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HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 13 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions – ISBN: 9788496553453

KNOW YOUR NEW ZEALAND BIRDS by Lynnette Moon - New Holland Publishers – ISBN: 1869660897

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

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Méliphage tui ou Tui cravate-frisée
Prosthemadera novaeseelandiae

Ordre des Passériformes – Famille des Méliphagidés

INTRODUCTION :  
Le Méliphage tui est un oiseau forestier bien connu pour ses chants émis avant l’aube. Cette espèce est endémique de Nouvelle Zélande. Il se nourrit de nectar, ce qui fait de lui un pollinisateur important. Il est commun dans son habitat.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 27-32 cm
Poids : M : 62-150 gr – F : 58-105 gr

Le mâle adulte de la race nominale a la tête, les ailes, la queue et les parties inférieures d’un noir brillant avec des reflets bleus et verts, en particulier sur la tête et les ailes. On peut voir une tache blanche sur les épaules, bien nette en vol.
Le haut du dos et les flancs sont brun foncé avec des reflets vert-bronze, alors que le bas de l’abdomen, le bas-ventre et les cuisses sont brun-noir et teintés de brun jaunâtre, sauf sur les cuisses.
Les couvertures sous-caudales sont irisées, vert foncé ou bleu foncé, et les sous-caudales sont noires. Le dessous des ailes est noirâtre avec de légers reflets vert ou bleu foncé sur le bord d’attaque.
Les couleurs du plumage peuvent varier selon la lumière.

On note la présence de deux touffes de plumes faites de plumes blanches frisées sur les côtés de la gorge. Un collier formé de plumes blanches filamenteuses est visible sur l’arrière du cou et le haut du manteau, semblable à de la dentelle.
Le bec robuste noir ou brun noirâtre est légèrement courbé vers le bas. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont noirs ou noir grisâtre.
Les deux adultes ont une entaille au niveau de la 8ème primaire, ce qui provoque des sons bourdonnants en vol. Mâle et femelle ont le même plumage mais le mâle est plus grand.

Le juvénile est plus terne, plutôt brun noirâtre ou gris-noir, avec la gorge grisâtre et une tache claire à la place des touffes blanches. Les scapulaires et les couvertures sus-caudales présentent des reflets indistincts vert ou bleu foncé. La tête, les parties supérieures et la poitrine sont finement striées de clair.

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :  
P.n. novaeseelandiae (ici décrite et représentée) est présent et largement répandu ou localement abondant sur les Iles Nord, Sud et Stewart, ainsi que sur les iles au large des côtes. Il est également visible sur Les Iles Auckland et Kermadec.

P.n. chathamensis est endémique des Iles Chatham. Cette race est plus grande et plus lourde que la race nominale (poids : M : 90-240 gr – F : 90-170 gr). Son plumage présente des reflets plus bleus, mais jamais de reflets jaune paille comme chez « novaeseelandiae ».

HABITAT :
Le Méliphage tui fréquente la forêt native et les arbustes, y compris les forêts plantées d’espèces exotiques. Il est également visible dans les jardins ruraux et urbains, les parcs, les bosquets d’arbres fleuris et parfois les vergers.
Cette espèce se trouve le plus souvent à plus basse altitude, mais certaines observations la signalent autour de 1500 mètres.
Il se reproduit dans la forêt native et les zones arbustives. Ils sont localement abondants dans les endroits où ils peuvent trouver beaucoup d’arbres en fleurs et des arbres fruitiers pour se nourrir.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Méliphage tui a des chants sonores, complexes et variés, un mélange de notes alternant avec des bruits comme de la toux, des grognements et des sifflements étouffés, mais aussi des « bong » ressemblant au son d’une cloche, des cris, des gargouillis et des sifflements. L’ensemble conduit habituellement à un trille liquide et riche.
Des duos sont rapportés, émis à l’unisson par les deux partenaires d’un couple, ou décalés.
Les cris d’alarme varient, allant de « ke-e-e-e » haut-perchés ou de hurlements perçants, à des grondements et des cris gutturaux.
Le Méliphage tui imite aussi de nombreux oiseaux parmi ceux qu’il côtoie régulièrement.
En vol, un vrombissement sonore « whurrup » est produit par l’entaille de la 8ème primaire qui provoque des vibrations. Ce bruit est surtout audible pendant les parades et les poursuites aériennes, ainsi que des claquements du bec.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :  
Le Méliphage tui se nourrit principalement de nectar et de miellat, mais il capture aussi des insectes, des araignées, des Cicadidae (hémiptères) et des guêpes en tant que suppléments. Les phalènes sont happées en vol.
Saisonnièrement, il consomme aussi des fruits, surtout en automne, provenant de plusieurs espèces de plantes. Occasionnellement, il peut aussi consommer des graines et du pollen.

Il prend le nectar sur les fleurs des arbres et des arbustes. Il extrait le nectar grâce à sa longue langue dont l’extrémité est hérissée de poils. Il peut aussi se suspendre la tête en bas pour sucer le nectar des fleurs retombantes. Le mâle consomme beaucoup plus de nectar que la femelle.    
Il se nourrit aussi de baies en forêt, et de la même façon, il disperse les graines et assure la pollinisation des fleurs qu’il visite, grâce au pollen qu’il transporte sur le bec. Les insectes sont capturés sur la végétation, mais aussi en vol en s’élançant brusquement dans les airs depuis un perchoir.

Le Méliphage tui se nourrit seul ou en couples, et parfois en groupes familiaux. De nombreux oiseaux peuvent se rassembler autour de sources alimentaires abondantes, en bandes de 200 individus.
En général, ils défendent leurs aires de nourrissage ou au moins, une partie. Ils peuvent devenir très agressifs et chassent les intrus hors de leur territoire à grand renfort de vrombissements d’ailes. Ils attaquent avec leur bec coupant, et gonflent souvent leur plumage pour paraître plus gros et intimider l’adversaire ou l’intrus qui empiète sur le territoire.      

Le Méliphage tui effectue des vols nuptiaux au cours desquels il vole au-dessus de la canopée avant de plonger bruyamment et presqu’à la verticale dans les arbres. Les deux partenaires font des duos pour renforcer les liens du couple.  
Le mâle défend vigoureusement le territoire de nidification et se montre très agressif envers les intrus de n’importe quelle espèce d’oiseau, y compris plus grands que lui.

Le Méliphage tui semble être un migrateur partiel, mais avec uniquement des déplacements locaux en fonction des ressources alimentaires.
Son vol est puissant et rapide, avec un vrombissement produit par les ailes.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu entre septembre et janvier, mais elle varie en fonction du début de la production de nectar dans chaque région.
Dans les Iles Chatham, la ponte a lieu de mi-novembre à début décembre. Les jeunes sont emplumés entre fin décembre et fin janvier. Deux couvées par saison peuvent être produites.

Le nid est construit par la femelle. C’est une structure volumineuse faite avec des rameaux de bois et des herbes sèches. L’intérieur est tapissé de plumes et d’herbes plus douces. Il est situé dans la fourche d’un arbre ou dans des broussailles épaisses, habituellement entre 2 et 24 mètres de hauteur (entre 1,5 et 6 mètres pour la race chathamensis).

La femelle dépose 2-4 œufs blancs ou rose pâle avec des marques plus foncées. Elle incube pendant 12-15 jours et couve les poussins. Cependant, le mâle participe au nourrissage des jeunes avec du nectar, des baies et des insectes. Les juvéniles quittent le nid deux semaines après la naissance. Le mâle les nourrit encore pendant quelques temps, tandis que la femelle commence une nouvelle ponte.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
Le Méliphage tui est largement répandu dans la majeure partie de sa distribution, allant d’abondant à commun selon la région. Il est assez commun sur les Iles Chatham.
Des déclins se sont produits en Nouvelle Zélande au 19ème siècle, sans doute dus à l’éclaircissage des forêts à basse altitude, et sur les Iles Chatham, à cause de l’éclaircissage de la végétation côtière pour l’expansion de l’agriculture. Les persécutions et la chasse pour la consommation de sa chair, le fait qu’il soit gardé en tant qu’animal domestique pour ses talents d’imitateur, sont aussi des causes à ne pas négliger.
Le Méliphage tui est actuellement considéré comme non menacé, avec une population estimée à 3500/15 000 individus vivant dans une vaste distribution.