sombres. Les deux adultes partagent l’incubation qui dure une vingtaine de jours. Ils effectuent des parades de distraction si le nid est approché par un prédateur comme le renard arctique ou d’autres espèces.
Les poussins quittent le nid très tôt après l’éclosion et sont capables de se nourrir eux-mêmes. Ils sont élevés par le mâle, plus rarement par la femelle ou les deux parents. Les jeunes s’envolent probablement au bout de trois semaines.