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Texte de Nicole Bouglouan

Photographes:

Roger Ahlman
Pbase Galleries Peru and Ecuador & My bird pictures on IBC

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Jean Michel Fenerole
Photos d’Oiseaux du monde

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Bird Photography

Philippe et Aline Wolfer
OISEAUX D'ARGENTINE

Ces images et le texte sont soumis au droit d'auteur et ne peuvent être utilisés sans l'autorisation expresse des propriétaires. Ceci s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux diverses associations ornithologiques et autres organismes. Mentions légales

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 5 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334253

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

Wikipedia, the free encyclopaedia

Wikipedia – Bird nest

Bird nests: Variety is Key for the world’s avian Architects

How birds build nests

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Be on the lookout for bird nests  

Avian Reproduction: Nests

The design and function of birds' nests

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L’oiseau et son nid, là où tout commence…

Page 12 : Aegothélidés, Apodidés, Hemiprocnidés et Trochilidés

Au début de la saison de reproduction et après diverses parades nuptiales, le site du nid est choisi par le couple ou l’un des deux partenaires et le nid est construit à l’intérieur de cette zone. Pour de nombreuses espèces, le nid est le lieu où les oiseaux paradent et s’accouplent. Il joue un très grand rôle pendant la nidification. Il est le berceau des poussins et l’endroit où les adultes les nourrissent avant leur envol vers l’indépendance.

La famille des Aegothélidés regroupe plusieurs espèces très semblables aux chouettes, mais aussi aux engoulevents et aux podarges, mais aujourd’hui, cette famille fait partie de l’Ordre des Apodiformes à la suite d’études morphologiques comparatives. Les égothèles se trouvent en Australasie mais ces oiseaux sont cependant peu connus.

Les égothèles sont des petits oiseaux crépusculaires insectivores. Ils ont un bec large et des narines ouvertes, entourées de plumes sétiformes bien développées. Leur plumage est très cryptique avec du brun, du gris et des couleurs plus pâles, ainsi que des marques sombres et blanches. Les ailes sont courtes et assez arrondies et la queue est longue et également arrondie. Les pattes et les doigts sont plutôt petits et généralement faibles. Mâle et femelle sont identiques.

L'Égothèle d'Australie a les ailes plus longues et plus pointues et sa queue est particulièrement longue. Ses pattes et ses doigts sont aussi plus robustes. Il est mieux adapté aux bois plus ouverts que les autres espèces, fréquente les arbustes et les broussailles basses des régions arides et se nourrit dans les herbages ouverts.

Égothèle d'Australie

L'Égothèle d'Australie a les ailes plus longues et plus pointues et sa queue est particulièrement longue. Ses pattes et ses doigts sont aussi plus robustes. Il est mieux adapté aux bois plus ouverts que les autres espèces, fréquente les arbustes et les broussailles basses des régions arides et se nourrit dans les herbages ouverts.

Les autres égothèles sont plutôt des oiseaux forestiers présents dans les plaines ou en montagne selon les espèces. Ce sont des oiseaux nocturnes discrets. Pendant la journée, ils se reposent dans des trous d’arbres, bien que certains préfèrent les touffes de feuilles mortes ou les enchevêtrements d'arbustes, ou se posent simplement sur une branche.  

Ils se nourrissent d’une grande variété d’insectes, mais leur façon de chasser est mal connue, sauf pour l’Egothèle d’Australie. Il s’élance depuis un perchoir et capture l’insecte avec son bec. Il se laisse tomber sur la proie depuis un perchoir peu élevé et capture l’insecte sur le sol ou sur le tronc d’un arbre. Il chasse aussi en vol en volant bas au-dessus du sol avec des battements rapides et réguliers.   

Le manque d’information ne permet pas de décrire les comportements reproducteurs des égothèles. Quelques nids ont été trouvés dans des creux dans des arbres morts.

Egothèle affin au repos

dans un trou d'arbre

L’Egothèle d’Australie a été mieux étudié. Il nidifie dans un trou d’arbre, parfois sur un poteau de clôture ou une souche cassée, une crevasse dans un vieil immeuble ou même un terrier dans la rive d’un cours d’eau. L’entrée du nid peut être au niveau du sol ou jusqu’à 20 mètres de hauteur, mais en général, elle se trouve plutôt entre un et cinq mètres au-dessus du sol.

La cavité est tapissée de feuilles fraîches d’Eucalyptus ou d’Acacia ou de morceaux d’écorce. Les 3 ou 4 œufs blancs sont déposés sur ces feuilles qui pourraient avoir des propriétés insecticides et seraient donc utilisées pour éloigner les insectes de la cavité.

Les deux parents partagent les tâches liées à la reproduction. Les poussins quittent le nid brusquement en pleine nuit, environ un mois après la naissance.  

 

La famille des Apodidés comprend des oiseaux insectivores, petits ou de taille moyenne. Ces oiseaux aériens ont des ailes longues et étroites, bien adaptées au vol battu, mais ils préfèrent glisser dans les airs. Le vol est puissant grâce aux longues rémiges. La queue est habituellement profondément fourchue, mais les salanganes n’ont généralement qu’une légère fourche. D’autres espèces présentent des sortes d’épines ou aiguilles qui s’étendent au-delà de l’extrémité des rectrices. Les pattes sont courtes mais les doigts sont puissants, permettant ainsi à l’oiseau de s’agripper aux surfaces verticales.
Les Apodidés ont une large ouverture du bec adaptée à leur façon de chasser en vol, mais le bec est court. Les yeux sombres sont protégés par des plumes noires semblables à des plumes sétiformes situées en face des yeux. 
Le plumage est généralement brun terne ou noir, mais quelques exceptions comme le Martinet à collier roux et le Martinet des tépuis ont la gorge châtain-roux vif.      

Martinet ramoneur

Les épines sont un peu visibles au bout des rectrices

Les martinets sont répandus à travers le monde sauf aux pôles.
Ils ont besoin d’eau et d’habitats où ils peuvent trouver des proies. Ces oiseaux sont souvent bien loin de leurs sites de nidification ou de leurs dortoirs. Ils se nourrissent de nombreuses espèces d’insectes et d’araignées, capturés dans les airs ou en volant près de la végétation pour les saisir sur le feuillage. La taille des proies dépend de l’ampleur de l’ouverture du bec, évitant ainsi les compétitions pour la nourriture. Ils boivent régulièrement en vol, en écumant la surface de l’eau avec la mandibule inférieure.

Les Apodidés sont apparemment monogames et les liens du couple semblent durer longtemps. Mais ceci varie en fonction des espèces. Ils se reproduisent lorsque les insectes sont abondants. Ils utilisent une grande variété de sites de nidification dont la majorité se trouve dans l’obscurité. Ceci est particulièrement observé chez les salanganes qui sont capables de voler dans le noir complet dans les réseaux de caves où elles nidifient.   

Salangane de la Sonde

En général, le site du nid nécessite la proximité de l’eau, la sécurité avec l’inaccessibilité des lieux, l’obscurité, des couloirs libres d’obstacles en face du nid (parfois jusqu’à 40 mètres de longueur), un accès clair à l’entrée du nid, des corniches rocheuses ou des niches où le nid peut être construit, et de préférence de hautes saillies rocheuses.  
D’un autre côté, plusieurs espèces dépendent aussi d’autres oiseaux ou de plantes pour se reproduire. Certains martinets nidifient dans les colonies de guêpiers, de martins pêcheurs ou d’hirondelles. D’autres peuvent utiliser des nids abandonnés par des hirondelles ou des pics.  

Salangane linchi

Cependant, les structures les plus courantes sont un support autoportant attaché à une surface verticale, souvent un mur. Les matériaux sont tenus, ainsi que le nid lui-même, avec de la salive. Chez ces oiseaux, les glandes salivaires sont plus grandes pendant la saison de reproduction afin de produire une quantité suffisante de salive.
Quelques autres types de nids peuvent être trouvés, ainsi que des surfaces verticales différentes comme une feuille de palmier sèche, un tronc de palmier, un toit ou des structures fabriquées par les humains.   

Salangane soyeuse

Les Apodidés défendent vigoureusement leurs nids, et des combats peuvent avoir lieu après des parades menaçantes. Les couvées comprennent de 1 à 6 œufs blancs incubés pendant 17 à 28 jours. Les jeunes quittent le nid au bout de 34 à 72 jours en fonction des espèces.                

Martinet à collier roux
Martinet noir

La famille des Hémiprocnidés comprend quatre espèces du genre Hemiprocne. Ces oiseaux sont présents depuis l’Inde et l’Asie du Sud-est, en Indonésie jusqu’en Nouvelle Guinée et aux Iles Salomon.
Les hémiprocnés sont des oiseaux de taille petite ou moyenne. Ils sont très semblables aux martinets. Ils ont de longues ailes, et plus particulièrement de longues rémiges primaires. Ils diffèrent des Apodidés par un plumage plus soyeux, et ont souvent une crête ou des ornements faciaux. La queue est longue et fourchue.
Contrairement aux martinets et aux salanganes, les hémiprocnés sont capables de se poser sur des branches grâce à l’orteil postérieur non réversible.       

Hémiprocné longipenne

Les hémiprocnidés fréquentent une variété d’habitats, depuis la forêt primaire et la forêt humide jusqu’aux bois de feuillus. L’Hémiprocné longipenne peut être observé dans chaque type d’habitats, depuis les mangroves jusqu’aux forêts des collines.
Toutes les espèces se nourrissent d’insectes, mais leur régime est peu connu. Les proies sont généralement capturées en vol, mais l’ Hémiprocné coiffé picore des proies en se posant ou en se suspendant aux extrémités des petites branches. Ces oiseaux sont généralement plus actifs après la pluie qui génère une abondance d’insectes.

Hémiprocné coiffé

La saison de reproduction est longue et a lieu au printemps et/ou au début de l’été. Les deux partenaires partagent la construction du nid. Comme les Apodidés, ils utilisent leur salive pour cimenter les matériaux entre eux.
La taille du nid dépend de chaque espèce, mais il est souvent petit et situé sur la partie externe d’un fin rameau de bois. Cette situation donne accès au nid dans toutes les directions. De plus, la finesse du rameau sur lequel il est posé permet de détecter la présence d’un serpent qui approche ou de tout autre prédateur qui grimperait vers le nid.
La coupe est entourée d’un rebord fait de petits morceaux d’écorce, de plumes et autres fragments de végétation, le tout scellé avec de la salive. Ce nid très petit est juste assez large pour contenir l’œuf unique. Cette structure peut aisément passer pour un morceau de branche.
La femelle dépose un seul œuf blanc ou gris pâle. L’incubation peut durer environ trois semaines et le poussin quitte le nid moins d’une semaine après l’éclosion. Les deux parents nourrissent le jeune oiseau par régurgitation.            

Hémiprocné couronné

La famille des Trochilidés rassemble plus de 300 espèces différentes de Colibris. Elle est l’une des plus grandes familles du Nouveau Monde où ces oiseaux sont surtout présents dans les régions néotropicales. Cette famille comprend les colibris et les ermites (genre Phaetornis).
Les Colibris sont en général de très petits oiseaux de quelques grammes, mais ces oiseaux sont uniques par leur vol, leurs comportements, et leur capacité à entrer dans une torpeur hypothermique afin de conserver leur énergie pendant leur sommeil nocturne.
Ils sont l’exemple parfait montrant que la taille n’est pas très importante dans la nature. Le but principal est de survivre, et les Colibris, en dépit de la perte de leur habitat dans plusieurs régions de leur distribution, sont une espèce très robuste.

Les Colibris sont des oiseaux de petite taille. Le long bec fin peut être de différentes formes selon la nourriture de chaque espèce. La langue sensible est adaptée à leur façon de se nourrir, et leur permet d’atteindre le nectar, leur mets favori. 
Ils ont des pattes très courtes et sont de ce fait incapables de marcher ou de sautiller sur le sol. Mais leurs ailes sont très bien adaptées à leur manière de voltiger quand ils se nourrissent sur les fleurs. Les Colibris sont très agiles en vol. Quand il aspire le nectar, l’oiseau est capable de voltiger vers l’avant et vers l’arrière.

Colibri de Costa

Ces oiseaux magnifiques possèdent des plumes irisées, souvent réparties sur la tête et sur la gorge, mais d’autres parties du corps peuvent aussi porter des plumes brillantes. La coloration du plumage est étroitement liée aux comportements. Les femelles sont toujours plus ternes que les mâles et sont dotées d’un plumage plus cryptique, très utile pendant la nidification.

Colibri de Costa

Femelle

Les Colibris défendent vigoureusement leurs ressources de nourriture. Le nectar de fleur représente la majeure partie de leur régime. Leurs plantes nourricières préférées portent des fleurs plutôt grandes, séparées sur chaque tige ou en touffes, en position horizontale ou penchées. Ces fleurs s’ouvrent pendant la journée et sont de préférence de couleur rouge, orange ou jaune, habituellement de couleurs vives. Ils fréquentent une grande variété d’habitats en fonction des diverses ressources alimentaires qu’ils leur offrent. 

Haut-de-chausses à palettes

Chez les Trochilidés, les mâles sont polygames et s’accouplent avec plusieurs femelles. Ils ne prennent pas part aux tâches liées à la nidification. La femelle construit le nid, incube ses œufs et élève les jeunes toute seule.
Les parades nuptiales du mâle comprennent des chants, la mise en valeur des parties irisées du plumage et des vols nuptiaux dans les arènes ou leks. Ces comportements pour attirer les femelles sont semblables aux parades de défense du territoire.

Loddigésie admirable

Le tout petit nid est en général situé dans des branches avec des feuilles ou des palmes auxquelles la femelle attache le nid, ou bien il est collé à un mur rocheux, caché dans la végétation épaisse et même parfois attaché sous une feuille tombante qui abrite le nid de la pluie. 
Le petit nid est en forme de coupe et peut présenter un dôme ou un demi-dôme. L’extérieur est décoré de lichens, mousse, feuilles et morceaux d’écorce qui procurent un excellent camouflage. Des toiles d’araignées sont souvent ajoutées afin de sceller les différents matériaux. L’intérieur est tapissé de matériaux végétaux doux et plus fins, de plumes et de poils d’animaux.

La femelle dépose généralement deux œufs blancs et incube pendant 16-19 jours, mais la durée de l’incubation peut varier de 14-16 jours à 22-23 jours en fonction des espèces. 
Les poussins nidicoles sont presque nus et aveugles à la naissance. La période au nid dure de 23 à 26 jours (jusqu’à 30-40 jours chez les Trochilidés des Hautes Andes).

Colibri Circé

Deux poussins au nid

Colibri Circé

Les ermites du genre Phaetornis diffèrent légèrement au niveau du plumage et ont des motifs particuliers sur la tête. La calotte est aplatie, et deux rayures faciales claires contrastent avec un masque sombre. Le long bec légèrement courbé vers le bas est bien adapté à la collecte du nectar dans les corolles des grandes fleurs, souvent Heliconia. Ils consomment aussi des insectes et des araignées pris sur le feuillage et dans les toiles, mais en moins grande quantité.

Les zones de nourrissage sont défendues comme chez les colibris, mais les ermites sont en général moins agressifs. Ils restent plutôt en bas de la forêt, dans les parties plus sombres et le long des cours d’eau où ils peuvent trouver leur nourriture. On les trouve surtout aux lisières des forêts et dans les sous-bois, bien que quelques espèces préfèrent parfois des espaces plus ouverts.  

Les mâles se rassemblent aux « arènes » ou « leks »  pour parader et chanter pour attirer les femelles. Celles-ci choisissent les meilleurs chanteurs et s’accouplent avec eux.
Le nid est en forme de cône. Il est fait de matériaux végétaux et de toiles d’araignées. Il est attaché à l’extrémité interne d’une feuille de palmier, d’une fougère ou d’un Heliconia (les ermites sont souvent associés à cette plante). C’est un nid compact et suspendu, fait de fibres végétales tenues par des toiles d’araignées. Il est décoré avec des Spiloma, une sorte de lichen qui laisse souvent des traces de pigment sur l’abdomen de la femelle, et évidemment sur les œufs qui deviennent rosés.
La femelle dépose deux œufs qu’elle incube pendant 17 jours. Les jeunes sont emplumés au bout 3 semaines après la naissance.   

Ermite eurynome
Ermite eurynome