English version

Accueil

Présentation

Fiches

Dossiers

Voyages
 
Galeries

Poésie

Liens

Nouveautés

Contact

Mentions légales

Fr: Coucou de Nouvelle-Zélande
Maori: Koekoea
Ang: Long-tailed Cuckoo - Long-tailed Koel
All: Langschwanzkoel
Esp: Koel Colilargo
Ita: Koel codalunga
Nd: Langstaartkoël
Sd:  Långstjärtad koel

Photographe:

Berard, Leon
Avec l’aimable concours du Department of Conservation Te Papa Atawhai
Department of Conservation

Illustrateur:

John Gerrard Keulemans (1842-1912)

Illustration 1
J. G. Keulemans delt. & lith. [Plate XIV, 1888].
Alexander Turnbull Library, Reference No.PUBL-0012-14
Shows two long-tailed cuckoos, the adult on a branch to the left, the chick on the ground receiving a worm from a Grey Warbler perched on a branch above it.

Illustration 2
J. G. Keulemans
Group: Urodynamis taitensis; Comments: Listed as Eudynamis taitensis;
Behavior: juvenile fed by Grey Warbler; Life Cycle Stage: juvenile and adult.

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 4 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334229

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

New Zealand Birds Online

New Zealand bird status between 2008 and 2012

Te Ara – The Encyclopedia of New Zealand

New Zealand birds and birding (Narena Olliver)

Tiritiri Matangi Open Sanctuary

Welcome to Birding West Coast

HBW Alive

 

Accueil

Page Famille des Cuculidés

Sommaire fiches

 

Coucou de Nouvelle-Zélande
Urodynamis taitensis

Ordre des Cuculiformes – Famille des Cuculidés

INTRODUCTION :
Le Coucou de Nouvelle-Zélande appartient à la sous-famille des Cuculinae qui comprend les coucous de l’Ancien Monde, bien connus pour leur habitude de parasiter les nids de certains passereaux. La femelle pond ses œufs dans les nids des Mohouidés, et ces petits passereaux élèvent le jeune coucou jusqu’à son envol.
Ce Cuculidé est un migrateur longue distance. Il se reproduit en Nouvelle-Zélande, mais après la nidification, il effectue une migration extraordinaire au-dessus de l’eau pour aller passer l’hiver dans un vaste éventail d’îles du Pacifique. Il migre de nuit tout en lançant des cris stridents qui lui ont donné en anglais le nom de « screamer » (personne qui crie).

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 38-42 cm
Poids : 120-125 gr

Le mâle adulte a les parties supérieures rousses barrées de brun, y compris les ailes et la queue (qui est aussi longue que le corps).
Les parties inférieures sont blanches ou roussâtres et striées de noir du menton au bas-ventre. Les stries sont en général assez larges.
La tête est noirâtre strié de roux. On peut voir un sourcil blanc assez net et une rayure malaire sombre qui contraste avec le blanc de la joue.
Le bec est jaune ou couleur corne. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont grisâtres.

Les deux sexes sont semblables, mais quelques oiseaux peuvent être plus roux, et ce sont en général des femelles.
Le juvénile a les parties supérieures brun foncé intensément tachetées de blanc-crème. Les parties inférieures sont plus ou moins teintées de brunâtre clair et striées, mais plus finement que chez les adultes. La queue sombre est barrée de blanchâtre.

Comportement: Juvénile nourri par la Gérygone de Nouvelle Zélande.

Juvénile en bas, adulte en haut

John Gerrard Keulemans (1842-1912)

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :  
Le Coucou de Nouvelle-Zélande se reproduit en Nouvelle-Zélande où il est présent toute l’année sauf en hiver, aussi bien pour la reproduction que lors de ses passages entre deux lieux de reproduction.
Il se reproduit en Nouvelle-Zélande, sur les Iles de la Petite Barrière et de la Grande Barrière, l’Ile Kapiti et l’Ile Stewart.
En hiver, il est présent dans un grand éventail d’îles du Pacifique qui s’étend sur plus de 10 000 kilomètres, depuis la Micronésie à l’ouest, jusqu’à l’Ile Henderson à l’est.

HABITAT :  
Le Coucou de Nouvelle-Zélande fréquente habituellement les vastes forêts indigènes ou exotiques ou les broussailles, là où il peut trouver les espèces hôtes qui élèvent ses petits. Les oiseaux de passage se trouvent davantage dans les terres agricoles et même jusque dans les zones urbaines.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Coucou de Nouvelle-Zélande a pour cri principal un sifflement strident et sonore qui peut varier en tonalité et intervalles. Il est parfois suivi d’autres notes, plusieurs « pe-pe-pe-pe-pe-pe » perçants. Ce son dure environ deux secondes « wheet wheet » et si deux oiseaux décrivent des cercles dans les airs, ce sifflement est rapidement répété à raison de quatre « wheet » par seconde. Ces cris sont émis de jour comme de nuit, ainsi que pendant la migration.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Coucou de Nouvelle-Zélande se nourrit d’invertébrés, souvent des grands insectes comme les cicadidés, wetas et phasmes. Il capture aussi des petits vertébrés comme les lézards, et il prend les œufs et les nouveaux nés dans les nids des oiseaux, mais pas forcément ceux qu’il parasite. Il lui arrive aussi de consommer des fruits et des baies.
Mais il est également reconnu pour son agressivité en tant que prédateur, et il peut tuer des oiseaux adultes de la taille des moineaux, des grives et des méliphages.  

Les comportements nuptiaux du Coucou de Nouvelle-Zélande ne sont pas connus, mais nous pouvons penser qu’ils sont similaires à ceux des autres espèces du même genre. Ils déploient et relèvent la longue queue dont les dessins sont mis en valeur au cours des parades. Certaines parties de ces comportements ont été observées chez les coucous de l’Ancien Monde. Les dessins du plumage sont certainement utilisés avec l’aide de certaines postures. Les offrandes de nourriture du mâle à la femelle font également de ces parades.

La femelle pond un œuf par nid chez les petits passereaux de la famille des Mohouidés. Mais avant la ponte, elle observe les futurs hôtes depuis un perchoir caché, et il arrive même qu’elle visite le nid en l’absence des propriétaires partis se nourrir.

Deux Coucous de Nouvelle Zélande, l'adulte posé sur la branche à gauche, et le poussin recevant un ver d'une Gérygone de Nouvelle Zélande posée sur une branche au-dessus de lui.

John Gerrard Keulemans (1842-1912)

Le Coucou de Nouvelle-Zélande est un migrateur longue distance. Il migre depuis la Nouvelle Zélande jusqu’en Mélanésie, Micronésie et Polynésie où il reste de mai à septembre.
Les adultes reviennent sur les lieux de reproduction en octobre et repartent en janvier/février. Ils migrent de nuit en criant fortement. Les immatures partent plus tard que les adultes.
En vol, ce coucou ressemble un peu à un faucon, ce qui explique pourquoi il est souvent harcelé par des oiseaux plus petits.   

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La ponte a lieu surtout en novembre et décembre. Les œufs sont pondus dans les nids des trois Mohouidés, le Mohoua à tête jaune, le Mohoua à tête blanche et le Mohoua pipipi. Le coucou adulte ne participe pas du tout à l’élevage de ses poussins.

Les œufs du coucou sont blanchâtres avec des marques plus sombres. Le nouveau-né éjecte du nid les œufs et/ou les poussins de l’hôte. Le jeune coucou est alors nourri par ses parents adoptifs après une incubation de 16 jours. Il quitte le nid environ 3 semaines après l’éclosion, mais il va encore dépendre de ses parents adoptifs et de leurs aides pour au moins un mois. Ensuite, il migrera vers le nord en avril-mai.                       

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le Coucou de Nouvelle-Zélande a sans doute été affecté par le déclin de la population du Mohoua à tête jaune. De plus, l’éclaircissage de la forêt subtropicale humide dans certaines parties des aires d’hivernage pourrait avoir un impact sur l’espèce.
Les chiffres ne sont pas connus, mais en dépit d’un déclin probable, le Coucou de Nouvelle- Zélande a quand même une distribution étendue. Il est donc actuellement considéré comme n’étant pas menacé. En Nouvelle-Zélande, il est considéré comme étant naturellement peu commun.

Title: Long-tailed Cuckoo
Photographer: Berard, Leon
Date: 2013/2014