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Ang : Siberian Crane
All : Schneekranich
Esp : Grulla Siberiana
Ital : Gru siberiana
Nd: Siberische Witte Kraanvogel
Sd: Snötrana

Photographe:

John Anderson
John Anderson Photo Galleries

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

Yves Thonnerieux
NATUR’AILES

Illustration:

Nicole Bougloouan
PHOTOGRAPHIC RAMBLE

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 3 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN : 8487334202

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C.Helm - ISBN: 0713639601

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

ARKive (Christopher Parsons)

International Crane Foundation

Wikipedia, the free encyclopaedia

 

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Page Famille des Gruidés

Sommaire fiches

 

Grue de Sibérie
Grus leucogeranus

Ordre des Gruiformes – Famille des Gruidés

INTRODUCTION :
La Grue de Sibérie est aujourd’hui la grue la plus rare de la famille des Gruidés. Cette grue toute blanche est menacée par la dégradation et la perte de son habitat. De plus, la migration est très longue et émaillé d’embuches comme la chasse dans certains pays traversés, et le passage de l’Himalaya.
Des mesures de conservation et de protection sont actives, mais le plus grand espoir réside dans la sécurisation du corridor de migration dans l’ouest de l’Asie, avec l’aide des pays concernés.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 140 cm
Envergure : 210-230 cm
Poids : 4900-8600 gr

La Grue de Sibérie a le plumage entièrement blanc, excepté les rémiges primaires qui sont noires et visibles uniquement en vol et au cours des parades.
Sur la tête, la peau nue du front, de la face et des côtés de la tête est rouge sombre, formant une sorte de masque depuis le bec jusqu’en arrière des yeux.
Le long bec est noirâtre et rouge foncé. Les yeux sont jaune pâle. Les pattes et les doigts sont rose rougeâtre.
Les deux sexes sont semblables, mais le mâle est légèrement plus grand, et la femelle a en général le bec plus court.
Le juvénile a la face emplumée, le plumage chamois ou cannelle et le bec plus clair. Il atteint sa maturité sexuelle à trois ans.

Juvénile avec des traces de plumage cannelle

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
La Grue de Sibérie est divisée en trois populations distinctes.
La population de l’Est se reproduit dans le nord-est de la Sibérie, et hiverne près du fleuve Yangtsé en Chine. C’est la plus grande population.
La population centrale se reproduit dans l’ouest de la Sibérie, et hiverne au Rajasthan en Inde, Keoladeo (Bharatpur), et dans d’autres zones humides en Inde.  
La population de l’ouest (la plus petite avec dix grues) se reproduit dans le nord-ouest de la Russie, et hiverne le long de la côte sud de la Mer Caspienne en Iran.  
Toutes ces grues migrent sur de longues distances, et parcourent entre 5000 et 6000 kilomètres au cours desquels elles doivent traverser l’Himalaya et subir la pression de la chasse dans certains pays.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
La Grue de Sibérie est omnivore, mais avec un régime plus varié pendant l’été avec des racines et des rhizomes, des graines, des pousses de laîches et autres matières végétales. Elle consomme aussi des insectes, du poisson, des rongeurs et divers petits animaux.
Pendant les migrations et en hiver, le régime est essentiellement végétarien, avec parfois quelques petits animaux aquatiques selon les ressources.
Elle se nourrit en pataugeant dans les eaux peu profondes, et en creusant avec son long bec dans les sols humides.

Pendant la saison de reproduction, la Grue de Sibérie effectue des parades nuptiales similaires à celles des autres Gruidés. Les couples crient à l’unisson, émettant des séries de sons coordonnés. Tout en criant, la grue se tient debout, la tête jetée en arrière sur le dos et le bec pointé vers le ciel. Le mâle relève ses ailes au-dessus de son dos pendant ces cris, alors que la femelle garde les ailes collées au corps.
Les parades sont initiées par le mâle. Les deux partenaires crient ensemble et commencent à danser, se faisant des courbettes, sautant, courant et battant des ailes, et se saisissant d’un bout de bois ou de n’importe quel morceau de végétation pour le lancer en l’air.
Comme chez les autres grues, ces comportements sont utilisés pour les parades nuptiales, mais aussi dans la vie courante pour renforcer les liens du couple et calmer les tensions.

La Grue de Sibérie vole très bien et parcourt des distances considérables avec un vol puissant, et en utilisant au maximum les courants thermiques pour planer sans efforts.  
Le pigment noir des rémiges primaires renforce la structure des plumes, ce qui se révèle très efficace pendant les longues migrations.   

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La Grue de Sibérie se reproduit au printemps, mais la ponte dépend des conditions climatiques.
Cette grue nidifie dans différents types de zones humides. Le nid est un amas aplati fait de végétation, des laîches et des herbes. Cette structure est surélevée de 12 à 15 centimètres au-dessus du niveau de l’eau.

La femelle dépose deux œufs entre fin mai et mi-juin. Les deux adultes partagent l’incubation pendant environ 29-30 jours. Les poussins sont couverts de duvet jaunâtre ou cannelle. Ils sont capables de voler au bout de 70-75 jours après la naissance. Ils sont agressifs entre eux, ce qui entraine une mortalité postnatale très importante.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
La Grue de Sibérie est considérée comme étant en Danger Critique d’extinction. Trois populations vivent dans des distributions restreintes. 
Cette grue est menacée par la dégradation et la perte de l’habitat sur les aires d’hivernage et de reproduction, ainsi que sur les lieux des haltes migratoires.
Le drainage des zones humides, l’expansion de l’agriculture, l’industrie pétrolière et les développements humains sont des menaces très importantes pour l’espèce.
La pression de la chasse au cours des migrations au Pakistan et en Afghanistan affecte aussi les migrateurs.
Les populations sont réellement petites et ont besoin de mesures de protection pour la conservation de l’habitat. La reproduction en captivité est active et a déjà permis de relâcher des oiseaux dans la nature. D’autres mesures sont en cours afin d’aider à la récupération des effectifs de cette belle grue.

HABITAT :
La Grue de Sibérie est plus aquatique que les autres grues. Cette espèce se reproduit, se nourrit et dort dans les zones humides comprenant les zones de marées, les marais, les dépressions humides largement découvertes dans les plaines de la toundra et la zone où toundra et taïga se rejoignent.
Pendant les migrations, les haltes migratoires se font dans des zones humides isolées.
Les aires d’hivernage  sont similaires et consistent en eaux peu profondes et vasières près des lacs saisonniers du Bassin du Yangtsé, alors qu’en Iran et en Inde, les grues fréquentent les retenues d’eau artificielles et les rizières inondées.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO 
La Grue de Sibérie émet des sons plus musicaux que les autres grues, habituellement des cris flûtés.