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PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le Podarge papou est décrit comme étant commun en Australie, et en général assez présent et même assez commun en Nouvelle-Guinée.
Il est capable de s’adapter à des habitats modifiés comme les zones éclaircies et les cultures.
La taille de la population n’est pas connue mais elle semble stable.
Le Podarge papou n’est pas globalement menacé pour le moment.

Fr: Podarge papou
Ang: Papuan Frogmouth
All: Papuaschwalm
Esp: Podargo Papú
Ita: Bocca di rana papua
Nd: Reuzenuilnachtzwaluw
Sd: papuagrodmun

Photographes:

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC & Flickr gallery 1 & Flickr gallery 2

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

Otto Plantema
Trips around the world

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 5 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334253

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

Avibase (Denis Lepage)

Birdlife International

HBW Alive

PLANETOFBIRDS.COM

Cairns Zoom - Papuan Frogmouth: Fact File

Thala Beach Nature Reserve

Rainforest Wildlife

ACADEMIA - A prolonged agonistic interaction between two Papuan Frogmouths Podargus papuensis

Wikipedia, the free encyclopaedia

 

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Podarge papou
Podargus papuensis

Ordre des Caprimulgiformes – Famille des Podargidés

INTRODUCTION :
La famille des Podargidés ne comprend que deux genres, Podargus d’Australasie, et Batrachostomus d’Asie, ce dernier avec des espèces de plus petite taille.
Le Podarge papou est le plus grand de toute cette famille. Il se trouve en Nouvelle-Guinée occidentale et dans le nord et l’est du Queensland en Australie. C’est une espèce aux habitudes nocturnes qui se nourrit principalement d’insectes capturés grâce au large bec, mais il consomme également des souris, des grenouilles et des petits reptiles. Il fréquente les forêts humides depuis le niveau de la mer jusqu’à 1000 mètres d’altitude. L’espèce est monogame et les liens du couple durent longtemps. Le nid est une plateforme grossière faite avec des brindilles et placée sur la fourche d’une branche horizontale dans un arbre. Les deux adultes partagent les tâches liées à la reproduction.
Le Podarge papou n’est pas globalement menacé pour le moment et sa population paraît stable.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 45-60 cm
Poids : M : 414 gr – F : 314 gr

Le Podarge papou peut avoir des couleurs variables avec des taches brunes, grises et chamoisées sur le plumage, rendant cet oiseau presque invisible lorsqu’il est posé contre le tronc d’un arbre. Les ailes peuvent paraître plus foncées.
Les parties inférieures sont habituellement plus claires, plutôt gris-brun clair avec des taches blanches et des barres irrégulières, ainsi que quelques stries noirâtres.
La queue est assez longue et les ailes sont arrondies.     

Le bec dont l’ouverture est très large, ressemble à la bouche d’une grenouille, donnant ainsi son nom anglais à l’espèce (frogmouth). Il est généralement gris pâle avec des narines étroites près de la base, protégées par une membrane. On note également la présence de plusieurs plumes sétiformes assez longues. Les yeux sont rouge vif, mais aussi parfois orangés, jaunes ou bruns en fonction de la lumière. Les pattes très courtes et les doigts sont assez faibles, de couleur grisâtre ou brunâtre clair.

La femelle ressemble au mâle mais les parties supérieures sont généralement plus brunes ou plus rousses, et les motifs du plumage sont plus ternes, avec moins de contrastes. Elle est plus petite que le mâle.
Il existe une forme rousse chez la femelle, avec le plumage presque entièrement cannelle. Mais cette forme est très rare.

Le juvénile a une coloration très variable, généralement comme chez l’adulte mais aussi beaucoup plus pâle, et les parties inférieures sont surtout blanches.            

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Podarge papou se trouve en Nouvelle-Guinée occidentale, sur les îles de Geelvink Bay (ou Golfe de Cenderawasih) et sur  les Iles Aru, ainsi que dans le nord-est de l’Australie, dans le nord et l’est du Queensland (Cape York Peninsula, vers le sud jusqu’aux parcs nationaux de Staaten River et de Paluma-Range).  

HABITAT :   
Le Podarge papou fréquente les forêts humides des plaines, les lisières des forêts, les galeries forestières le long des cours d’eau, les bois marécageux et les mangroves en Australie.
En Nouvelle-Guinée, il se trouve dans les savanes arborées, les pousses secondaires et les galeries forestières, les broussailles et les jardins urbains.
L’espèce est visible depuis le niveau de la mer jusqu’à environ 1000 mètres d’altitude, rarement plus haut.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Podarge papou émet un son résonant étrange et répétitif de tonalité très basse « ooom ooom ooom ooom ooom… ». Ce chant est considéré comme étant celui de la femelle, mais les deux adultes chantent. Ce chant est émis principalement pendant la saison de reproduction.
Cependant, plusieurs autres cris sont utilisés au cours de la défense du territoire. Ils se terminent souvent avec des  claquements du bec sonores, aigus et mécaniques « Wu-Wu-wu-wu-w CLAK ! »   

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Podarge papou se nourrit principalement d’insectes tels que sauterelles ou grands scarabées, et autres espèces. Mais il consomme aussi des araignées, des souris, des grenouilles, des petits reptiles et plus rarement des petits oiseaux.

Sa technique de chasse est étonnante. Il chasse généralement depuis un perchoir exposé duquel il s’élance en volant silencieusement pour aller capturer sa proie.
Cet oiseau a un bec large semblable à la bouche d’une grenouille. L’intérieur de la bouche est jaune vif. Lorsqu’il chasse, il ouvre grand le bec pour refléter la lueur de la lune, et les insectes sont donc attirés par cette couleur vive. Les proies les plus grandes sont ramenées au perchoir où elles sont écrasées avant d’être avalées. Cette espèce a des habitudes nocturnes.

Le Podarge papou est monogame et les deux partenaires restent généralement unis pour la vie. Le nid est une structure grossière faite de brindilles et située sur la fourche horizontale d’une branche d’arbre. Les deux adultes partagent les taches liées à la nidification.
Les adultes se montrent agressifs lorsqu’ils défendent le juvénile. Ils ouvrent grand le bec, sifflent et claquent du bec, ou voltigent vers l’intrus toujours en claquant du bec.   

Le Podarge papou est sédentaire et reste dans le même territoire toute l’année.
Les podarges peuvent voler avec puissance, mais ils ne se dispersent pas et ne migrent pas. Ils peuvent se montrer agiles lorsqu’ils chassent en s’élançant sans bruit et lentement depuis un perchoir pour capturer une proie sur le sol. 

REPRODUCTION DE L’ESPECE :         
La saison de reproduction a lieu entre août et décembre en Australie, avec un maximum en octobre/novembre. En Nouvelle-Guinée, la ponte semble avoir lieu pendant la saison sèche, entre juillet et novembre (au moins).
Le Podarge papou construit un nid grossier avec quelques brindilles clairsemées, formant ainsi une plateforme lâche. Ce nid est situé sur la fourche d’une branche horizontale dans un arbre, à une hauteur variant de 6 à 20 mètres.

La femelle dépose un ou deux œufs blancs, habituellement un seul. L’incubation est partagée entre les deux adultes. Le mâle incube pendant la journée tandis que la femelle reste au nid la nuit. Pendant l’incubation, l’oiseau reste immobile et toujours posé dans la même direction. Ce comportement pourrait permettre de protéger l’œuf afin qu’il ne tombe pas sur le sol. Pendant la nuit, l’oiseau qui incube est nourri par son partenaire. La durée de l’incubation n’est pas connue actuellement.  
A la naissance, le poussin a d’abord du duvet blanc qui petit à petit devient blanchâtre ou fauve clair. Le poussin est nourri par ses deux parents avec des phalènes, des petits reptiles et des grenouilles, car il se montre très vorace.
Pendant la journée, les adultes et le poussin restent immobiles, souvent avec les yeux clos pour se protéger de la lumière du jour. Leur plumage cryptique les fait ressembler à l’écorce des arbres et ils sont pratiquement invisibles.

La période au nid n’est pas connue, mais le juvénile est capable de se débrouiller seul au bout d’une trentaine de jours après avoir quitté le nid. Il reste cependant avec ses parents pendant plusieurs mois, probablement jusqu’à l’approche de la saison de reproduction suivante.