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Fr: Cigogne orientale
Ang: Oriental Stork
All: Schwarzschnabelstorch
Esp: Cigüeña Oriental
Ita: Cicogna bianca orientale
Nd: Zwartsnavelooievaar
Sd: amurstork

Photographes:

Jean Michel Fenerole
Photos d’Oiseaux du monde

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

Illustration et texte de Nicole Bouglouan

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

Avibase (Denis Lepage)

BirdLife International

HBW Alive

ARKive (Christopher Parsons)

Wikipedia, the free encyclopaedia

Mystery Bird theguardian

Post-Mating Sexual Behaviors of Oriental Storks (Ciconia boyciana) in Captivity

AMUR-HEILONG RIVER BASIN - Oriental White Stork

 

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Page Famille Ciconiidés

Sommaire fiches

 

Cigogne orientale
Ciconia boyciana

Ordre des Ciconiiformes – Famille des Ciconiidés

INTRODUCTION :
La Cigogne orientale fait partie de la sous-famille Ciconiini qui regroupe les cigognes typiques du genre Ciconia. Cette espèce était auparavant une sous-espèce de la Cigogne blanche (C. ciconia), mais quelques critères morphologiques font la différence entre les deux espèces.
La Cigogne orientale est classée comme espèce en Danger d’Extinction à cause de la perte de l’habitat et de la chasse. Elle se trouve dans l’extrême est de l’Eurasie, le long de la frontière de la Russie et dans la Chine continentale où elle se reproduit. Elle est migratrice.

Pendant la période de reproduction, la Cigogne orientale se reproduit en colonies très clairsemées ou en couples isolés. A nouveau nid peut être construit chaque année, mais l’ancien nid est souvent arrangé et réutilisé plusieurs années de suite. Il finit par devenir énorme.    
Les parades de cette espèce n’ont pas été observées, mais on peut néanmoins suggérer que les comportements nuptiaux sont semblables à ceux de la Cigogne blanche, avec des claquements de bec au cours des diverses cérémonies entre partenaires, des mouvements de la tête et du cou, et le lissage des plumes.  

La Cigogne orientale est migratrice et se déplace vers le sud après la reproduction. Elle quitte les aires de nidification entre mi-septembre et mi-octobre, et revient en mars-avril. Elles se déplacent parfois sur de grandes distances entre différents sites d’hivernage. Elles migrent entre le milieu de la matinée et la fin de l’après-midi, mais ne volent pas en formation régulière.

La Cigogne orientale plane facilement grâce à ses ailes longues et larges. Elle vole avec le cou étiré vers l’avant. Le vol habituel alterne les glissés et les périodes de battements.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :    
La Cigogne orientale a une très petite population estimée à 3000 individus en 1999. Mais la population globale a été récemment estimée à 1000/2499 individus matures.
L’espèce est régulièrement menacée par la déforestation et le drainage des zones humides pour l’expansion de l’agriculture, la surpêche et les dérangements sur les lieux de nourrissage. Les oiseaux sont chassés et collectés pour les zoos en Chine et en Russie, malgré les mesures de protection concernant l’espèce. Ces menaces sont les principales causes du déclin rapide de la population.
La Cigogne orientale est classée comme espèce en Danger d’Extinction, et elle est légalement protégée dans sa distribution.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :   
La Cigogne orientale se trouvait auparavant au Japon, en Chine, en Corée et en Russie. L’espèce est éteinte au Japon et en Corée où elle a pu se reproduire jusqu’en 1960 et 1977 respectivement.
Elle se reproduit aujourd’hui dans le sud-est de la Sibérie et dans quelques parties du nord-est de la Chine. Elle hiverne surtout dans le sud et le sud-est de la Chine, avec de petits nombres au Japon, en Corée et à Taiwan. Elle vagabonde en été dans l’est de la Mongolie.  

HABITAT :
La Cigogne orientale se reproduit dans les zones humides ouvertes avec de l’eau douce et dans les zones intertidales. Elle nidifie dans les arbres ou sur les pylônes. Elle fréquente les marais avec des bouquets d’arbres, les herbages humides et les rives des fleuves, souvent dans des zones boisées.
Sur les aires d’hivernage, elle se trouve dans les habitats humides comprenant les estuaires et les zones d’eau douce.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO   
La Cigogne orientale utilise les claquements du bec pour communiquer, et ces sons accompagnent aussi les diverses cérémonies au nid. Des sifflements variés mais faibles sont émis avant les claquements du bec. Mais ces oiseaux n’ont pas vraiment de « voix ».

DESCRIPTION DE L’ESPECE :
Quelques mesures :
Longueur : 110-115 cm
Envergure : 195-200 cm
Poids : M : 5,20 kg – F : 4,35 kg

La Cigogne orientale adulte a le plumage typique noir et blanc, avec les scapulaires inférieurs, les tertiaires, les grandes couvertures, les primaires et les secondaires de couleur noire. Ces dernières présentent des bordures blanc argenté bien visibles en vol. Le corps est blanc ainsi que la queue.
Le long bec pointu est noir, avec la base de la mandibule inférieure rouge ainsi que la zone gulaire et les lores. Les yeux sont blanchâtres ou couleur paille, entourés d’un cercle oculaire étroit et rouge. Les pattes et les doigts sont d’un rouge profond. (Pour comparaison, la Cigogne blanche a le bec rouge et les yeux sombres.)  
Mâle et femelle ont le même plumage, mais le mâle est légèrement plus grand.
L’immature ressemble aux adultes mais il est plus terne dans l’ensemble et n’a pas les marques rouges sur la face, ou elles sont très atténuées.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE : 
La Cigogne orientale se nourrit de poissons, grenouilles, reptiles, insectes, vers de terre, petits oiseaux et petits mammifères, comme la majorité des Ciconiidés. Les insectes sont essentiellement des orthoptères, des coléoptères et des hyménoptères.
En hiver, elle prend des poissons et des crustacés, parmi lesquels des escargots, des crevettes et des crabes. Quelques matières végétales sont également consommées.

La Cigogne orientale se nourrit en marchant lentement dans l’eau peu profonde ou sur le sol dans les pâturages secs. Le poisson est capturé par la base de la queue avec la partie terminale du long bec. A terre, elle localise ses proies grâce à sa vue.
Elle se nourrit habituellement seule ou en petits groupes de 10-15 individus. La recherche de proies a lieu le matin et en fin d’après-midi pendant l’hiver, plus fréquemment pendant la nidification.  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction commence en avril et la ponte a lieu en avril-mai.
La Cigogne orientale se reproduit en colonies lâches de 4 à 7 nids, et plus souvent en couples isolés avec les nids espacés de 1 à 4 kilomètres les uns des autres.
Elle nidifie dans les arbres, à une hauteur variant de 3 à 30 mètres, le plus souvent entre 10 et 15 mètres au-dessus du sol. Le site du nid procure généralement une bonne visibilité sur les alentours. D’autres sites comme les immeubles ou les pylônes électriques sont également utilisés. Mais cette espèce nidifie en général à l’écart des habitations humaines.  
Elles réutilisent souvent un ancien nid et ajoutent chaque année d’autres rameaux de bois. Le nid devient alors très haut et imposant.

La femelle dépose 3-4 œufs à intervalles de 2 à 5 jours. Les deux adultes partagent l’incubation qui dure 31-35 jours. A la naissance, les poussins sont couverts de duvet blanc. Le bec est couleur chair ou orange terne. Mais les marques rouges de la face sont déjà apparentes.
Ils sont nourris par les parents par régurgitation au fond du nid, afin que les petits puissent récupérer la nourriture. Ils sont emplumés au bout de 55 jours après l’éclosion, mais ils ne quitteront le nid que deux semaines plus tard.
Le succès de la reproduction est associé aux pluies qui provoquent l’abondance des proies.