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Fr: Puffin de Parkinson
Maori: Taiko
Ang: Black Petrel – Parkinson’s Petrel
All: Schwarzsturmvogel
Esp: Pardela de Parkinson
Ita: Procellaria nera
Nd: Zwarte Stormvogel
Sd: Mindre sotpetrell

Photographes:

Roger Ahlman
Pbase Galleries Peru and Ecuador

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

New Zealand Birds Online

New Zealand birds and birding (Narena Olliver)

New Zealand bird status between 2008 and 2012

Department of Conservation

Te Ara – The Encyclopedia of New Zealand

Tiritiri Matangi Open Sanctuary

Ocean Wanderers "Ride the Wave"

Wikipedia, the free encyclopaedia

HBW Alive

 

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Page Famille des Procellariidés

Sommaire fiches

 

Puffin de Parkinson
Procellaria parkinsoni

Ordre des Procellariiformes – Famille des Procellariidés

INTRODUCTION :
La première illustration représentant le Puffin de Parkinson a été faite par Sydney Parkinson pendant le premier voyage de James Cook vers le Pacifique en 1768. Cette espèce a été vue pour la première fois au large des côtes de la Nouvelle Zélande. Les noms français, anglais et scientifique rendent hommage à l’artiste.
Cet oiseau est souvent solitaire en mer, mais il lui arrive cependant de se nourrir en petits groupes, en association avec certains mammifères marins. Il est le plus petit membre du genre Procellaria.
La petite population paraît stable actuellement, mais le Puffin de Parkinson a des aires de reproduction restreintes et il est également menacé par les prédateurs introduits par les hommes.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 46 cm
Envergure : 112-123 cm
Poids : 700 gr

L’adulte a le plumage noir charbonneux avec la tête et le cou légèrement plus foncés. En dessous des ailes, les couvertures et les bases des rémiges primaires sont plus claires et plus grises.
Le bec est jaunâtre pâle avec le culmen et l’extrémité plus gris. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts palmés sont noirâtres.

Les deux sexes sont semblables, mais le mâle a les ailes et le bec légèrement plus grands que la femelle.
Le juvénile ressemble à l’adulte, mais son bec est moins jaunâtre, plutôt teinté de grisâtre, bleuâtre ou rose.

Le Puffin de Parkinson est plus petit et moins volumineux que le Puffin à menton blanc (P. aequinoctialis), et très semblable au Pétrel du Westland (P. westlandica), bien que le Puffin de Parkinson ait le bec légèrement plus petit et les ailes plus étroites.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Puffin de Parkinson se reproduit sur l’Ile de la Grande Barrière et l’Ile de la Petite Barrière dans le Golfe de Hauraki, au large du nord-est de l’Ile du Nord en Nouvelle Zélande.
Il passe la saison de reproduction autour de la Nouvelle Zélande, dans l’est de l’Australie et dans les îles du Pacifique. Après la nidification, il migre vers les eaux Sud-Américaines et peut alors être vu au large de l’Equateur. Mais l’espèce est également observée au large du Panama, du Costa Rica, du Guatemala, du Mexique et des Iles Galápagos.          

HABITAT :
Le Puffin de Parkinson est un oiseau marin et pélagique. Pendant la reproduction, il creuse son terrier dans les forêts mixtes, en général au-dessus de 500 mètres. Mais il se reproduit aussi dans les forêts plantées de grands arbres et dans les herbages alpins jusqu’à 1200 mètres d’altitude sur le continent.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Puffin de Parkinson est habituellement silencieux en mer, mais il devient plus bavard lorsqu’il approche de la colonie la nuit. Il émet un « clack » très commun mais qui porte loin lorsqu’il est au sol ou dans le terrier. Pendant les disputes territoriales, il lance des cris gutturaux, également utilisés lorsqu’il se sent menacé.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Puffin de Parkinson se nourrit surtout de nuit. Il se nourrit principalement de céphalopodes bioluminescents, Ommastrephes bartrami et Histioteuthis. Il pêche aussi quelques poissons et des crustacés, ainsi que d’autres petites proies marines.
Il capture ses proies en les saisissant avec le bec à la surface de l’eau, ou en plongeant légèrement depuis la surface. Ces actions sont en général très rapides. Cependant, il peut aussi effectuer des poursuites courtes en plongée pendant environ 20 secondes.
Il se nourrit seul ou en bandes clairsemées et surtout la nuit. On peut aussi le voir autour des bateaux de pêche où il récupère des débris. En dehors de la période de reproduction, il se nourrit souvent en compagnie des cétacés qui font remonter les proies près de la surface.

En compagnie d'un

Océanite téthys (à droite)

Le Puffin de Parkinson se reproduit en colonies et nidifie dans un terrier. Les couples sont monogames et leurs liens durent toute la vie. Ils restent souvent dans le terrier pendant la journée, mais ils visitent la colonie  pendant la nuit, arrivant juste après la tombée de la nuit, et repartant avant l’aube afin d’éviter les prédateurs et les autres oiseaux marins qui les harcèlent pour récupérer la nourriture.

Le Puffin de Parkinson devient plus loquace sur le sol et à la colonie. Le mâle attire les femelles sur le site du nid en émettant des « clacs » répétés. La femelle en vol émet un cri lorsqu’elle s’approche de la colonie ou qu’elle vole juste au-dessus. Mâle et femelle produisent des roucoulades lorsqu’ils tissent leurs liens à l’intérieur du terrier ou avec le poussin.

Les activités sexuelles entre les deux partenaires se passent à l’intérieur du terrier. Ils frottent leurs becs alors que de l’huile coule le long de celui-ci, et ils se lissent mutuellement les plumes.
Ils se montrent territoriaux autour de l’entrée du terrier.
Après cette période passée sur terre pour préparer la nidification, les deux partenaires repartent en mer pour regagner du poids en prévision de la ponte et de la longue période d’incubation.

Le Puffin de Parkinson est migrateur et se déplace vers l’Est au-dessus du centre du Pacifique vers les côtes de l’ouest de l’Amérique Centrale et du Sud.
Les puffins volent très bien, avec des périodes de vol battu alternant avec des glissés avec les ailes tendues.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction commence en octobre. C’est la période pendant laquelle les pétrels préparent la nidification, avant la ponte qui a lieu entre mi-novembre et fin janvier. La saison dure jusqu’en juillet.
Le Puffin de Parkinson nidifie en colonies. Il creuse le terrier de 1 à 3 mètres de long, mais il peut aussi nidifier dans une cavité, au milieu des racines d’un arbre ou dans une souche creuse. La chambre d’incubation est légèrement tapissée d’un peu de végétation.

La femelle dépose un seul œuf blanc. La longue période d’incubation dure 56-57 jours. Les deux adultes se partagent la tâche en prenant des tours de 8 à 17 jours.
A la naissance, le poussin est couvert de duvet noir. Il est nourri par les parents par régurgitation toutes les deux ou trois nuits. Il quitte le terrier au bout de 95 à 120 jours après l’éclosion. Les parents le nourrissent jusqu’à son envol.
Le jeune puffin reviendra à la colonie à l’âge de 4-6 ans, et il pourra se reproduire à son tour vers l’âge de 5-7 ans.

PROTECTION/MENACES/STATUTS :  
Le Puffin de Parkinson a disparu du continent néozélandais à cause des prédateurs introduits par l’homme. La colonie de l’Ile de la Petite Barrière est protégée par la loi. Elle est débarrassée des prédateurs et son accès est restreint.
Cependant, ces prédateurs sont toujours présents sur l’Ile de la Grande Barrière, là où se trouve la principale colonie autour du sommet du Mont Hobson.

Le Puffin de Parkinson a été capturé par les pêcheurs alors qu’il se nourrissait autour des bateaux de pêche dans les eaux néozélandaises. Les fluctuations d’El Niño affectent aussi ces oiseaux pendant la migration vers l’Est du Pacifique au large de l’Equateur et du Pérou. Ils se font aussi prendre dans les filets de pêche dans cette zone.

Le Puffin de Parkinson est considéré comme Vulnérable au niveau National en Nouvelle Zélande, et globalement classé Vulnérable avec une population totale d’environ 5000 individus, y compris les oiseaux non nicheurs, ce qui équivaut à environ 3300 oiseaux matures. Mais on soupçonne une légère et lente augmentation des nombres sur l’Ile de la Petite Barrière.