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Fr: Puffin à pieds pâles
Ang: Flesh-footed Shearwater
All: Blassfuß-Sturmtaucher
Esp: Pardela Paticlara
Ita: Berta piedicarnicini
Nd: Australische Grote Pijlstormvogel
Sd: Ljusfotad lira

Photographe:

Tom Grey
Tom Grey's Bird Pictures

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

A Complete Guide to Antarctic Wildlife by Hadoram Shirihai and Illustrated by Brett Jarrett - Edited by Guy M. Kirwan - ALUL.A Press Oy, Finland - ISBN 9519894705

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

New Zealand Birds Online

Department of Sustainability, Environment, Water, Population and Communities

Bird Web (Seattle Audubon Society)

Birds in backyards (Birds Australia and Australian Museum)

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

Wikipedia, the free encyclopaedia

HBW Alive

 

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Page Famille des Procellariidés

Sommaire fiches

 

Puffin à pieds pâles
Puffinus carneipes

Ordre des Procellariiformes – Famille des Procellariidés

INTRODUCTION :
Le Puffin à pieds pâles est un grand oiseau au plumage sombre et au bec clair qui vit dans les Océans Pacifique et Indien.   

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 41-48 cm
Envergure : 99-116 cm
Poids : 535-765 gr

Le Puffin à pieds pâles est un grand puffin aux ailes plutôt larges dont le plumage est entièrement sombre, souvent plus foncé sur la tête, le dessus des rémiges et la queue. Les plumes du manteau jusqu’aux couvertures sus-caudales sont bordées d’une couleur claire, créant ainsi un effet écaillé, en particulier au niveau des scapulaires.
En dessous des ailes, les rémiges et les grandes couvertures sont légèrement plus claires et plus grises. L’abdomen est légèrement plus clair que les parties supérieures et paraît indistinctement tacheté. 
Le bec robuste est rose pâle ou corne pâle avec l’extrémité noirâtre. Les yeux sont noirâtres. Les pattes et les doigts palmés sont rose pâle. 
Les deux adultes sont semblables, mais la femelle est souvent légèrement plus petite que le mâle.
Le juvénile ressemble aux adultes.   

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Puffin à pieds pâles se reproduit de septembre à avril dans les océans de l’hémisphère sud (Océans Indien et Pacifique) et au sud-ouest de l’Australie (avec une seule colonie), également sur Lord Howe Island au large de l’est de l’Australie, et en Nouvelle-Zélande sur plusieurs iles dans le détroit de Cook. 
Il hiverne de mai à septembre au nord du Pacifique et au nord de l’Océan Indien.

HABITAT :
Le Puffin à pieds pâles est pélagique en dehors de la période de reproduction. Il vit en mer, préférant les eaux chaudes, mais il ne s’aventure pas autant au nord que les autres espèces de puffins. Il nidifie sur des îles où il peut creuser des terriers, sur les collines couvertes de végétation et les pentes herbeuses face à la mer.  

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Puffin à pieds pâles est silencieux en mer. En revanche, à la colonie, il lance des séries de « miaulements » haut-perchés et répétés « gug-gug-gug » et « ku-koo-ah ». L’ensemble fait penser à des cris de chats en train de se battre. Il est bruyant surtout la nuit à l’intérieur du terrier ou sur le sol, ainsi qu’en vol au-dessus de la colonie.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Puffin à pieds pâles consomme surtout du poisson, des calmars et des crustacés. 
Il s’approche rarement des bateaux, mais il peut suivre les navires de pêche et récupérer ainsi les débris jetés par-dessus bord. Il se nourrit souvent en groupes avec des puffins plus petits.
Il plonge à faible profondeur dans les bancs de poissons, mais il peut à l’occasion plonger jusqu’à 5 mètres ou plus. Il récupère des restes autour des cétacés et des dauphins. Les proies sont aussi capturées à la surface ou en trempant le bec dans l’eau ou encore en poursuivant la proie sous l’eau. Il se nourrit surtout pendant la journée. 

Pendant la saison de reproduction, ils sont surtout actifs de nuit. Ils crient depuis l’entrée du terrier ou en vol au-dessus de la colonie. Le succès de la reproduction dépend du temps et des conditions océaniques, puisque les courants portent le poisson vers les eaux proches des colonies.
Pendant la nidification, le Puffin à pieds pâles creuse un tunnel dans le sol. Il peut se trouver depuis le niveau de la mer jusqu’à plus de 500 mètres, sur des pentes où pousse de la végétation. Il creuse un tunnel  de 2-3 mètres de profondeur qui se termine par une chambre spacieuse. Des observations rapportent que ces oiseaux entrent et sortent du nid uniquement la nuit.

Le Puffin à pieds pâles est migrateur et se déplace vers le nord après la reproduction. Il part d’abord au nord vers l’ouest de l’Indonésie, et ensuite, il migre plein ouest dans l’Océan Indien.

Il a un vol plutôt lent et pondéré, avec des battements d’ailes lents et profonds, et de longs glissés avec les ailes tendues. Dans des conditions plus venteuses, il pratique davantage le vol typique du puffin, en décrivant de longs arcs de cercles.  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu entre septembre/octobre et avril/mai, avec la ponte fin novembre/début décembre.  
Le Puffin à pieds pâles se reproduit en colonies denses. Il nidifie sur des îles au large des côtes du sud-ouest et de l’est de l’Australie et au large de la Nouvelle-Zélande. Il est actif surtout la nuit. Il creuse un tunnel d’environ 1,20 / 2-3 mètres de profondeur.

La femelle dépose un seul œuf blanc. L’incubation dure environ 53 jours, assurée par les deux parents. A la naissance, le poussin est couvert de duvet gris-brun. Les adultes le nourrissent ensemble. Il quitte le nid au bout de 92 jours. Ensuite, ils abandonnent l’île en avril ou mai, pour aller vivre au large.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le Puffin à pieds pâles a une population estimée en 2004 à environ 650 000 individus. Cependant, cette espèce est affectée par les dérangements et la destruction des sites côtiers, et peut être tuée lorsqu’elle prend les appâts au bout des fils de pêche. La prédation par les rats et les chats, et d’autres mammifères prédateurs reste toujours une menace. L’espèce est aujourd’hui moins répandue en Nouvelle-Zélande que précédemment.
La création de réserves avec un accès limités pour les hommes serait un bon moyen de protéger cette espèce qui est actuellement considérée comme non menacée.