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Milan royal
Milvus milvus

Ordre des Accipitriformes – Famille des Accipitridés

QUELQUES MESURES :
L : 61-66 cm
Env : 175-195 cm
Poids : 757-1220 gr

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Le milan royal est un rapace coloré et superbe, très élégant en vol ou quand il est posé.

Il arbore un plumage châtain roux, avec la tête blanchâtre rayée de sombre. Le corps est gracile, les ailes étroites, la queue profondément échancrée. La femelle est un peu plus claire.
Vu d’en dessous, le milan royal présente une « main » blanche sous les ailes. La queue est plus claire. La poitrine et l’abdomen brun roux sont finement rayés de noir. La base du bec et le tour des yeux sont jaunes, ainsi que les pattes. L’iris est de couleur ambrée.

And : Red Kite
All : Rotmilan
Esp : Milano real
Ital: Nibbio reale
Nd: Rode wouw
Russe: Красный коршун
Sd: Röd glada

Photographes:

Yves Thonnérieux
NATUR’AILES

Nicole Bouglouan
PHOTOGRAPHIC RAMBLE

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:   

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 2 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334156

GUIDE DES RAPACES DIURNES – Europe, Afrique du Nord et Moyen-Orient de Benny Génsbol – Delachaux et Niestlé – ISBN : 2603013270 

THE COMPLETE BOOK OF BRITISH BIRDS – Written by “Royal Society for the Protection of Birds” experts - Préface de Magnus Magnusson - Michael Cady- Rob Hume Editors - ISBN: 0749509112  

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C.Helm - ISBN: 0713639601

Avibase (Lepage Denis)

Pájaros de España (JL Beamonte)

BirdLife International (BirdLife International)

 

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Le juvénile a le corps plus pâle, mais la tête en revanche est plus sombre.

La sous-espèce M. m. fasciicauda qui réside aux Iles du Cap Vert est plus petite et plus foncée. 

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le milan royal est plutôt silencieux en général. Il émet en vol un appel typique aigu, comme un miaulement « piii-ooo » souvent prolongé par un « piii-ooo-iii-ooo-iii-ooo » montant et descendant. S’il est excité ou en alerte, ou pendant la parade, ses cris sont encore plus aigus « kiou-ki-ki-ki » ou « rriu-rri-rri ».

HABITAT :
Le milan royal affectionne les forêts ouvertes, les zones boisées éparses ou les bouquets d’arbres avec des zones herbeuses proches, des terres cultivées, des champs de bruyères ou des zones humides.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le milan royal ne se reproduit qu’en Europe. On le trouve dans les Iles Britanniques (Pays de Galles) et jusqu’au sud de la Suède et le nord des pays Baltes. Il est également présent en France et en Espagne. Il occupe aussi les îles méditerranéennes, l’Italie, les Balkans et le sud ouest de la Russie. On trouve aussi une population aux Iles du Cap Vert (race fasciicauda).

Les populations du nord et du centre de la distribution migrent vers le sud en hiver, mais de plus en plus d’oiseaux restent sur place. Les juvéniles en revanche se dispersent après la reproduction.  
Les migrateurs hivernent principalement en Espagne.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Beaucoup de couples sont sédentaires et passent toute l’année sur leur aire de nidification.Le milan royal effectue la majeure partie de ses captures sur les terrains découverts, volant au ras du sol. Bien qu’étant fondamentalement un chasseur de plaine, il se pose souvent dans les arbres où il reste longtemps, le plumage ébouriffé et semblant dormir. Parfois, on le voit très calme, les ailes immobiles dans les airs, observant une proie juste au-dessous de lui.

Il est capable de capturer des oiseaux assez grands et agiles comme les pigeons et les geais. S’il repère une charogne, il tournera lentement au-dessus avant de se poser à proximité.
En revanche, s’il aperçoit une proie vivante, il plonge en piqué, les pattes en avant juste au moment de l’atterrissage pour la saisir avec les serres. Mais il est moins agile dans cette technique que la plupart des oiseaux de proie. Son meilleur atout est la surprise, lui donnant de meilleurs résultats. Il lui arrive de dévorer ses proies en vol. Il a été observé tenant une souris avec les serres, et la déchiquetant à coups de bec répétés en plein vol !

Quand la saison de reproduction commence, les deux partenaires  paradent au-dessus du site du nid en tournoyant très haut dans le ciel, en se poursuivant et en s’agrippant par les serres en plein vol.  

VOL :
Le milan royal vole en larges cercles, de la même manière sur le versant d’une montagne qu’en plaine. Il bat lentement et posément des ailes et semble infatigable quand il suit une trajectoire en explorant attentivement le sol, tournant fréquemment à faible hauteur au-dessus d’un dépôt d’ordures ou d’une charogne où se trouve déjà rassemblé un groupe de vautours et de corbeaux.  Il remonte souvent à grande hauteur avec des virages amples, profitant des courants thermiques, sa longue queue allant d’un côté à l’autre lui servant de gouvernail. Son vol est très conditionné par les variations climatiques, préférant un ciel dégagé aux voûtes nuageuses et pluvieuses.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu entre mars et mai.
Les couples restent liés pour la vie. Le même territoire de nidification est réutilisé année après année, et peut couvrir une surface de 10 km de diamètre.
Le nid du milan royal se situe normalement dans un arbre, à une hauteur variant de 12 à 15 mètres. Ils utilisent souvent d’anciens nids de corbeaux qu’ils reconstruisent à deux.  Sinon, ils construisent leur propre nid. La construction débute dans la seconde moitié de mars. Le mauvais temps peut retarder le transfert des matériaux jusqu’en avril, mais le beau temps accélère les travaux.

Les nids peuvent être très volumineux. Ils sont constitués de courtes branches sèches (30 à 50 cm). L’intérieur est garni d’herbes sèches, et deux ou trois jours avant la ponte, ils y déposent de la laine de mouton. On trouve occasionnellement des choses diverses dans les nids, telles que bouts de plastique, chiffons colorés et papiers. Au début, le nid est en forme de coupe, mais très vite, celle-ci s’aplatit et devient une plate forme de branches et débris divers. Les parents continuent d’apporter des matériaux pendant l’incubation et l’élevage des jeunes.

La femelle dépose de 1 (très rare) à 4 œufs, à trois jours d’intervalle. Les œufs sont blancs et brillant, tachetés de points roux ou violacés. L’incubation commence dès la ponte du premier œuf, assurée par la femelle. Le mâle peut occasionnellement la remplacer, mais pas plus de 30 minutes à la fois. L’incubation dure de 31 à 32 jours pour chaque œuf, ce qui donne environ 38 jours au total. La femelle est nourrie par le mâle pendant cette période.

Les poussins conservent leur duvet de naissance pendant 14 jours, couleur crème sur la tête, alors que le dos est brun clair, et le dessous blanc créme. A 28 jours, les plumes ont déjà bien poussé. Les derniers jours, les jeunes mangent directement les proies apportées par les adultes. Leur premier vol a lieu au bout de 48/50 jours.
Ils obtiennent leur maturité sexuelle à 2 ans, mais ne se reproduisent que plus tard, vers 7 ans.  Ces rapaces peuvent vivre 25-26 ans dans la nature.

ALIMENTATION :
Le milan royal a une alimentation très variée. Petits mammifères (souris, hérissons, belettes, lapereaux), oiseaux de toutes tailles, de la pie au pigeon, reptiles, grenouilles, crapauds, lézards, poissons, charognes et insectes sont retrouvés dans les nids. Son mets de choix est la courtilière. Son régime est constitué à 50% d’invertébrés.      

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le milan royal peut heurter des câbles électriques, ce qui provoque sa mort. Les corvidés  détruisent les œufs et dévorent les poussins. Les pluies importantes peuvent être responsables  de l’échec d’une couvée par refroidissement des œufs. La stérilité est présente, provoquée par la contamination due aux insecticides. 

Les Milans royaux ont subi de lourds déclins jusqu’au 19ème siècle, à cause des persécutions et des empoisonnements. Les mesures de protection ont donné d’assez bons résultats, et les populations ont ainsi pu se reconstituer dans plusieurs régions de la distribution.
Mais les menaces précédentes subsistent encore, auxquelles il faut ajouter la suppression des décharges à ciel ouvert et toujours les persécutions.

Ce rapace a été bagué à OLBY dans le Puy-de-Dôme le 30/06/09.
Il a été vu en Castille y León avant de gagner l’Extremadura.

Photo du 21/10/09 - Extremadura