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Ang : Purple Swamphen
All : Purpurhuhn
Esp : Calamón Común
Ital: Pollo sultano
Nd: Purperkoet
Sd: Purpurhöna
Port: Caimão

Photographes:

Aurélien Audevard:  OUESSANT DIGISCOPING

Jose Luis Beamonte: Pájaros de España

Didier Buysse: Vision d’Oiseaux

Jean Michel Fenerole: Photos d’Oiseaux

Stave Garvie: RAINBIRDER Photo galleries

Paul Guillet: Photos d'Oiseaux

Patrick Ingremeau: TAMANDUA

Jean Marc Rabby: Des Ailes et des Plumes

Callie de Wet: Flickr Galleries

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Volume 3 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN : 8487334202

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C.Helm - ISBN: 0713639601

LES OISEAUX DE THAILANDE par Roland Eve et Anne-Marie Guigue - Times Editions - ISBN: 9812042008

BIRDS OF THE MIDDLE EAST by R.F. Porter, S. Christensen, P Schiermacker-Ansen C.Helm - ISBN: 0713670169

BIRDS OF AFRICA SOUTH OF THE SAHARA by Ian Sinclair and Peter Ryan - Princeton University Press Princeton and Oxford - ISBN: 0691118159

BIRDS OF THE GAMBIA AND SENEGAL by Clive Barlow and Tim Wacher – Helm Field guides – ISBN: 0713675497

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

Pájaros de España (JL Beamonte)

 

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Sommaire fiches

Talève sultane
Porphyrio porphyrio

Ordre des Gruiformes – Famille des Rallidés

QUELQUES MESURES : (race nominale)
L : 38-50 cm
Env : 90-100 cm
Poids : 725-870 gr

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
La Talève sultane possède un plumage bleu violet soyeux, avec des reflets métalliques sur la gorge et la poitrine, offrant un contraste avec la couleur blanche des plumes sous caudales.

Le bec est très grand, de forme triangulaire, avec la mandibule supérieure volumineuse et recourbée, ce qui lui donne un aspect étrange. Il se prolonge jusqu’au sommet de la tête par une plaque frontale d’un rouge vif comme le bec et les longues pattes. Celles-ci se terminent par des doigts très longs aux griffes longues et effilées, spécialement celle du doigt postérieur. Les yeux sont également rouges.

Les deux sexes sont similaires.
Les juvéniles ont un plumage gris ardoise bleuté, non brillant. La gorge et la face sont gris bleuté.

On trouve 13 sous-espèces qui diffèrent par la taille et les couleurs, bien que la tonalité dominante bleu-violet reste commune à toutes les races. Les reflets sont variables, plus ou moins clairs ou sombres. Les parties supérieures vont du bleu violet au brun foncé, en passant par le vert bronze et le châtain clair.
Les races sont les suivantes : porphyrio, madagascariensis, caspius, seistanicus, poliocephalus, viridis, indicus, pulverulentus, pelewensis, melanopterus, bellus, melanotus et samoensis.  

Race "madagascariensis" - Afrique du Sud

Race "bellus" - Ouest Australie

Race "melanotus" - Queensland - Australie

Race "poliocephalus" - Sri lanka

Race "porphyrio"

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
La voix de la Talève sultane est difficile à définir. Le cri au moment de l’envol, rappelle beaucoup le son produit par une petite trompette. Il en existe plusieurs autres, possédant richesse et variété. Son cri est lancé depuis un endroit caché au plus dense de la végétation, et très souvent de nuit. Un autre de ses cris est une sorte de lamentation, une série de puissants sons continus qui vont crescendo, et atteignent une sonorité humaine impressionnante. Ce cri est émis en fin de journée et dans l’obscurité par un seul individu.
D’autres cris sont au contraire plus brefs et rauques, allant du grognement au son d’une clochette, se terminant sur un dernier souffle de trompette. Beaucoup de ces cris sont émis en chœur par plusieurs talèves, et toujours de nuit, augmentant en intensité au fur et à mesure que l’excitation monte.

Race "caspius"

Syrie

HABITAT :
La Talève sultane aime les marais où abondent les laîches, avec des alternances d’inondations et de sècheresse. A ce moment-là, les oiseaux s’éloignent vers les lagunes côtières et les fleuves, où ils passent le reste de l’été et l’automne, jusqu’à l’inondation des marais avec les pluies et les crues.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Europe, Afrique, Asie, Australie, Nouvelle Zélande.
La Talève sultane ne migre pas sur de longues distances, mais des déplacements locaux sont observés, en réponse aux changements de niveau des eaux et aux conditions à l’intérieur de l’habitat. 

Race "viridis"

Thailande

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
La Talève sultane a une étrange façon de se nourrir, en se servant de ses longs doigts. Elle se nourrit en marchant si elle se sent protégée, le long de la zone vaseuse bordant les roseaux. La nourriture est prise avec une patte, de préférence la droite. Les fragments végétaux sont tenus entre les doigts et élevés jusqu’à la moitié de la hauteur les séparant du bec.

Race

porphyrio

Si un fragment tombe, il est récupéré avec les doigts et non avec le bec, bien que souvent la tentative échoue. Les morceaux de racines ne pouvant être déplacés de cette façon, sont maintenus au sol avec les doigts et déchiquetés avec le bec.
La talève sultane a été vue nourrissant ses petits avec la sève des roseaux, arrachant les tiges avec le bec et les saisissant avec les doigts, comme le ferait un perroquet.

Race "bellus"

Ouest Australie

La structure sociale et le système de reproduction sont assez complexes, surtout en Nouvelle Zélande, alors que dans le Paléarctique Ouest, les couples sont monogames. Toutes les races sont territoriales en permanence.  
A l’exception des races « porphyrio » et « madagascariensis » qui sont monogames, la plupart des autres sous-espèces vivent en groupes qui comprennent des mâles et de femelles reproducteurs, et des jeunes qui aident aux tâches liées à la nidification. Les femelles déposent leurs œufs dans des nids communautaires.

Race "porphyrio"

Race "madagascariensis"

Afrique du Sud

VOL :
La Talève sultane vole relativement bien, avec les pattes pendantes, ce qui permet de l’identifier à bonne distance. Mais son aspect en vol manque d’élégance !  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La Talève sultane commence la construction du nid avant que la végétation ait trop poussé. C’est un nid flottant construit au plus dense des roseaux. C’est une plate forme de tiges sèches qui servent de base, recouvertes de larges feuilles, et surmontées d’un tunnel de feuilles aquatiques. Le nid est construit par les deux parents sur des eaux peu profondes, bien que parfois le nid soit fait dans des zones plus profondes. 
On peut dire que c’est une énorme construction. C’est en réalité un tas de tiges de roseaux secs, soutenus sur le fond, et émergeant seulement de quelques centimètres. Chaque nid possède une ou deux rampes d’accès.

Race "seistanicus" - Qatar

Race "bellus" - Ouest Australie

La ponte a lieu en avril-mai. La femelle dépose les œufs dans une sorte de coupe grossière. Ils sont assez  grands et brillants, la coquille est très claire et peut varier en tonalité. Elle est parsemée de taches violacées au fond et de points bruns. L’incubation dure environ 25 jours. Les poussins abandonnent le nid au bout de 4 ou 5 jours après l’éclosion. Ils sont couverts de duvet noir, les pattes sont rouges avec de longs doigts, et les griffes sont noires. Le bec est déjà très fort, gris foncé, rouge sang à la base. Peu de temps après apparaissent les premières plumes qui sont déjà bleu violet mat, typiques des immatures. Ils grandissent rapidement, bien nourris par les parents. Le rouge du bec commence chez les jeunes par la plaque frontale, et gagnera le bec entier au mois d’août.

Race "bellus"

Ouest Australie

ALIMENTATION :
La Talève sultane a un régime essentiellement végétarien, à base de tiges et de sève de plantes aquatiques. Parfois, elle peut consommer des poissons morts trouvés entre les canaux.

Race "bellus" - Ouest Australie

Race "viridis" - Thailande

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Les Talèves sultanes ont un impact important sur leur propre habitat, à la vitesse où elles consomment les racines. Parfois, l’aspect des marais où elles sont passées est spectaculaire. Cependant, le pouvoir de régénération de ces roseaux (typha, carex, scirpus, phragmites communis) est tel, qu’il est improbable que les talèves soient capables de détruire leur propre habitat. De plus, elles contribuent même à éviter sa trop grande expansion. 
La Talève sultane, bien que protégée dans la plupart des endroits où elle vit, est quand même victime du vol de ses œufs et de la chasse, et bien sûr, le drainage des marais et la pollution par les insecticides et le plomb restent malgré tout une menace.

Race "viridis" - Thailande

Race "bellus" - Ouest Australie

Race "melanotus" - Queensland - Australie

Race "seistanicus" - Qatar