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Ang : Rufous-necked Wryneck
All : Rotkehl-Wendehals
Esp: Torcecuello Africano
Ital: Torcicollo africano
Nd: Afrikaanse Draaihals
Sd: Rödbröstad göktyta

Photographes:

Steve Garvie
RAINBIRDER Photo galleries

Yves Thonnerieux
NATUR’AILES

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol. 7 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal – Lynx Edicions – ISBN: 8487334377

BIRDS OF AFRICA SOUTH OF THE SAHARA by Ian Sinclair and Peter Ryan - Princeton University Press Princeton and Oxford - ISBN: 0691118159

ROBERTS BIRDS OF SOUTH AFRICA by G. R. Mc Lachlan and R.  Liversidge – The Trustees of the John Voelcker Bird Book Fuund – ISBN: 0620031182

Avibase (Lepage Denis)

Birdinfo – Articles and News

BirdLife International (BirdLife International)

 

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Page famille Picidés

Sommaire fiches

 

Torcol à gorge rousse
Jynx ruficollis

Ordre des Piciformes – Famille des Picidés

QUELQUES MESURES :
L : 19 cm
Poids : M : 52-59 gr – F : 46-52 gr

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Le Torcol à gorge rousse appartient à la sous-famille Jynginae avec le second membre, le Torcol fourmilier (Jynx torquilla). Ils sont tous deux classés dans la famille des Picidés et sont des espèces de l’Ancien Monde.

Le plumage est cryptique. Le Torcol à gorge rousse adulte a les parties supérieures gris-brun avec des stries et des barres noires variables sur le front, les scapulaires, les couvertures alaires, les tertiaires et les couvertures sus-caudales. Les couvertures alaires sont terminées de blanc. On peut voir une ligne noire qui court depuis la calotte jusqu’au manteau, très nette vue par derrière. Les rémiges sont brun foncé et légèrement barrées de blanc roussâtre. La queue est gris brunâtre barrée de noir et nettement bordée de blanc.
Les côtés de la calotte, le croupion, les couvertures sus-caudales, les couvertures alaires et les tertiaires sont souvent couvertes de fines vermiculures.  

Sur les parties inférieures, le menton, la gorge et le haut de la poitrine sont châtain-roux et d’une étendue variable. Le milieu de la gorge peut occasionnellement être barré. Le reste du dessous est blanchâtre finement strié de brun foncé. Les flancs, le bas de l’abdomen et le bas-ventre sont teinté de chamois, et la partie inférieure des flancs et les couvertures sous-caudales sont barrées. Le dessous des ailes est barré de brun et de roux clair.

Sur la tête, les lores et les couvertures auriculaires sont barrés de brun et de blanc-crème, alors que la zone malaire est blanchâtre avec des vermiculures brunes. La calotte est gris-brun strié de noir.
Le bec est brun grisâtre avec l’extrémité plus foncée. Les yeux sont bruns. Les pattes et les doigts zygodactyles sont brunâtres ou verdâtre terne.      

Les deux sexes sont semblables.
Le juvénile a la gorge et la poitrine d’un roux plus terne et moins étendu. Il est plus foncé sur le dessus et son plumage est davantage barré.

On trouve trois sous-espèces :
J.r. ruficollis décrite ci-dessus.
J.r. aequatorialis a le menton, la gorge, la poitrine et souvent le haut des flancs roux, ainsi que la partie inférieure des flancs jusqu’au bas de l’abdomen et aux couvertures sous-caudales. Le reste des parties inférieures est plus finement strié que chez le précédent.
J.r. pulchricollis est davantage teinté de roux sur le dessus. La gorge et la poitrine sont plutôt châtain. La gorge est bien barrée et peut parfois ne pas être rousse. Les flancs sont teintés de roux. Le bas de l’abdomen et les couvertures sous-caudales sont châtain.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Torcol à gorge rousse mâle lance des longues séries de 5 à 10 notes sonores et dures « kwik-kwik-kwik… ». La femelle émet des sons plus bas « uit-uit-uit… ». Ils chantent depuis un perchoir sur un arbre mort.
On peut aussi entendre un « peegh » bas et guttural, répété plusieurs fois. Le cri d’alarme est un « klik » calme.
Pendant les parades, ils lancent de longues séries de « krok ».

HABITAT :
Le Torcol à gorge rousse fréquente les zones herbeuses boisées et les savanes ouvertes, les bois et les lisières des forêts.
L’espèce est largement répandue dans les savanes plus sèches avec des acacias, dans les gorges boisées et le long des cours d’eau. Il fréquente aussi les plantations et les jardins en zone urbaine.
Il est visible de 600 à 3000 mètres d’altitude ou même plus haut au Kenya, de 1400 à 2500 mètres.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Torcol à gorge rousse de la race « aequatorialis » se trouve en Ethiopie.
La race « pulchricollis »se trouve au sud-est du Nigeria et au Cameroun jusqu’au nord-ouest du Zaïre, au sud du Soudan et au nord-ouest de l’Ouganda.   
La race nominale « ruficollis » se trouve depuis le sud-est du Gabon jusqu’au sud-ouest et l’est de l’Ouganda, au sud-ouest du Kenya et à l’extrême nord de la Tanzanie, au nord et à l’est de l’Angola, au nord-ouest de la Zambie et à l’est de l’Afrique du Sud.     

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Torcol à gorge rousse se nourrit principalement de fourmis, y compris les larves et les cocons, ainsi que de quelques autres petits arthropodes.
Il glane les fourmis dans les fissures de l’écorce des arbres morts ou dans les gros buissons. Il cherche aussi sur le sol en sautillant, et trouve sa nourriture favorite dans les fourmilières terrestres. Il picore et sonde en utilisant sa longue langue collante.
Il nourrit ses jeunes avec des grosses becquées délivrées en une seule fois.

Pendant la saison de reproduction, les offrandes de nourriture du mâle à la femelle sont régulières et continuent pendant la durée de l’incubation. Au moment des parades, les oiseaux dressent les plumes de la calotte et de la nuque tandis que la tête et le bec sont tendus vers l’avant. La queue est déployée. Ils effectuent des mouvements rythmés de la tête et du corps, et la gorge rousse est alors exposée.
Ces parades se produisent entre les deux partenaires du couple, mais aussi de façon agressive au cours des disputes. Pour dissuader les intrus de s’approcher du site du nid, les adultes ondulent de la tête et sifflent comme des serpents.

Le Torcol à gorge rousse dort dans des cavités dans les troncs d’arbres.
L’espèce est largement résidente mais des dispersions sont observées. 

VOL :
Le Torcol à gorge rousse a un vol lent et ondulant, et ne pratique que des vols courts d’arbre en arbre.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction varie selon les régions.
Le Torcol à gorge rousse nidifie dans des trous d’arbres et utilise souvent des nids abandonnés par des barbicans ou des pics. Le torcol ne creuse pas son nid mais utilise des fissures naturelles dans un tronc d’arbre et même parfois des nichoirs artificiels.

La femelle dépose 3-4 œufs blancs, jusqu’à 6 parfois. L’incubation dure 12-15 jours, assurée par les deux adultes qui s’occupent ensemble des poussins après la naissance. Ils les nourrissent avec des fourmis, larves et cocons inclus, et délivrent de larges becquées aux jeunes.   
Cette espèce produit souvent deux couvées par saison, mais les nids sont souvent parasités par les indicateurs (famille des Indicatoridés).

ALIMENTATION :
Le Torcol à gorge rousse se nourrit principalement de fourmis, larves et cocons inclus, et de quelques autres petits arthropodes. Il se nourrit sur les troncs d’arbres, dans la végétation et sur le sol.

PROTECTION / MENACES / STATUTS : 
Le Torcol à gorge rousse est commun localement mais sa présence semble irrégulière à travers sa distribution. Cette espèce est erratique et les couples sont souvent clairsemés, bien que ce torcol soit présent dans beaucoup de zones protégées en Afrique.
Actuellement, les populations ne sont pas menacées.

Jynx ruficollis aequatorialis

Ethiopie

Jynx ruficollis ruficollis

Kenya

Jynx ruficollis ruficollis

Kenya