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Fr: Pic de la Jamaïque
Ang: Jamaican Woodpecker
All: Jamaikaspecht
Esp: Carpintero Jamaicano
Ita: Picchio della Giamaica
Nd: Jamaicaspecht
Sd: jamaicaspett

Photographes:

Jean Michel Fenerole
Photos d’Oiseaux du monde

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC & Flickr gallery 1 & Flickr gallery 2

Dubi Shapiro
Dubi Shapiro Photo Galleries & Dubi Shapiro's Pictures on IBC

Texte de Nicole Bouglouan

Sources

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol. 7 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal – Lynx Edicions – ISBN: 8487334377

BIRDS OF THE WEST INDIES – by Herbert Raffaele, Kristin Williams et Tracy Pedersen – Helm – ISBN: 9780713649055 

Woodpeckers of the World: The Complete Guide by Gerard Gorman – Editeur: A&C Black, 2014 – Helm Photographic Guides - ISBN: 1408147173, 9781408147177

WOODPECKERS, an identification guide of the woodpeckers of the world by Winkler Hans and Christie David – Helm – ISBN: 0395720435

Avibase (Denis Lepage)

Birdlife International

HBW Alive

Neotropical Birds – Cornell Lab of Ornithology

Wikipedia, the free encyclopaedia

 

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Sommaire fiches

 

Pic de la Jamaïque
Melanerpes radiolatus

Ordre des Piciformes – Famille des Picidés

INTRODUCTION :
Le Pic de la Jamaïque est endémique de cette île où il fréquente une grande variété de zones boisées, aussi bien en montagne qu’en plaine, et se trouve donc dans les forêts et les plantations, mais aussi dans les jardins. Il est présent jusqu’à 1800 mètres d’altitude.
Il se nourrit de fruits, de nectar, d’insectes, d’escargots et occasionnellement de lézards trouvés dans les arbres, les plantes grimpantes et les broméliacées. Il nidifie dans un trou d’arbre qu’il creuse lui-même, et deux ou trois couvées sont produites chaque saison.
Le Pic de la Jamaïque a une distribution restreinte et il est vulnérable à la destruction de l’habitat. Cependant, il est décrit comme étant commun et non menacé actuellement.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :  
Longueur : 24-26 cm
Poids : 92-130 gr

Le Pic de la Jamaïque mâle adulte a les parties supérieures noires finement barrées de blanc (parfois avec une teinte verdâtre) sur les couvertures alaires et les tertiaires. Le croupion et les couvertures sus-caudales ont des barres plus larges.
Sur le dessus des ailes, les rémiges sont noires, avec les primaires plus brunes et des barres blanches étroites sur les primaires extérieures.  
Le dessus de la queue est noir, mais les deux rectrices centrales sont finement barrées de blanc sur les vexilles internes, tandis que les autres rectrices portent des petites taches blanches ou des barres sur les vexilles externes.

Les parties inférieures sont gris-olive ou brunâtres à partir de la poitrine, mais le centre de l’abdomen présente une zone teintée de jaune ou de rougeâtre. La partie postérieure des flancs jusqu’aux couvertures sous-caudales est noire avec des barres blanchâtres. Le dessous des ailes est noir brunâtre barré de blanc.Le dessous de la queue est plus brunâtre que le dessus, avec les rectrices externes teintées de vert-olive.

Sur la tête, le front est blanchâtre ou chamoisé. La calotte est rouge depuis le haut du front jusqu’à l’arrière du cou. Les lores sont jaunâtres tandis que la partie postérieure des couvertures auriculaires est grisâtre ou teinté olive. Le reste de la tête comprenant la face, le menton, la gorge et la partie haute de la poitrine sont blancs.
Le long bec noir a le culmen courbe. Les yeux sont rouges, entourés d’une cercle de peau nue gris ou brun. Les pattes et les doigts sont gris foncé.  

La femelle adulte est légèrement plus petite que le mâle. Elle a la calotte grise ou gris foncé, parfois teintée de chamois ou partiellement noire. La zone rouge s’étend seulement de l’arrière de la calotte à l’arrière du cou.

Le juvénile est plus terne, avec les parties inférieures plus grises et le centre de l’abdomen plus jaune. Les barres sur les flancs sont moins évidentes.
Les yeux sont bruns (et non rouges). Les jeunes, mâle et femelle, ont du rouge sur la calotte mais moins étendu chez la jeune femelle.  

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :    
Le Pic de la Jamaïque est endémique de cette île où il est commun et résident.

HABITAT :
Le Pic de la Jamaïque fréquente une grande variété de zones boisées ouvertes ou fermées depuis les plaines jusqu’aux montagnes. Il est présent dans les forêts sèches ou humides en montagne, et dans les plantations de café, noix de coco et agrumes en plaine, dans les palmeraies, les mangroves, les pâturages et les cultures avec des arbres, ainsi que les jardins ruraux ou urbains. L’espèce est présente jusqu’à 1800 mètres d’altitude.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Pendant la saison de reproduction, mâle et femelle tambourinent fortement avec des variantes près de l’entrée du nid.
Les deux partenaires émettent des cris de contact ainsi décrits « krirr, krirr » ou encore « whirr-whirr ».     
Le cri le plus fréquent émis par le Pic de la Jamaïque est un « kaaa » sonore souvent répété deux ou trois fois. Lorsqu’il se sent menacé, il émet des « kao » qui peuvent devenir plus grondants si la menace se précise. Le cri territorial est un « kaaaah » très fort.
Nous pouvons également entendre un « chee-ee-urp » rauque, un « weecha-weecha » pendant certaines parades, et des « churp-churp-churp » plus rapides émis en séries ou en notes séparées. 

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Pic de la Jamaïque se nourrit d’insectes tels qu’Orthoptères, Lépidoptères et Coléoptères qui représentent la majeure partie de son régime « animal ». Il consomme aussi des escargots et parfois des lézards (Anolis). Les fruits de Cécropia, de Ficus et de Daphnopsis et du nectar de fleurs font aussi partie de son régime général.

Il se nourrit du niveau moyen au niveau supérieur des arbres, seul ou en couple. Il cherche des proies dans les broméliacées et autres épiphytes, sur le bois, dans les crevasses de l’écorce et les débris. Il lui arrive aussi de donner des coups de bec dans les cannes à sucre pour récupérer le jus sucré.
Les principales techniques consistent à arracher les fruits avec le bec, aussi à sonder avant de picorer, glaner et voleter depuis la cime des arbres.

Les deux partenaires tambourinent pendant la saison de reproduction. En plus des roulements rythmés habituels, ils font aussi des séries plus lentes en tapant près de l’entrée du nid.
Des parades les montrent en train de faire des vagues en bougeant le bec, ils déploient la queue et dressent leur crête rouge tout en balançant la tête d’un côté à l’autre. Ils sont monogames et se reproduisent en couples isolés.
Le Pic de la Jamaïque nidifie dans un trou creusé dans un tronc d’arbre ou une branche par les deux adultes, mais surtout par le mâle. Ils partagent les tâches liées à la reproduction.

Le Pic de la Jamaïque est résident en Jamaïque. Il a le vol ondulant typique des Picidés.  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :  
La saison de reproduction a lieu entre décembre et août, et quelquefois aussi pendant les autres mois. La ponte a lieu de janvier à début juillet, et cette espèce peut produire jusqu’à trois couvées par saison.
Le Pic de la Jamaïque creuse un trou dans le tronc d’un arbre ou dans une branche, entre 5 et 15 mètres de hauteur. Il lui arrive d’utiliser un poteau télégraphique ou autre support similaire. Le mâle creuse plus que la femelle. Une zone de 40 mètres de rayon est généralement défendue autour du nid.  

La femelle dépose 3-5 œufs blancs à un jour d’intervalle. L’incubation dure 13 jours, partagée par les deux adultes. Les poussins sont couvés et nourris par les parents, mais la femelle est plus active au nourrissage que le mâle.
Les jeunes quittent le nid un mois après l’éclosion. Ils restent en groupe familial pendant au moins un mois supplémentaire.
Le succès de la reproduction peut être affecté par la prise et l’occupation du nid par l’Etourneau sansonnet.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le Pic de la Jamaïque a une distribution restreinte mais il est décrit comme étant « commun » à travers l’île. 
L’espèce est surtout menacée par la perte de l’habitat, mais la majeure partie des forêts est aujourd’hui protégée. Cependant, ce problème cause des déclins locaux.
Mais actuellement, le Pic de la Jamaïque n’est pas globalement menacé.

FEMELLE