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Pétrel de Cook
Pterodroma cookii

Ordre des Procellariiformes – Famille des Procellariidés

INTRODUCTION :
Le Pétrel de Cook est endémique de Nouvelle Zélande où il se reproduit sur des iles adjacentes. Après la reproduction, il migre vers l’Est du Pacifique et peut alors être vu bien au large des côtes ouest des Amériques.
Comme de nombreux oiseaux vivant sur des îles, le Pétrel de Cook a subi des déclins rapides à cause des prédateurs introduits par l’homme. Mais aujourd’hui, grâce à des mesures de conservation adaptées, en particulier l’éradication des espèces invasives dans certaines parties des aires de reproduction, les chiffres semblent augmenter lentement.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 25-30 cm
Envergure : 65-66 cm
Poids : 180 gr

L’adulte est un oiseau de taille moyenne aux ailes étroites. Son plumage est gris et blanc. Le gris des parties supérieures contraste avec un M brun-noir bien distinct en travers des ailes et jusqu’au croupion. La queue est grise avec des rectrices centrales aux extrémités noires, alors que les rectrices externes sont d’un gris plus pâle et présentent plus de blanc sur les paires les plus externes.

Les parties inférieures sont plutôt blanches, excepté une ligne pointillée sombre formant un bord d’attaque sur la partie externe de la face postérieure de l’aile.

La tête est grise, mouchetée de blanc et de sombre sur la calotte et le front. On peut voir un sourcil blanc court et une zone plus foncée sous l’œil.
Le bec est noir et mesure 25 à 30 millimètres de long. Les yeux sont brun foncé. Les pattes sont gris bleuâtre terne ou chair rosâtre terne. Les doigts palmés sont jaunâtres avec des bordures noires.

Les deux sexes sont identiques, mais le mâle est en général légèrement plus grand que la femelle.
Le juvénile a des extrémités plus claires sur les plumes des parties supérieures, contrastant avec les ailes et la queue plus sombres.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Pétrel de Cook est confiné sur trois îles en Nouvelle Zélande. La plus grande colonie se trouve sur l’Ile de la Petite Barrière, et un petit nombre d’oiseaux se trouve sur l’Ile de la Grande Barrière, les deux dans le nord. Mais cette espèce se reproduit également dans le sud, sur l’Ile de Codfish, au large des côtes de l’Ile Stewart.         
Après la reproduction, il migre vers l’Est du Pacifique et on peut alors le voir au large des côtes ouest des Amériques.

HABITAT :
Le Pétrel de Cook nidifie en général sous les hauts arbres en forêt, souvent au-dessus de 250 mètres, mais aussi dans des parcelles de végétation mature à plus basse altitude.
Le terrier de nidification se trouve souvent entre les racines des arbres ou sous un arbre mort, ou encore sous des rochers, creusé dans un sol tendre.
Le Pétrel de Cook est un oiseau très pélagique qui ne s’approche de la terre que pour se reproduire. Ses voyages en quête de nourriture sont très longs, et il peut alors parcourir un grand nombre de kilomètres.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Pétrel de Cook émet des sortes de bêlements « kek-kek-kek » ou des sons nasillards « nga-nga-nga », parfois émis en longues séquences et en vol. On peut aussi entendre un « boor » plus bas et un ronronnement sonore.
L’espèce est certainement silencieuse en mer.  

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Pétrel de Cook se nourrit de façon typique de petits calmars, auxquels il ajoute du poisson et des crustacés. Il se nourrit de nuit, mais pendant la saison de reproduction, il lui arrive aussi d’être actif pendant la journée.
Il cherche sa nourriture à la surface de l’eau en mer, mais il est capable de plonger au moins jusqu’à 20 mètres de profondeur. Il se nourrit principalement en saisissant les proies à la surface avec son bec.
Le Pétrel de Cook a des narines tubulaires situées de chaque côté du bec, entrainant chez cet oiseau un sens aigu de l’odorat bien utile lorsqu’il pêche dans l’obscurité. 

Comme les autres pétrels, il est actif la nuit à la colonie. Les oiseaux qui quittent l’île après la tombée de la nuit sont très bruyants lorsqu’ils partent en mer pour se nourrir. Ils sont assez silencieux sur le sol.
Après une première visite au terrier, ils partent en mer pour une durée de 25-27 jours, afin de reprendre du poids avant la ponte et la longue incubation.
Les couples sont monogames et leurs liens durent plusieurs saisons. 

Le Pétrel de Cook migre vers l’Est du Pacifique entre avril et novembre, après la reproduction. Il est alors visible depuis les Aléoutiennes et Hawaï, jusqu’au large de la Californie et de la côte Ouest de l’Amérique du Sud, jusqu’au Pérou.
Son vol est rapide et erratique, avec des battements saccadés mais très actifs. Il effectue de nombreux changements de direction et des virages alternant avec des glissés arrondis à une certaine hauteur.  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction de la population du nord de la distribution a lieu entre septembre et avril. La population du sud commence généralement un mois plus tard.
Le Pétrel de Cook nidifie dans un long terrier qui peut passer sous plusieurs racines d’arbres le long d’une pente. La chambre d’incubation est bien tapissée de végétation.

La femelle dépose un seul œuf blanc en novembre. L’incubation dure environ 47 jours, partagée entre les deux adultes en trois tours de 12-16 jours. C’est souvent le mâle qui commence.
A la naissance, le poussin est couvert de duvet gris pâle, plutôt blanchâtre en dessous. Il est nourri par les parents et devient indépendant en mars, au moment de son premier envol, à l’âge de 3 mois.
S’il est menacé, il éjecte de l’huile sur la fourrure ou les plumes du prédateur qui risque alors la perte du pouvoir d’isolation du pelage ou du plumage.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
Le Pétrel de Cook est menacé par les chats et les rats dans les colonies de reproduction, ainsi que par le Râle wéka sur l’Ile  Codfish où il a été introduit.
Aujourd’hui, après l’éradication des chats et des rats de l’Ile de la Petite barrière, et du Râle wéka de l’Ile Codfish, le succès de la reproduction a augmenté. Le déplacement d’un certain nombre de poussins vers de nouveaux sites de reproduction est en cours, et déjà en 2012, 250 jeunes oiseaux avaient été déplacés sur trois années.

La population globale est estimée à environ 670 000 individus matures. Après des déclins rapides dus aux prédateurs introduits, la population semble aujourd’hui en augmentation après la mise en œuvre de plusieurs mesures de conservation.
Cependant, le Pétrel de Cook est actuellement toujours considéré comme espèce Vulnérable.                     

Fr: Pétrel de Cook
Maori: Titi
Ang: Cook’s Petrel
All: Cooksturmvogel
Esp: Petrel de Cook
Ita: Petrello di Cook
Nd: Cooks Stormvogel
Sd: Cooks petrell

Photographe :

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

New Zealand Birds Online

New Zealand birds and birding (Narena Olliver)

New Zealand bird status between 2008 and 2012

ARKive (Christopher Parsons)

Audubon

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

HBW Alive

 

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