English version

Accueil

Présentation

Fiches

Dossiers

Voyages
 
Galeries

Poésie

Liens

Nouveautés

Contact

Mentions légales

Ang: Ruddy-headed Goose
All: Rotkopfgans
Esp: Cauquén Colorado
Ita: Oca testarugginosa
Nd: Roodkopgans
Sd: Rödhuvad gås

Photographes:

John Anderson
John Anderson Photo Galleries

Otto Plantema
Trips around the world

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

GUIDE DES CANARDS, DES OIES ET DES CYGNES – de Steve Madge - Delachaux et Niestlé - ISBN: 2603013769

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

Birds of Falkland Islands 

Protecting the wildlife of the Falkland Islands

ARKive (Christopher Parsons)

HBW Alive

 

Accueil

Page Ansériformes

Sommaire fiches 

 

Ouette à tête rousse
Chloephaga rubidiceps

Ordre des Ansériformes – Famille des Anatidés

INTRODUCTION :
L’Ouette à tête rousse a deux populations, l’une aux Iles Malouines et l’autre dans l’extrême Sud du continent sud-américain, en Terre de Feu et au Chili. L’espèce est rare dans ces contrées car elle a subi d’importants déclins dus à la chasse et à la prédation par le Renard gris d’Argentine.
Cependant, la population des Malouines est stable, et l’espèce est commune dans ces iles où elle réside et se reproduit.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures : 
Longueur : 45-52 cm
Poids : 2000 gr

L’adulte a la tête et le cou brun-roux. Le plumage du corps est gris et chamois, finement barré de brun.
Les parties supérieures sont d’un brun assez terne. Le bas du dos, le croupion, les couvertures sus-caudales et la queue sont noirs. Sur le dessus des ailes, les couvertures sont blanches, mais les grandes couvertures sont noires avec un reflet irisé vert bronze. Les rémiges secondaires sont blanches alors que les primaires sont noires. Les plumes des scapulaires sont finement barrées noir et cannelle à l’extrémité.

Sur les parties inférieures, l’abdomen et le bas-ventre sont d’un roux-cannelle vif. Le dessous des ailes est blanc avec les primaires noirâtres.

En dehors de la saison de reproduction, la tête et le cou deviennent gris-brun.
Le bec est noir. Les yeux sont brun foncé avec un croissant blanc sur et sous l’œil. Les pattes et les doigts palmés sont jaune orangé avec des marques noires sur le devant des tarses.

La femelle est identique en plumage mais elle est légèrement plus petite que le mâle.
Le juvénile est plus terne que les adultes, avec le miroir alaire noirâtre ou gris.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :  
L’Ouette à tête rousse se trouve dans l’extrême sud de l’Amérique du Sud, en terre de Feu et au Chili où l’espèce était autrefois largement répandue. Cette population se déplace vers le nord en hiver, et gagne la province de Buenos Aires en Argentine. La population des Iles Malouines est sédentaire.

HABITAT :  
L’Ouette à tête rousse fréquente les herbages et les prairies côtières dans les zones ouvertes. Elle cherche sa nourriture dans le sol des zones cultivées, et fréquente aussi dans les marais d’eau douce.
Aux Malouines, elle est présente dans les prairies côtières plus sèches et dans les herbages.  

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
L’Ouette à tête rousse mâle émet des « seep » courts et sifflés, alors que la femelle produit des caquètements aigres.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
L’Ouette à tête rousse est végétarienne et se nourrit de feuilles, racines, tiges et graines d’herbes et de laîches. En hiver, elle se nourrit dans les champs cultivés et les chaumes.
Elle « broute » et creuse avec son bec. Elle se nourrit surtout à terre, rarement dans l’eau.

L’Ouette à tête rousse est grégaire et peut former des groupes (uniquement aux Malouines) en dehors de la saison de reproduction, souvent avec des Ouettes de Magellan et des Ouettes à tête grise.
En revanche, elle devient très agressive en période de reproduction et de nidification. Les adultes peuvent attaquer des oiseaux plus grands qu’eux qui entrent dans leur territoire. Des combats peuvent alors se produire, au cours desquels les mâles sont parfois blessés ou même tués.  
Les couples déjà formés ont des liens permanents et restent en général unis pour la vie. Ils sont monogames.

La population continentale de l’extrême Sud de l’Amérique du Sud migre vers le nord en hiver, pour gagner les herbages, les pâturages et les zones cultivées du Sud de la province de Buenos Aires. Le vol est puissant et soutenu, avec des battements continus et rapides.
Aux Iles Malouines, l’espèce est sédentaire et ne pratique que des déplacements courts et internes. L’oiseau rechigne souvent à s’envoler.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction commence entre septembre et novembre aux Malouines, alors que sur le continent, le pic de ponte se trouve vers la mi-octobre.
L’Ouette à tête rousse nidifie en couple isolé ou en groupes clairsemés. Le nid est construit au milieu de la végétation sur le sol, habituellement caché dans les hautes herbes et les buissons, ou sous un rocher en surplomb. Occasionnellement, cette espèce peut utiliser un terrier abandonné par une famille de Manchots de Magellan. Le nid est fait avec des herbes et de la végétation douce, et l’intérieur est tapissé de duvet.

La femelle dépose 3-8 œufs blanc-crème. Elle incube seule pendant environ un mois, gardée par le mâle. A la naissance, les poussins sont couverts de duvet gris clair et gris foncé. Ils ont le bec et les pattes noirs. Ils restent au nid où ils sont couvés pendant une quinzaine d’heures pour sécher, et le quittent ensuite définitivement. Ils gagnent l’eau et les zones de nourrissage les plus proches. Ils sont capables de se nourrir seuls immédiatement.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
L’Ouette à tête rousse a subi de lourdes persécutions qui ont entrainé d’importants déclins dans la population Sud-Américaine. De plus, la présence du Renard gris d’Argentine qui est un prédateur de nids n’a rien arrangé. Cette population était presque éteinte.
Cette espèce est encore menacée par la chasse sportive et les empoisonnements dus aux produits chimiques employés dans l’agriculture.           
Aux Iles Malouines, la population est estimée à 35 000/60 000 individus et semble stable.
Mais en dépit du déclin de la population continentale, cette espèce n’est pas considérée comme étant menacée actuellement.