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Outarde barbue
Otis tarda

Ordre des Otidiformes – Famille des Otididés

QUELQUES MESURES :
L : M : 105 cm – F : 75 cm
Poids : M : 5,8 – 18 kg (parfois davantage)
            F : 3,3 – 5,3 kg

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
L’Outarde barbue fait partie intégrante des steppes ibériques. Ce grand oiseau est malheureusement devenu aujourd’hui une espèce Vulnérable.
La population ibérique représente environ 60% des effectifs mondiaux, et la protection de l’espèce par la maintenance d’une activité agricole faible répartie sur de grandes étendues est plus que nécessaire.

Cette espèce est vulnérable aux dérangements, et a besoin de vastes zones découvertes avec des pratiques agricoles traditionnelles et de faible intensité. En effet, l’usage des pesticides et la destruction des nids et des poussins par les produits chimiques et les récoltes rapprochées sont des menaces pour l’espèce.  

Des mesures de conservation et de protection sont en cours, afin que nous puissions profiter encore de la présence de ces superbes oiseaux dans les vastes steppes qu’ils affectionnent.

Ang : Great Bustard
All : Großtrappe
Esp : Avutarda Euroasiática
Ital : Otarda
Nd : Grote Trap
Russe : Дрофа
Sd : Stortrapp
Port : Abetarda-comum

Texte et photos de Nicole Bouglouan

Sources :  

D’après l’article « Fortalezas volantes » de Carlos Palacín, Docteur en Biologie.  

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Volume 3 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN : 8487334202

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

Pájaros de España (JL Beamonte)

 

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Famille Otididés

Sommaire fiches

 

Le mâle adulte en plumage nuptial a les parties supérieures barrées noir et doré. Les ailes présentent une large tache blanche quand elles sont fermées. La queue est comme le dos, avec une large bande subterminale noire et l’extrémité blanche. 
Les parties inférieures sont blanches.
La tête et le devant du cou sont bleu-gris pâle, pour devenir blanc et ensuite châtain vif sur le bas du cou et la poitrine.
De longues plumes blanchâtre partent de chaque côté de la base du bec et retombent le long du cou. Elles peuvent atteindre la longueur de 12 à 15 cm. Ces « barbes » apparaissent vers l’âge de 3 ans et poussent régulièrement jusqu’à 6 ans.
Le bec est gris. Les yeux sont brun foncé. Les pattes robustes et les doigts forts sont brun-vert-olive terne ou gris.

Le mâle non-nicheur n’a pas les longues barbes, et a le cou et la poitrine gris clair au lieu de châtain.

La femelle a le plumage plus terne et elle est considérablement plus petite que le mâle.
Le juvénile ressemble à la femelle adulte, mais il a la tête et le cou plus chamoisés et les parties supérieures sont moins distinctement barrées.
Le jeune mâle peut se reproduire à l’âge de 5-6 ans, et la jeune femelle vers 2-3 ans.
Cette espèce peut vivre environ 28 ans.

On trouve une autre race, Otis tarda dybowskii, présente au sud-est de l’URSS, en Mongolie et au nord-est de la Chine.
Cette sous-espèce a la tête et le cou d’un gris plus pâle, et les parties supérieures plus nettement barrées.

CRIS ET CHANTS :
L’Outarde barbue est habituellement silencieuse, mais on peut entendre occasionnellement quelques grognements profonds quand elle se sent menacée ou qu’elle est agressive.
Pendant la saison nuptiale, le mâle lance des sons résonnants, des grognements et des bruits rauques. La femelle peut émettre quelques cris gutturaux près du nid.
Quelques sons peuvent être décrits ainsi « eng » ou « kleng ».

HABITAT :  
L’Outarde barbue fréquente les plaines ouvertes plates ou vallonnées. En Espagne, cette espèce peut aussi être vue dans les plantations de chênes liège et d’oliviers.
Elles se reproduisent dans les prairies et les pâturages qui leur procurent des insectes et des fleurs au printemps et en été. Cette espèce a besoin de calme, sans dérangements tout au long de l’année.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
L’Outarde barbue se reproduit dans le centre et le sud de l’Europe, et dans l’Asie tempérée.
On trouve des populations en Espagne (60% des effectifs), au Portugal, en Hongrie, en Slovaquie, en Russie et en Turquie.
Les oiseaux européens sont résidents ou se dispersent, alors que les oiseaux asiatiques sont migrateurs et se déplacent vers le sud en hiver, mais sur des distances limitées.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
L’Outarde barbue se nourrit surtout de végétaux et d’insectes. Elle peut parfois capturer des petits mammifères (rongeurs), des poussins d’autres espèces et des amphibiens.
Les plantes cultivées les nourrissent depuis la fin de l’été jusqu’à l’hiver, et ensuite, elles ajoutent de la verdure à partie de la moitié de l’hiver et jusqu’au printemps. Les insectes sont consommés du printemps à la fin de l’été.

Les mâles et les femelles vivent en groupes séparés presque toute l’année, excepté pendant la période nuptiale.
En hiver, les mâles établissent la hiérarchie à l’intérieur de chaque groupe. De violents combats se produisent pendant une période assez longue. Ils se donnent des coups de bec au cou et à la tête, pouvant entrainer des blessures graves. Ces comportements sont caractéristiques des outardes.

Les parades nuptiales des mâles sont spectaculaires. Au début de la saison de reproduction, mâles et femelles se rassemblent aux endroits traditionnels appelés arènes ou leks où se déroulent les parades.
Le mâle « fait la roue » afin d’attirer les femelles. Ceci donne lieu à une transformation complète au cours de laquelle son corps devient une boule blanche mouvante. Cette parade porte le nom de « bain de mousse ».

Le mâle met sa tête en arrière sur son dos et gonfle la poche gulaire. Le bec est dressé vers le ciel, et les longues barbes sont également dressées de chaque côté du bec. La queue est déployée en éventail et aplatie sur le dos, afin d’exposer les sous-caudales blanches. Ensuite, les rémiges secondaires internes sont retournées et déployées vers l’extérieur.

A ce moment-là, le mâle ressemble à une boule blanche visible à plusieurs  kilomètres à la ronde. Il peut rester ainsi pendant un certain temps, attendant la venue d’une femelle. Ces parades sont silencieuses.

Plusieurs mâles paradent ensemble à l’intérieur du lek, et les femelles viennent les voir pendant plusieurs jours avant de s’accoupler.       

VOL :
L’Outarde barbue en vol est souvent comparée à une « forteresse volante ». Cet oiseau est le plus lourd capable de voler.
Le vol est puissant et majestueux, avec des battements lents et réguliers. La tête et le cou sont tendus en avant alors que les pattes sont étirées sous la queue.
L’Outarde barbue est remarquable en vol, exposant le blanc pur du dessous des ailes et du corps. Elle peut atteindre une vitesse de 80km/heure en vol.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu au printemps et la ponte en mai-juin selon les régions.
Le nid est au sol. C’est une dépression, grattée ou non, et parfois tapissée de morceaux de tiges d’herbes ou de céréales. Il est caché au milieu des hautes herbes.

La femelle dépose 2-3 œufs qu’elle incube seule pendant 25 jours à un mois. Les poussins sont nidifuges et quittent le nid immédiatement. Ils ont du duvet chamois clair strié sépia très cryptique qui leur procure un excellent camouflage. S’ils sont menacés, ils restent immobiles sur le sol.
Ils sont élevés par la femelle et sont emplumés 30 à 35 jours après la naissance. Cependant, ils atteignent leur taille maximum au bout de 80 à 120 jours. Ils dépendent encore de leur mère pendant environ dix mois.

ALIMENTATION :
L’Outarde barbue se nourrit principalement de végétaux, herbes, légumes, crucifères (Brassicacées), grains, fleurs (Taraxacum officinale) et raisins mûrs.
Elle se nourrit aussi de petits mammifères (rongeurs) et de poussins d’autres espèces d’oiseaux, de vers de terre, papillons, larves, sauterelles et autres grands insectes, lézards et amphibiens, selon la saison.   

PROTECTION / MENACES / STATUTS :   
L’Outarde barbue est classée en tant qu’espèce Vulnérable.
Les populations d’outardes ont décliné à cause de la fragmentation et de la perte de l’habitat.
Les changements dans l’agriculture, passant des méthodes traditionnelles aux pratiques intensives ont joué un rôle important dans ces déclins.
Les collisions avec les lignes électriques, mais aussi le piégeage illégal et la chasse qui malheureusement continue dans certaines zones représentent aussi des menaces non négligeables.

Outardes dans les plaines

Parades nuptiales

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