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Ang : Madagascar Nightjar
All : Madagaskarnachtschwalbe
Esp : Chotacabras Malgache
Ital: Succiacapre del Madagascar
Nd: Madagaskarnachtzwaluw
Sd: Madagaskarnattskärra

Photographes:

John Anderson
John Anderson Photo Galleries

Jean Michel Fenerole
Photos d’Oiseaux du monde

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 5 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334253

Revue "Vivre avec les Oiseaux" Numéro 48 (oct-Nov 2001)

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

THE AVIANWEB (Sibylle Faye)

 

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Engoulevent malgache
Caprimulgus madagascariensis

Ordre des Caprimulgiformes – Famille des Caprimulgidés

QUELQUES MESURES :  
L : 21-23 cm
Poids : M : 37-43 gr – F : 45-51 gr

DESCRIPTION DE L’OISEAU:
L’Engoulevent malgache se trouve au large de la côte Est de l’Afrique dans l’Océan Indien. Comme chez les autres engoulevents, le plumage cryptique rend cet oiseau invisible lorsqu’il se repose sur le tapis de feuilles mortes.

Le mâle adulte a les parties supérieures brun grisâtre avec des stries brun noirâtre. Le collier nucal est en général absent.
Sur le dessus des ailes, les scapulaires sont brun noirâtre avec des liserés chamois. Les petites couvertures sont brun grisâtre avec des mouchetures chamoisées ou de couleur fauve. Les autres couvertures alaires sont brun grisâtre également, intensément tachetées de chamois avec le centre brun.
Les parties inférieures sont brun grisâtre et finement barrées de blanc grisâtre, mais l’abdomen et les flancs présentent surtout des barres brunes.
On peut voir une petite tache blanche de chaque côté de la partie inférieure de la gorge, ainsi qu’une rayure malaire blanchâtre.      

Le mâle présente des taches blanches sur les quatre rémiges primaires, et des extrémités blanches sur les deux rectrices externes alors que la femelle a las taches des primaires chamois et des taches blanches plus petites aux extrémités des rectrices.

Le bec fin est noirâtre, entouré de nombreuses plumes sétiformes noires, raides, allongées et très tactiles. Les yeux sont brun foncé, tout comme les pattes et les doigts.

Il existe deux sous-espèces :
C.m. aldabrensis se trouve dans les Seychelles sur l’ile d’Aldabra. Cette race peut être plus claire sur la calotte et les scapulaires, et les rectrices les plus externes présentent des extrémités plus larges.

C.m. madagascariensis se trouve sur l’ile de Madagascar, y compris sur l’ile Nosy Boraha.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
L’Engoulevent malgache chante depuis un perchoir ou sur le sol pendant la nuit. Les cris comprennent plusieurs sons, un « wa-pit » ou « tyo » sonore et fluide, et un son étouffé « chok ».
Le chant du mâle est une série de « tuk-tr-tr-tr-tr-tr » répétés. On peut également entendre plusieurs « cop,cop,cop », un roucoulement doux et un « huuu » ondulant.

HABITAT :
L’Engoulevent malgache peut fréquenter presque tous les types d’habitats de Madagascar, excepté la forêt humide. Mais il fréquente les bois clairsemés, les plantations, les zones cultivées, et on peut aussi le voir sur les toits des immeubles où il lui arrive de nidifier.
Mais on le trouve surtout dans les forêts d’épineux du sud et du sud-ouest, dans un habitat sec distinct. Il évite généralement la forêt dense, mais il peut être vu dans les jardins près des zones urbaines.
Cette espèce est visible depuis le niveau de la mer jusqu’à 1800 mètres d’altitude. Elle est probablement résidente dans sa distribution, aucun déplacement n’ayant été observé.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Voir plus haut dans « sous-espèces »

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :   
L’Engoulevent malgache se nourrit de grands insectes et cherche sa nourriture en volant au-dessus de l’eau ou dans les zones découvertes, ainsi qu’autour de la cime des arbres. Il vole avec le bec grand ouvert et happe les proies en vol.
Ces oiseaux se rassemblent après la pluie dans les zones sèches où poussent des baobabs et des arbres du genre Didierea (Didierea madagascariensis) pour se nourrir de termites. Ils volent au-dessus de la mer au crépuscule pour capturer des insectes en volant bas au-dessus de l’eau. Ils pratiquent des glissés fréquents avec les ailes tendues au-dessus du dos.
L’Engoulevent malgache se nourrit habituellement seul, excepté autour de sources abondantes de nourriture où ils se rassemblent en grands nombres.
L’espèce « aldabrensis » chasse au-dessus des dunes de sable et près des habitations sur l’ile d’Aldabra.

Grâce à son plumage cryptique, l’Engoulevent malgache dort sur le tapis de feuilles mortes sur le sol pendant la journée. Il est seul en général, mais les deux partenaires d’un couple peuvent occasionnellement se reposer ensemble.
S’il est menacé, il s’aplatit lentement sur le sol, baissant la tête et fermant les yeux. Mais il reste sur ses gardes et surveille les alentours à travers la fente de ses paupières à peine entrouvertes. S’il est dérangé, il s’envole brusquement et se pose à nouveau très vite après un vol court.

L’Engoulevent malgache est territorial et monogame. Au début du cycle de reproduction, le mâle établit le territoire en chantant depuis plusieurs perchoirs situés aux limites de sa zone qu’il défend vigoureusement contre ses rivaux. Il chante fortement vers le mâle rival qui chante aussi, et adopte une posture agressive avec les ailes tombantes et la queue déployée ou dressée. Quelques contacts physiques peuvent se produire en vol, avec les ailes et le bec. Les deux combattants peuvent parfois tomber sur le sol ensemble avant de se séparer et de repartir chacun de son côté.

Le mâle chante pour attirer les femelles dans son territoire, et ensuite, il parade pour établir les liens du couple. Les taches blanches de son plumage sont mises en valeur  par des postures et des déplacements adaptés, des mouvements de la tête, des ailes et de la queue. Ces parades peuvent prendre place sur le sol ou sur un perchoir, mais se déroulent le plus souvent dans les airs.       
Le mâle glisse avec les ailes tenues en forme de V au-dessus du corps, et la queue est déployée en biais. Il produit parfois des sortes de craquements avec les ailes. L’accouplement suit souvent les parades réussies.

VOL :
L’Engoulevent malgache vole très bien, aussi bien lorsqu’il chasse que lorsqu’il parade. Les longues ailes pointues lui permettent d’effectuer un vol rapide et agile, et la queue s’avère être un gouvernail remarquable. Son vol est virevoltant et papillonnant.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction varie entre août et décembre selon la distribution au sud-ouest et au nord de Madagascar, et sur l’ile d’Aldabra. Mais en général, octobre, novembre et avril sont les principaux mois de nidification.
L’Engoulevent malgache ne construit pas de nid et la femelle dépose ses œufs directement sur le sol, souvent sur le tapis de feuilles, habituellement dans un bois ouvert, une clairière et parfois sur un toit plat.
Sur l’ile d’Aldabra, les œufs sont pondus sur le sol nu ou sur les graviers, sur les collines sableuses ou sous la végétation.

La femelle dépose deux œufs blancs avec des marques plus sombres. Elle incube pendant la journée. Le mâle peut la remplacer à l'aube et au crépuscule. Les poussins sont semi-précoces. Ils sont couverts de duvet brun et chamoisé. Ils sont surtout nourris par la femelle.
Les périodes d’incubation et de présence au nid ne sont pas connues actuellement.
Les adultes effectuent des parades de défense si le site du nid est menacé.  

ALIMENTATION :   
L’Engoulevent malgache se nourrit de grands insectes tels que sauterelles, phalènes, cigales et scarabées, capturés en les happant en vol.

PROTECTION / MENACES / STATUTS : 
L’Engoulevent malgache est commun et largement répandu dans sa distribution. Cette espèce sait s’adapter et se montre tolérante envers les habitats modifiés.
Les populations ne sont pas menacées actuellement.