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Fr: Pic meunier
Ang: Great Slaty Woodpecker
All: Puderspecht
Esp: Picatroncos Pizarroso
Ita: Picchio ardesia
Nd: Poederspecht
Sd: skifferspett

Photographe:

Dubi Shapiro
Dubi Shapiro Photo Galleries & Dubi Shapiro's Pictures on IBC
 
Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol. 7 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal – Lynx Edicions – ISBN: 8487334377

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

Woodpeckers of the World: The Complete Guide by Gerard Gorman – Editeur: A&C Black, 2014 – Helm Photographic Guides - ISBN: 1408147173, 9781408147177

WOODPECKERS, an identification guide of the woodpeckers of the world by Winkler Hans and Christie David – Helm – ISBN: 0395720435

Avibase (Denis Lepage)

Birdlife International

HBW Alive

Wikipedia, the free encyclopaedia

Grouping and cooperative breeding in the Great Slaty Woodpecker

Great Slaty Woodpecker is found at Rajaji National Park in Uttarakhand, India

Assessing Conservation Threat in an Endemic Bird Area: The Great Slaty Woodpecker in Sub-Himalayan Uttarakhand, India

 

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Sommaire fiches

 

Pic meunier
Mulleripicus pulverulentus

Ordre des Piciformes – Famille des Picidés

INTRODUCTION :
Le Pic meunier fait partie de la famille des Mulleripicus avec deux autres espèces. Il est le plus grand pic de l’Ancien Monde, avec une longueur de 45-50 centimètres. La tête est plutôt petite et le cou long et fin présente généralement des plumes clairsemées. Le bec est long avec l’extrémité légèrement en forme de ciseaux. La longue queue aux plumes raides est courbée vers l’extrémité. Le plumage est gris dans l’ensemble.
Le Pic meunier est présent sur le continent Indien et en Asie du sud-est. Il évite habituellement les zones trop modifiées, préférant les forêts primaires semi-ouvertes, humides et plantées de feuillus et la forêt tropicale humide. Il peut aussi être observé dans les pousses secondaires adjacentes, les forêts marécageuses et les mangroves.
Comme la majeure partie des Picidés, il nidifie dans une cavité creusée par les deux partenaires qui partagent les tâches liées à la nidification, parfois en compagnie d’un troisième pic qui officie en tant qu’aide.
Le Pic meunier est Vulnérable car il est menacé par la destruction de son habitat forestier, bien qu’il soit présent dans de nombreuses zones protégées.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :  
Quelques mesures :
Longueur : 45-50 cm
Poids : 360-563 gr

Le Pic meunier mâle adulte est le plus grand des pics de l’Ancien Monde. Il a le plumage gris dans l’ensemble, avec la tête et les parties supérieures gris ardoisé plus foncées que le dessous. Les couvertures auriculaires et le cou sont mouchetés de blanc. Les ailes et la queue sont plus sombres, plutôt gris noirâtre, avec d’étroits liserés et des extrémités bleu-gris.  
Sur les parties inférieures plus pâles, la poitrine présente des points et des mouchetures clairs indistincts. Le menton, la gorge et le haut du cou sont blanc-crème ou jaunâtres, mais les plumes du bas de la gorge ont des extrémités rouge clair. On remarque aussi une nette tache rouge sur les joues.
Le long bec robuste a la mandibule supérieure grise avec le culmen et l’extrémité sombres, tandis que la mandibule inférieure est jaunâtre. Les yeux sont bruns entourés d’un cercle oculaire de peau nue grise. Les pattes et les doigts sont gris bleuâtre.

La femelle adulte ressemble au mâle, mais elle n’a pas la tache rouge sur la joue, ni les extrémités rouges sur les plumes du bas de la gorge. Elle a les ailes légèrement plus courtes que le mâle, et son bec est plus étroit.

Le juvénile est plus terne et plus brun, en particulier sur les parties supérieures. La poitrine est davantage tachetée et on remarque des motifs écaillés indistincts sur la calotte. La gorge est blanchâtre.
Le mâle juvénile a la zone malaire rouge. Il peut avoir un peu de rouge sur la calotte, et des mouchetures rousses sur la partie antérieure de la calotte.

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :          
Le Pic meunier a deux ou trois sous-espèces en fonction des différents auteurs. 
M.p. mohun se trouve dans le nord et le nord-est de l’Inde et au Népal.
M.p. harterti se trouve dans le nord de l’Inde, vers l’est sur les contreforts de l’Himalaya jusqu’au nord du Myanmar et dans le sud de la Chine, et vers le sud jusqu’au sud de la Thaïlande et en Indochine. Cette race est plus claire.
M.p. pulverulentus se trouve dans le sud de la Thaïlande, vers le sud jusqu’à l’est de Sumatra, l’ouest de Java, Bornéo et nord Natunas, et dans l’ouest des Philippines (Iles Balabac et Palawan).

HABITAT :  
Le Pic meunier fréquente les forêts primaires semi-ouvertes, les forêts humides plantées de feuillus et la forêt tropicale humide, mais il peut également être observé dans les zones adjacentes partiellement défrichées avec de grands arbres, et dans les clairières avec des arbres clairsemés. Il fréquente aussi les forêts marécageuses et les mangroves avec de grands arbres dont il dépend largement.
L’espèce est plus fréquente en dessous de 600 mètres, mais elle est également présente plus haut sur les contreforts de l’Himalaya, à partir de 1100 mètres et occasionnellement jusqu’à 2000 mètres d’altitude. 

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Pic meunier émet 2-4 notes hennissantes dont la première note est plus haute « woikwoikwoikwoik ». Ce cri peut être quelquefois tremblotant et émis rapidement « woi-kwoi-kwoi-kwoik ». 
Des miaulements bas et des cris de contact grinçants sont émis par les deux partenaires lorsqu’ils sont proches l’un de l’autre « wick-whu-ick ». En vol ou posé, il émet un seul « dwot ».
Pendant les disputes, on peut entendre des « ta-whit » ou « dew-it » plus agressifs. Le tambourinage n’a pas été entendu, ou peut-être très rarement.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Pic meunier se nourrit principalement de fourmis, mais il consomme aussi des termites, des coléoptères perceurs de bois, des abeilles dépourvues de dard (Meliponini) et des larves d’autres espèces. Quelques petits fruits peuvent quelquefois s’ajouter à ce régime.
Il se nourrit souvent en petits groupes familiaux de 3 à 6 individus qui partagent le même site de nourrissage. Ils se nourrissent dans les grands arbres, mais peuvent aussi en visiter de plus petits, y compris assez bas et même près du sol. Ils escaladent les troncs et les grosses branches en progressant lentement, s’arrêtant pour explorer une crevasse dans l’écorce ou quelque trou ou dépression dans le bois. Il se nourrit en glanant, en sondant, en donnant des coups de bec, en décollant l’écorce ou en creusant le bois en tapant fortement. 

Le Pic meunier semble avoir des liens qui durent toute la vie au sein du couple. Le couple reproducteur reste en contact par des petits cris bas. Ils paradent pour garder le territoire et pour courtiser les femelles. Ces parades comprennent des balancements de la tête qui entraînent souvent celle-ci bien en arrière du corps pendant les mouvements. Au cours des poursuites, les ailes et la queue sont largement déployées. Les pics émettent des sortes de hennissements pendant les parades. Ils nidifient dans une cavité creusée dans un tronc ou une grosse branche par les deux partenaires.

Le Pic meunier est résident dans sa distribution.
Il vole haut au-dessus des grands arbres, et peut parcourir de longues distances entre les différents sites de nourrissage. Pendant le vol qui est puissant, les plumes produisent une sorte de bruissement. Le vol du Pic meunier  ressemble parfois à celui des corneilles.             

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction varie en fonction de la distribution.
Les deux partenaires creusent la cavité de nidification, mais le mâle accomplit généralement la majeure partie du travail. La cavité est souvent très haute, entre 9 et 45 mètres au-dessus du sol dans les grands arbres. L’entrée fait environ 10 centimètres de large. Le couple peut réutiliser le nid de la saison précédente, ou bien il adapte une cavité abandonnée par une autre espèce.
Il arrive qu’un autre pic soit observé près du nid. Il officie en tant qu’aide et partage avec le couple les tâches liées à la nidification.  

La femelle dépose 2-4 œufs blancs et les deux adultes partagent l’incubation dont la durée est actuellement inconnue.
Les poussins sont nourris par les parents auxquels vient parfois s’ajouter un aide. La période au nid n’est pas connue, mais les jeunes restent avec les adultes après leur premier vol, probablement jusqu’au prochain cycle de reproduction.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
La population du Pic meunier décline à cause de la destruction de l’habitat forestier, due à l’exploitation du bois de la forêt primaire. Cette population est grossièrement estimée à 260 000/550 000 individus. L’espèce est cependant présente dans de nombreuses zones protégées.
Mais à la suite du déclin rapide de la population au cours des vingt dernières années et donc sur trois générations, le Pic meunier est actuellement classé en tant qu’espèce Vulnérable.