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Fr: Oriole de Cuba
Ang: Cuban Oriole
All: Kubatrupial
Esp: Turpial Cubano
Nd: Cubaanse Troepiaal
Sd: kubatrupial

Photographes:

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

William Price
PBase-tereksandpiper & Flickr William Price  

Texte de Nicole Bouglouan

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 16 by Josep del Hoyo- Andrew Elliot-David Christie – Lynx Edicions – ISBN: 9788496553781

NEW WORLD BLACKBIRDS – THE ICTERIDS by Alvaro Jaramillo and Peter Burke – Helm - ISBN : 0713643331

Avibase (Denis Lepage)

BirdLife International

HBW Alive

Neotropical Birds – Cornell Lab of Ornithology

Wikipedia, the free encyclopaedia

 

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Sommaire fiches

 

Oriole de Cuba
Icterus melanopsis

Ordre des Passériformes – Famille des Ictéridés

INTRODUCTION :
L’Oriole de Cuba était auparavant une sous-espèce d’Icterus dominicensis avec les races de Porto Rico, des Bahamas et d’Hispaniola. Des études récentes, aussi bien morphologiques que comportementales, ont permis d’élever ces races au rang d’espèces à part entière en 2010. Ces quatre nouvelles espèces diffèrent par les dessins du plumage et la distribution.
L’Oriole de Cuba est endémique de Cuba où il est menacé par la perte de l’habitat, mais il n’est pas en danger actuellement.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :      
Quelques mesures :
Longueur : 20 cm
Poids : M : 35-42 gr – F : 30-39 gr

L’Oriole de Cuba mâle adulte a le plumage noir dans l’ensemble, sauf sur le croupion, les petites et moyennes couvertures (qui forment des épaulettes), la pliure de l’aile, les cuisses et une petite tache aux extrémités des couvertures sous-caudales. Ces parties du plumage sont jaunes.
Le bec pointu est noir avec une grande tache bleu-gris à la base de la mandibule inférieure. Les yeux sont bruns. Les pattes et les doigts sont bleu-gris foncé.

La femelle ressemble au mâle mais elle est un peu plus terne.
Le juvénile a les parties supérieures olive, et le dessous vert-olive avec le bas-ventre plus jaune. Sur les ailes noirâtres, les plumes présentent des liserés olive verdâtre.
L’immature est assez semblable au juvénile, mais il a le menton, la gorge et les lores noirs.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :  
L’Oriole de Cuba se trouve à Cuba et sur l’Ile des Pins (ou Ile de la Jeunesse), ainsi que sur les petites îles au large de la côte nord (Guillermo, Coco et Paredón Grande).

HABITAT :  
L’Oriole de Cuba fréquente une variété d’habitats comprenant les forêts matures épaisses, les plantations et les jardins. Il se nourrit souvent dans les haies plantées d’arbres du genre Erythrina.

CRIS ET CHANTS :
L’Oriole de Cuba émet un sifflement clair qui comprend 10 à 12 notes légèrement descendantes pendant 2 à 3 secondes, avec des pauses un peu plus longues entre chaque série.
Les cris habituels sont un « chip » aigu et un « wheenk » nasillard.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
L’Oriole de Cuba cherche souvent sa nourriture dans la végétation épaisse. Il se nourrit du nectar des fleurs d’Erythrina en perçant la base de la corolle avec le bec pour aspirer le nectar, et donc sans participer à la pollinisation de ces plantes. Mais il consomme aussi le nectar d’autres espèces de plantes comme l’Hibiscus, le bananier, l’Agave et les agrumes. Il prend aussi des fruits tendres, des insectes et autres invertébrés.

Ils sont fréquemment vus en couples en train de glaner des invertébrés sur les feuilles et de manger des fruits. Ils visitent habituellement des plantes à grandes fleurs.       

L’Oriole de Cuba est probablement monogame et nidifie en couples isolés. Les parades nuptiales sont peu connues, mais nous pouvons suggérer que les marques jaunes du plumage sont mises en valeur par des postures adaptées.
Les mâles Ictéridés paradent souvent depuis un perchoir, baissant la tête et gonflant le plumage tout en déployant les ailes et la queue. Ces parades sont accompagnées de chants.

L’Oriole de Cuba est résident à Cuba.
Son vol est rapide et direct avec des battements actifs.    

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu entre février et juillet. Cette espèce peut produire 2-3 couvées par saison. Des oiseaux immatures ont été observés en train de nidifier à Cuba.
Le nid est souvent construit dans un palmier ou un bananier. Il a la forme d’un sac suspendu, fait avec des fibres végétales qui ressemblent à de la ficelle et qui proviennent le plus souvent des feuilles du palmier. Le nid est attaché en dessous d’une feuille par deux points. Des fibres végétales sont tissées et passées à travers deux trous fait dans la feuille.
Le nid peut occasionnellement être installé dans d’autres espèces d’arbres mais plus rarement. Il se trouve en général à 16-18 mètres au-dessus du sol. Il est construit par les deux partenaires.

La femelle dépose deux œufs blanc verdâtre avec des taches plus foncées autour du côté le plus large. Elle incube seule, mais le mâle la nourrit parfois près du nid.
La durée de l’incubation et de la période au nid ne sont pas connues. Cependant, chez les Ictéridés du genre Icterus, l’incubation dure de 11 à 15 jours. Les deux parents nourrissent les poussins qui s’envolent au bout de 10-14 jours.
Le nid de l’Oriole de Cuba  est souvent parasité par le Vacher luisant.  

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
L’Oriole de Cuba est relativement commun dans sa distribution restreinte, et il semble capable de s’adapter à un environnement modifié. Cependant, il est menacé par la perte de l’habitat avec la dégradation et la fragmentation des zones qu’il fréquente.
Mais actuellement, l’Oriole de Cuba n’est pas globalement menacé.