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Ang: Canary Islands Kinglet
All: Sommer-Goldhähnchen
Esp: Reyezuelo Canario, Reyezuelo Tinerfeño
Ita: Regolo delle Canarie
Nd: Tenerifegoudhaan
Sd: Kanariekungsfågel

Photographe:

Nicole Bouglouan
PHOTOGRAPHIC RAMBLE

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 11 by Josep del Hoyo, Andrew Elliott and David Christie - Lynx Edicions - ISBN: 849655306X

Avibase (Lepage Denis)

HBW Alive

Wikipedia, la enciclopedia libre

Avibird.com Bird Guide Online

The Encyclopedia of Hearth - Canary Islands dry woodlands and forests

 

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Sommaire fiches

 

Roitelet de Tenerife
Regulus teneriffae

Ordre des Passériformes – Famille des Régulidés

INTRODUCTION :
Le Roitelet de Tenerife est au départ une sous-espèce du Roitelet huppé (R. regulus). Il est cependant de plus en plus souvent considéré comme une espèce à part entière.
Aux Iles Canaries, deux sous-espèces vivent dans des distributions séparées, mais toujours dans les forêts de pins plantées de Pinus canariensis, une espèce native et endémique, et de Pinus radiata, une espèce californienne introduite sur ces iles.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures : 
Longueur : 8-9 cm
Poids : 5-7 gr

L’adulte est un petit oiseau compact. Le mâle a les parties supérieures vert olive pâle, une barre alaire blanche et une tache sombre à la base des secondaires. Les rémiges et les rectrices présentent des liserés étroits jaunâtres.  
Sur les parties inférieures, le menton et la gorge sont blanc jaunâtre clair en plumage frais. La poitrine, l’abdomen et les couvertures sous-caudales sont un peu plus foncés que chez le Roitelet huppé, plutôt olive jaunâtre pâle.

Sur la tête, on note la présence de deux barres latérales noires qui se rejoignent sur le front. Elles contrastent avec une crête orange au sommet de la calotte. L’œil est entouré d’une zone blanche nette, et on peut voir une fine rayure malaire noire. 
Le Roitelet de Tenerife est légèrement plus petit que le Roitelet huppé, mais il a un bec plus long. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont bruns ou noirâtres.

La femelle est semblable au mâle, excepté la crête qui est jaune et non orange.
Le juvénile est plus terne et n’a pas les dessins de la tête des adultes.

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE : 
R.t. teneriffae (ici décrite et représentée) se trouve dans le centre-ouest des Canaries, sur les iles de La Gomera et de Tenerife.

R.t. ellenthalerae se trouve dans l’ouest des Canaries, sur les iles de La Palma et de Hierro.
Celle-ci a le bec plus fin. Les parties inférieures sont moins brunâtres. La crête est plus pâle chez le mâle et le plumage est plus terne dans l’ensemble.
Elle a été décrite en tant que race séparée en 2006.

HABITAT :
Le Roitelet de Tenerife fréquente les forêts de pins, mais on le trouve également dans les landes de bruyères. Il peut occasionnellement être vu dans les bosquets de pins plus secs et près des cultures. Il fréquente aussi les forêts de lauriers, ou du moins ce qu’il en reste.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Roitelet de Tenerife (R.r. teneriffae) émet des trilles rapides et haut-perchés « tee-de-dee tee-de-dee » finissant en notes fantaisistes plus basses. XENO-CANTO - R.r. teneriffae

La race R.r. ellenthalerea a un chant plus court. XENO-CANTO - R.r. ellenthalerae  

Le cri est un « seech » ou « zick » calme et haut-perché, parfois plus sonore.  

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :  
Le Roitelet de Tenerife se nourrit de petits arthropodes et d’araignées qu’il capture dans les arbres. Il se « promène » le long des branches au milieu du feuillage, et s’accroche ou se suspend aux rameaux.
En hiver, il consomme plutôt des graines et des petites baies, et capture des insectes sur le sol. Il prend essentiellement des insectes aux longues pattes comme les orthoptères.
Il lui arrive aussi de voltiger pour capturer des proies en vol ou piégées dans les toiles d’araignées.

Le Roitelet de Tenerife se reproduit lorsque les ressources alimentaires sont abondantes. Pendant la saison de reproduction, la crête orange est plus vive et souvent dressée, en particulier au cours des disputes. Le mâle adopte une posture bien droite avec le cou étiré et la queue déployée.
Aux Iles Canaries, il nidifie habituellement dans les bruyères arborescentes Erica arborea, et occasionnellement dans les lauriers Laurus azorica, dans les pins canariens ou les pins de Monterey.

Le Roitelet de Tenerife est résident et endémique des Iles Canaries.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu au moment où les sources de nourriture sont abondantes.
Mâle et femelle construisent le nid, une structure en forme de coupe placée entre des branches horizontales dans une fougère arborescente, un peu comme un hamac. Mais elle peut aussi être construite dans les branches externes d’un conifère, jusqu’à 15 mètres de hauteur. La construction peut durer presque trois semaines.

Le nid comprend trois couches de matériaux différents. La partie extérieure est faite avec de la mousse et des lichens fixés avec des toiles d’araignées et bien attachée aux branches de l’arbre. La partie médiane contient des mousses plus lâches et peu de lichens. La partie interne est tapissée de matériaux doux comme des poils d’animaux et des plumes. 
Cette structure presque sphérique comporte une entrée près du sommet.

La femelle dépose 9 à 12 œufs pâles avec peu de marques sombres. Elle incube pendant 16 jours. Elle couve et prend soin des poussins pendant la première semaine tandis que le mâle la nourrit. Plus tard, les deux parents nourrissent les jeunes qui quitteront le nid au bout de 17 à 22 jours après la naissance.
Les adultes préparent souvent une seconde couvée tout en continuant de nourrir la première. Cette espèce produit deux couvées par saison, qui se traduisent par environ 20 jeunes par an.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Les deux races du Roitelet de Tenerife sont menacées par la perte de l’habitat comme la forêt de lauriers. L’augmentation des développements humains pour le tourisme et les prédateurs introduits sur les iles représentent également un problème.
Mais actuellement, l’espèce n’est pas considérée comme étant globalement menacée et les populations restent relativement stables.