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Texte de Nicole Bouglouan

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C.Helm - ISBN: 0713639601

ENCYCLOPEDIE DES OISEAUX DE FRANCE ET D’EUROPE – de Peter Hayman et Rob Hume - Flammarion – ISBN : 2082009920

Avibase (Lepage Denis)

Animal Diversity Web (University of Michigan Museum of Zoology)

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

Wikipedia (Wikipedia, The Free Encyclopedia)

 

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Sommaire fiches

Comportements alimentaires et vol

Vol

Héron garde-bœufs
Bubulcus ibis

Ordre des Pélécaniformes – Famille des Ardéidés

QUELQUES MESURES :
L : 46-56 cm
Env : 88-96 cm
Poids : 340-390 gr

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Le nom du Héron garde-bœufs vient de sa façon d’accompagner les troupeaux. On le voit souvent près des vaches, moutons ou chevaux, mais aussi des grands mammifères sauvages selon les pays. Car cette espèce vit sur tous les continents, en Amérique du Nord, Centrale et du Sud, en Eurasie, en Afrique et en Australie, et également sur les îles associées à ces pays.
Le Héron garde-bœufs est natif de certaines régions d'Asie, d’Afrique et du Sud de l’Europe, mais il est maintenant présent partout sauf aux pôles.

L’adulte en plumage nuptial est blanc avec des plumes orange chamoisé sur la calotte, la poitrine et le dos (où elles sont plus longues). Les zones nues, bec, lores et pattes deviennent rouge vif pendant la courte période qui précède la formation du couple. Les yeux sont jaunes.

En plumage internuptial, l’adulte est tout blanc, avec parfois une teinte roux-chamoisé clair diffuse. Les parties nues sont plus ternes avec le bec jaune et les pattes sombres.
Les deux sexes sont semblables.

Le juvénile ressemble à l’adulte en hiver, mais il a le bec et les pattes noirâtres. Ses yeux sont jaunâtre pâle.   
L’immature a le bec qui devient progressivement jaune, avec l’extrémité noirâtre.

On trouve trois sous-espèces :
B.i. ibis se trouve en Afrique et à Madagascar, du sud-ouest de l’Europe jusqu’à la Mer Caspienne, également au nord, centre et sud des Amériques, depuis le Canada jusqu’à la Guyane et le nord du Chili, le nord-est de l’Argentine et quelques régions du Brésil.

B.i. seychellarum se trouve aux Iles Seychelles. (non représenté)  
B.i. coromandus se trouve au sud et à est de l’Asie et jusqu’en Australie et en Nouvelle Zélande.

Les races diffèrent par l’étendue et l’intensité des parties colorées du plumage nuptial.
La race B.i. seychellarum est plus petite avec des ailes plus courtes, et les plumes nuptiales sont plutôt dorées que roux chamoisé.
La race B.i. coromandus est plus grande, avec un bec plus fort et des pattes plus longues. Le roux chamoisé s’étend sur la tête, le cou, la poitrine et le dos.    

CRIS ET CHANTS :

SONS PAR XENO-CANTO
Le Héron garde-bœufs est habituellement silencieux en dehors de la période nuptiale et loin des colonies. Mais on peut entendre un « ruk » calme, discordant et rauque, ou un « rik-rak » dissyllabique en vol ou sur les aires de reproduction.
Les cris comprennent des notes courtes et stridentes entrecoupées de « coassements » rapides.

HABITAT :
Le Héron garde-bœufs fréquente les zones humides telles que marais d’eau douce et rizières, mais aussi les prairies, les pâturages et les zones herbeuses découvertes, surtout avec du bétail. Il évite en général les zones marines et les forêts épaisses.
Le Héron garde-bœufs est moins aquatique que les autres Ardéidés. Il peut rester loin de l’eau pendant de longues périodes. Cet oiseau suit souvent les charrues dans les cultures, et peut fréquenter les faubourgs et même les zones urbaines dans certaines parties de la distribution. 
Il est visible depuis les plaines jusqu’à 1200, 1500 mètres, et se reproduit jusqu’à 4000 mètres d’altitude dans les Andes au Pérou.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Héron garde-bœufs se trouve sur tous les continents sauf aux pôles.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :   
Le Héron garde-bœufs se nourrit principalement d’insectes et de crustacés, mais il capture aussi amphibiens, poissons, lézards, petits oiseaux et rongeurs. Il fréquente aussi les décharges publiques. Selon la distribution, il lui arrive se consommer des matières végétales, par exemple la pulpe des fruits du palmier à huile.

Il se déplace en marchant régulièrement comme s’il paradait, tout en donnant des coups de bec rapides pour saisir ses proies.

Ce héron suit fréquemment le bétail collé aux pattes des animaux en profitant des insectes dérangés par leurs sabots et qu’il capture facilement. Il suit les tracteurs et les charrues pour les mêmes raisons.
En Afrique, il capture aussi les insectes qui fuient les feux de brousse et de forêt.

Ils se nourrissent souvent en petits groupes ou en bandes lâches, et quand une source abondante de nourriture est trouvée, ils se rassemblent alors par centaines ou milliers.

Ensuite, ils gagnent le site du nid. Quelques parades ont lieu près du nid pour mettre en valeur les plumes colorées. Plus tard, le mâle porte des matériaux à la femelle qui construit la coupe. Chaque fois qu’il revient au nid, une « cérémonie d’accueil » a lieu, au cours de laquelle les longues plumes du dos sont exposées alors que celles de la tête s’aplatissent.

Le Héron garde-bœufs effectue des dispersions postnuptiales intensives. Les populations des régions tropicales de chaque continent sont surtout sédentaires, avec uniquement des déplacements selon les ressources de nourriture et les pluies. Les populations les plus au nord migrent vers le sud pour passer l’hiver. 

VOL :
Le Héron garde-bœufs vole très bien. Son vol est rapide et comme les autres hérons, il vole avec le cou et la tête rétractés et les pattes tendues au-delà de l’extrémité de la queue. Il a un vol direct avec des battements rapides.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :  
La saison de reproduction varie selon la distribution.
Le Héron garde-bœufs se reproduit dans des colonies pouvant compter de quelques dizaines à plusieurs milliers de couples (en Afrique). Cet oiseau colonial nidifie souvent en compagnie d’autres espèces dans les roselières, les buissons ou les arbres, jusqu’à 20 mètres de hauteur et pas nécessairement près de l’eau.

Le nid est fait avec des rameaux de bois et de la végétation. Il peut être réutilisé année après année. Le Héron garde-bœufs vole souvent des matériaux dans les nids voisins non surveillés. Il ajoute de nouveaux matériaux pendant l’incubation et après l’éclosion.

La femelle dépose 3 à 5 œufs, et l’incubation par les deux sexes débute quand la couvée est complète. Ils incubent pendant 22 à 26 jours. Les poussins blancs duveteux sont couvés pendant les premiers dix jours. Ils réclament de la nourriture de façon agressive et la compétition est très dure entre eux.
A l’âge de 2 ou 3 semaines, ils sont capables de grimper dans les branches autour du nid où ils restent pour être encore nourris par les adultes. Ils sont indépendants au bout de 45 jours, et pratiquent des vols courts à 50 jours. A deux mois, ils peuvent voler jusqu’aux aires de nourrissage.
Cette espèce produit en général une seule couvée, mais parfois deux ou trois.

ALIMENTATION :
Le Héron garde-bœufs se nourrit surtout d’insectes, locustes et sauterelles. Il prend aussi des crustacés, des grenouilles, des têtards, des mollusques, du poisson, des lézards, des petits oiseaux et des rongeurs. Il fréquente aussi les décharges publiques.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le Héron garde-bœufs n’est pas menacé. L’énorme expansion de l’espèce a eu lieu sur tous les continents sauf aux pôles. Cet oiseau s’adapte facilement et profite de l’augmentation des zones irriguées et de la reproduction intensive du bétail. 

B.i. coromandus
B.i. coromandus
Au début de la saison de reproduction, les mâles établissent leurs territoires et ensuite, deviennent plus agressifs. Ils paradent pour attirer les femelles. Avant la formation du couple, une femelle peut tenter de soumettre le mâle en se posant sur son dos. Si le mâle lui permet de rester sur son territoire, les liens se forment en quelques heures.  

En plumage nuptial,

ils suivent les troupeaux