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Fr: Macreuse à ailes blanches
Ang: White-winged Scoter
All: Amerikanische Samtente
Esp: Negrón aliblanco
Ita: Orco marino americano
Nd: Pacifische Grote Zee-eend
Sd: Knölsvärta

Photographes:

Aurélien Audevard
OUESSANT DIGISCOPING

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

Ingo Waschkies
My bird pictures on Pbase

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

GUIDE DES CANARDS, DES OIES ET DES CYGNES – de Steve Madge - Delachaux et Niestlé - ISBN: 2603013769

Avibase (Denis Lepage)

BirdLife International

HBW Alive

Boreal Songbird Initiative

Wildlife Journal Junior

Theguardian Mystery Bird

The Sea Duck Joint Venture - A Conservation Partnership under the North American Waterfowl Management Plan

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

PLANETOFBIRDS.COM

Bird Web (Seattle Audubon Society)  

AVIBIRDS.COM

THE AVIANWEB (Sibylle Faye)

Wikipedia, the free encyclopaedia

 

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Sommaire fiches

 

Macreuse à ailes blanches
Melanitta deglandi

Ordre des Ansériformes – Famille des Anatidés

INTRODUCTION :
La Macreuse à ailes blanches était auparavant une sous-espèce de la Macreuse brune (M. fusca), mais après des études récentes, elle est aujourd’hui considérée comme espèce à part entière. Elle diffère de la Macreuse à front blanc et de la Macreuse noire par le grand miroir blanc sur les ailes noires, un critère morphologique absent chez ces deux espèces.  
La Macreuse à ailes blanches est une espèce Nord-Américaine qui se reproduit en Alaska et au Canada, et hiverne le long des côtes ouest et est de l'Amérique du Nord, ainsi que dans les Iles Aléoutiennes.
Elle fréquente les eaux marines pendant l’hiver, tandis qu’en été, pendant la saison de reproduction, elle se trouve sur les étangs d’eau douce dans les ouvertures de la forêt boréale.
La Macreuse à ailes blanches est menacée par les changements dans son habitat, par la chasse et la pollution en mer, en particulier en hiver dans les estuaires et les baies où elle hiverne. La population est en déclin.

La femelle adulte est plutôt brun foncé. Sur la tête, elle a des taches pâles, brun grisâtre, entre les yeux et le bec et près des couvertures auriculaires. Mais elles ne sont pas toujours visibles.
Le bec est gris foncé ou noir, avec une caroncule beaucoup moins proéminente à la base. Les yeux sont bruns. Les pattes et les doigts sont rougeâtres, plus ternes que chez le mâle.

Le juvénile ressemble à la femelle avec la poitrine plus claire et des taches sur la tête plus blanches et plus étendues. Le jeune mâle est généralement brun terne ou noir et variablement tacheté de noir sur les parties supérieures. Le plumage adulte n’est visible qu’au cours du second automne.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
La Macreuse à ailes blanches se reproduit en Alaska et au Canada, vers l’est jusqu’à la Baie d’Hudson. Elle hiverne le long des côtes ouest et est de l’Amérique du Nord, le long de la côte ouest depuis l’ouest des Aléoutiennes, vers le sud jusqu’à la Basse Californie, et le long de la côte est depuis le Golfe du St Laurent, vers le sud jusqu’au nord de la Floride. Elle est quelquefois présente le long des côtes du Golfe du Mexique et sur les grands réservoirs, lacs et fleuves dans le sud des Etats-Unis.

HABITAT :
La Macreuse à ailes blanches se reproduit autour des lacs, des étangs et au bord des fleuves lents dans la forêt boréale et la toundra Arctique, et occasionnellement à l’intérieur des terres.
Elle hiverne surtout sur les eaux côtières peu profondes, habituellement au-dessus des bancs de coquillages et de crustacés. Quelques oiseaux peuvent rester sur les grands lacs et les grandes étendues d’eau douce.
Les juvéniles passent souvent leur première année à l’océan.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO  
La Macreuse à ailes blanches est en général assez silencieuse. En revanche, elle devient plus loquace pendant la saison de reproduction. Le mâle émet des sifflements et des cris gutturaux « whur-er » ou encore « fee-er ». La femelle produit un sifflement ténu.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :  
La Macreuse à ailes blanches se nourrit principalement de mollusques, mais elle consomme aussi des crustacés, des vers, des échinodermes, des annélides et des petits poissons.
Quand elle est sur de l’eau douce, elle capture des insectes aquatiques et leurs larves. Elle consomme occasionnellement quelques matières végétales comme de la laitue de mer, ainsi que des algues et des plantes aquatiques en plus des insectes.   

Pour se nourrir, elle plonge et nage sous l’eau. Elle se propulse avec les pieds palmés, mais les ailes semi-ouvertes aident aussi à manœuvrer. Elle avale généralement les petites proies immédiatement sous l’eau, tandis que les proies plus grandes comme les mollusques, sont remontées à la surface et avalées entières. Les mollusques sont collectés sur les élevages de moules à des profondeurs de 5 à 12 mètres.

La Macreuse à ailes blanches est grégaire et forme de grandes troupes en dehors de la saison de reproduction et aux dortoirs. Les couples se forment en général vers la fin de l’hiver et au printemps, avant d’arriver sur les aires de reproduction.
Les parades nuptiales mettent en scène plusieurs mâles autour d’une femelle. Les mâles baissent la tête et courbent le dos, et s’élancent en avant à la surface de l’eau sur une courte distance. La femelle est souvent poursuivie brièvement sous l’eau par plusieurs mâles.
Avant l’accouplement, les deux partenaires se lissent les plumes et font semblant de boire. Ils sont monogames.
Le mâle quitte la femelle pendant l’incubation et gagne d’autres étendues d’eau pour muer en compagnie des mâles non-nicheurs. Les femelles et les jeunes les rejoignent plus tard.

La Macreuse à ailes blanches est migratrice. Elle quitte les aires de reproduction en septembre et gagne les aires d’hivernage le long des côtes Pacifique et Atlantique de l’Amérique du Nord. Elles volent habituellement en groupes pouvant compter jusqu’à 300 oiseaux, en suivant les grands lacs et les fleuves qui jalonnent leur route jusqu’à la côte.
Elles volent généralement bas au-dessus de la mer et forment de longues lignes ondulantes. Mais lors des migrations, elles volent souvent beaucoup plus haut, pour quelquefois descendre brusquement de plusieurs dizaines de mètres dans un bruissement sonore.

Le vol de la Macreuse à ailes blanches est plus lourd que celui des autres macreuses. Elle doit courir plus longtemps sur l’eau pour s’envoler. Son vol est direct avec des battements rapides et réguliers.  

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
La Macreuse à ailes blanches est vulnérable à la pollution en mer lorsqu’elle mue et hiverne le long des côtes. Elle est menacée par les filets de pêche, la dégradation de l’habitat dans la taïga et les régions les plus basses de la toundra dans les aires de reproduction. Elle est également affectée par les dérangements dans les habitats côtiers et près des eaux douces, et par la chasse.
La population n’a pas été quantifiée et aucune estimation fiable n’est disponible pour l’instant car les résultats sont mélangés par la combinaison des différentes sous-espèces.
Mais actuellement, la Macreuse à ailes blanches est considérée comme non menacée, bien que de plus amples recherches soient nécessaires.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction commence en mai-juin, mais la ponte peut s’étendre jusqu’à fin juin/début juillet.
La Macreuse à ailes blanches nidifie sur le sol au milieu de la végétation épaisse. Le couple défend un petit territoire autour du site du nid. Elle nidifie en couples isolés ou en groupes lâches, en particulier sur les iles. Dans la forêt boréale et dans la toundra, elle nidifie parfois près des colonies de Laridés.
Le nid est une dépression peu profonde, tapissée de quelques morceaux de plantes des environs du nid et de duvet. Il est quelquefois situé entre 100 mètres et 2-3 kilomètres de l’eau.  

La femelle dépose entre 5 et 17 œufs (9 en moyenne) chamois-crème ou jaunâtre pâle. Elle incube pendant 25-30 jours, en commençant après la ponte du dernier œuf.
A la naissance, les poussins duveteux sont couvés pendant la première journée. Ensuite, ils marchent jusqu’à l’eau et nagent pour atteindre une zone où ils seront élevés. Ils se nourrissent eux-mêmes et évitent les prédateurs en plongeant.
La femelle les couve et les protège pendant une à trois semaines. Ensuite, les jeunes peuvent former des groupes de 15-40, ou même 100 juvéniles. Ils sont emplumés au bout de 60-70 jours après l’éclosion, et sont sexuellement matures à 2-3 ans.
Les nids sont attaqués par les prédateurs aviaires (goélands) et par les renards roux et les coyotes.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 51-58 cm
Envergure : 86-100 cm
Poids : M : 1360-1770 gr – F : 955-1400 gr

La Macreuse à ailes blanches mâle adulte a le plumage noir brillant et une tache blanche sous l’œil. Elle diffère des autres macreuses par sa plus grande taille et par l’important miroir blanc formé par les secondaires et les grandes couvertures blanches. Cette tache alaire carrée n’est pas toujours bien visible quand les ailes sont fermées, mais elle est très nette en vol.
Les parties inférieures sont plus brunes.
Sur la tête, le bec de deux tons est orange et devient rouge à l’extrémité. Une grande caroncule se trouve à la base de la mandibule supérieure. Les yeux sont gris pâle avec un cercle oculaire blanc étroit au-dessus de l’œil, et un croissant blanc en dessous, formant une sorte de virgule ascendante. Les pattes et les doigts palmés sont rose rougeâtre avec les membranes noirâtres.
En dehors de la saison de reproduction, le mâle est plus terne avec les flancs tachetés de blanc chamoisé.