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Fr: Motmot de Trinidad
Ang: Trinidad Motmot
All: Trinidadmotmot
Esp: Momoto de Trinidad
Ita: Motmot di Trinidad
Nd: Trinidadmotmot
Sd: trinidadmotmot

Photographe:

Steve Garvie
RAINBIRDER Photo galleries & Flickr Rainbirder

Texte de Nicole Bouglouan

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 6 by  Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions, 2001 - ISBN: 848733430X

Avibase (Denis Lepage)

BirdLife International

HBW Alive

The Online Guide to the Animals of Trinidad and Tobago
Momotus bahamensis (Trinidad Motmot) - Author: Lauren T. Campbell

Neotropical Birds – Cornell Lab of Ornithology

Celebrating our endemic birds Trinidad and Tobago NEWSDAY

 

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Motmot de Trinidad
Momotus bahamensis

Ordre des Coraciiformes – Famille des Momotidés

INTRODUCTION :
Le Motmot de Trinidad était auparavant une sous-espèce du Motmot houtouc (Momotus momota) des régions Amazoniennes. Il est aujourd’hui une espèce à part entière endémique de Trinidad and Tobago, isolée géographiquement des autres Momotidés. Il fréquente l’intérieur des forêts de feuillus en plaines à Trinidad, tandis qu’à Tobago, il se trouve surtout dans des espaces ouverts mais avec des grands arbres. C’est une espèce arboricole, souvent active tôt le matin et en fin de journée.
Le Motmot de Trinidad nidifie dans un terrier qu’il creuse lui-même. Il se reproduit pendant la saison des pluies. Le mâle offre fréquemment des fleurs, des feuilles, des brindilles ou des herbes à la femelle pendant les parades nuptiales.  

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 46 cm
Poids : 99-114 gr

Le Motmot de Trinidad adulte a de beaux dessins colorés sur la tête, un bec fort et noir et une queue dont les rectrices médianes sont terminées par des palettes.
Les parties supérieures comprenant le dos et les ailes sont vertes, la queue est verte à la base et plutôt bleue vers l’extrémité. Les rectrices centrales sont beaucoup plus longues que les autres, avec les extrémités en forme de palettes.
Les parties inférieures sont brun-roux, tandis que quelques plumes bleues et noires sont isolées sur le haut de la poitrine.   

Sur la tête, la calotte est noire, bordée par une large rayure bleu azur qui s’étend depuis le bec jusqu’à l’arrière de la calotte, formant une couronne incomplète. On note la présence d’un masque noir très net qui se termine en pointe sur les côtés de la tête. Les couvertures auriculaires sont bleues. Une fine rayure malaire bleue se trouve sous le masque noir. La nuque est teintée de chamois.
Le bec noir est dentelé, bien adapté à la façon dont l’oiseau se nourrit. Les plumes sétiformes sont bien développées. Les yeux sont d’un rouge profond. Les pattes et les doigts sont gris.
Mâle et femelle sont identiques.

Le juvénile ressemble à l’adulte, mais il n’a pas les plumes bleues et noires isolées sur le haut de la poitrine. Le masque est plutôt « charbonneux » et les longues rectrices sont absentes.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Motmot de Trinidad est uniquement présent à Trinidad et à Tobago.

HABITAT :
Le Motmot de Trinidad se trouve à l’intérieur des forêts toujours vertes en plaines à Trinidad. En revanche, à Tobago, il fréquente plutôt les plantations de cacao, les plages sableuses et les habitats ouverts y compris les pâturages avec de grands arbres.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO   
Le Motmot de Trinidad imite quelquefois les cris d’autres espèces d’oiseaux. Mais habituellement, le mâle produit des sons bas décrits ainsi « coot-coot- ou encore « whoo-whoo-hoot » lorsqu’il est avec la femelle ou seul près du terrier.
Lorsqu’il s’approche du nid, la voix de l’adulte devient plus basse et exprime une légère anxiété « whoo-whoo-o-o-o-o ». Le cri d’alarme est un « wac-wac » avec d’autres notes sèches.   
Lorsqu’ils se nourrissent en petits groupes familiaux, les oiseaux communiquent par des gloussements sonores « kla-kla-kla-kla » d’intensité variable. Ces sons peuvent durer de deux à cinq minutes.
Lorsque les parents élèvent et nourrissent leurs poussins, ils produisent un bruit en gonflant leurs plumes et émettent des cris doux avant d’entrer dans le terrier.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Motmot de Trinidad se nourrit d’invertébrés trouvés dans le tapis de feuilles mortes sur le sol. Il suit les essaims de fourmis légionnaires ou les petits oiseaux qui l’aident à localiser les araignées et divers insectes. Il lui arrive à l’occasion de capturer de petits reptiles ou de jeunes oiseaux, et il consomme aussi des mollusques et des vers de terre.

Il chasse depuis un perchoir bas et descend brusquement sur la proie dès qu’elle est détectée. Ensuite, la victime est frappée sur une branche avant d’être avalée entière.
A Tobago, il se nourrit surtout de fruits pendant les saisons humides et sèches, mais il consomme des grands insectes (Coléoptères et Cicadidés) pendant la saison des pluies.

Le Motmot de Trinidad utilise sa longue queue pour communiquer de manière visuelle, et lorsqu’il est excité, il la bouge d’avant en arrière. Ce comportement permet souvent de localiser l’oiseau dans le feuillage des arbres.

Pendant la saison de reproduction, le Motmot de Trinidad devient plus loquace afin d’attirer une partenaire, mais aussi pendant la formation du couple et au cours des parades. Il chante fréquemment juste avant l’aube et au crépuscule.
Ces vocalises servent à établir le territoire. Les mâles émettent des sons à basse fréquence « hoot-hoot » qui peuvent parfois être plus longs et compter jusqu’à huit notes. La femelle émet un simple « hoo » en guise de réponse.

Le mâle offre souvent quelques feuilles, des fleurs, des brindilles ou des herbes à la femelle pendant qu’il la courtise. Une fois le couple formé, ils sont monogames et restent en couples pour l’année. Ils ne vivent pas en groupes.

Pendant les rencontres agressives ou en défense du territoire, ils émettent des sons secs, rauques ou enroués. De longs bavardages accompagnés de mouvements de la queue sont observés lorsqu’ils sont excités.

Le Motmot de Trinidad est probablement résident à Trinidad et Tobago, à part quelques déplacements courts liés à leurs comportements et à la nourriture. 
Avec ses ailes courtes et arrondies, il vole vite mais il parcourt rarement de longues distances.  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :  
La saison de reproduction a lieu au printemps, avec la ponte en avril-mai à Trinidad, et entre mars et juillet à Tobago.  
Le Motmot de Trinidad nidifie dans un terrier creusé dans un talus terreux par les deux adultes qui travaillent chacun leur tour. Le terrier est généralement droit, mais des coudes à 90% ne sont pas rares. La longueur varie de 3 à 5 mètres. L’entrée est habituellement bien dissimulée derrière les racines d’un arbre ou un tronc, ou n’importe quel objet. Un nouveau terrier est construit chaque année pendant l’automne  pour le printemps suivant. Ceci explique pourquoi les deux partenaires restent en couples pendant une année.

La femelle dépose 3 œufs blancs et les deux adultes partagent l’incubation, la femelle généralement pendant la nuit. La durée de l’incubation et de la période au nid est sans doute identique à celle du Motmot houtouc, avec trois semaines d’incubation et les jeunes qui s’envolent environ un mois après l’éclosion. Ils sont alors capables de se nourrir seuls.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
Le Motmot de Trinidad a une distribution restreinte. L’espèce est bien plus commune à Tobago où elle représente une attraction pour les touristes. En revanche, elle est considérée comme peu commune et timide à Trinidad.
La grandeur de la population est inconnue, mais elle semble stable pour le moment.
Le Motmot de Trinidad est actuellement considéré comme non menacé.