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Fr: Océanite de Nouvelle-Zélande
Ang: New Zealand Storm Petrel
All: Neuseeländische Sturmschwalbe
Esp: Paíño Maorí
Ita: Uccello delle tempeste di Nuova Zelanda
Nd: Nieuw-Zeelands Stormvogeltje
Sd: Maoristormsvala

Photographe:

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

Alan & Ann Tate
AA Bird Photography

Texte de Nicole Bouglouan

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

New Zealand Birds Online

New Zealand birds and birding (Narena Olliver)

Department of Conservation

Wikipedia, the free encyclopaedia

Te Ara – The Encyclopedia of New Zealand

HBW Alive

Pterodroma Pelagics

 

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Océanite de Nouvelle-Zélande
Fregetta maoriana

Ordre des Procellariiformes – Famille des Hydrobatidés

INTRODUCTION :
L’Océanite de Nouvelle-Zélande était considéré comme espèce éteinte depuis 1850, mais plusieurs observations entre 2003 et aujourd’hui, ont confirmé l’existence d’une colonie jusque-là inconnue comprenant moins de 50 individus.
Cette colonie a été découverte sur l’Ile de la Petite Barrière en février 2013. Les océanites nidifient dans des terriers sous les hauts arbres de la forêt à l’intérieur des terres.
L’Océanite de Nouvelle-Zélande est un oiseau marin et pélagique qui ne vient à terre que pour se reproduire. Il est endémique de Nouvelle Zélande.  

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :  
Longueur : 17-18 cm
Poids : 35 gr

L’adulte a le plumage noir et blanc et la taille d’un moineau.
Sur les parties supérieures, la tête, le cou, le manteau, le dos, les ailes et la queue sont brun noirâtre. Le croupion et les couvertures sus-caudales sont blancs et nettement définis. Une barre alaire claire indistincte se trouve vers l’intérieur de la partie supérieure de l’aile.
Sur les parties inférieures, le menton, la gorge et la poitrine sont brun noirâtre. L’abdomen et le bas-ventre sont blancs, avec une quantité variable de stries sombres le long des flancs et sur l’abdomen, mais elles sont moins nettes au milieu.
En dessous des ailes, on note la présence d’une barre alaire, un panneau central blanchâtre formé par les moyennes et les grandes couvertures sous-alaires blanches. On peut aussi voir un bord d’attaque large et noirâtre.
La tête est brun noirâtre. Les yeux sont brun foncé. Le bec, les pattes et les doigts sont noirs.

Les deux sexes sont similaires. Le juvénile ressemble probablement aux adultes mais il n’a pas encore été décrit. Le poussin est couvert de duvet blanc grisâtre. Il a le bec, les yeux, les pattes et les doigts noirâtres.

Le genre Fregetta appartient à la sous-famille des Oceanitinae dans la famille des Hydrobatidés. Ces oiseaux ont des ailes relativement courtes et arrondies, une queue carrée et de longues pattes qui sont souvent projetées au-delà de la queue lorsque l’oiseau est en vol.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
L’Océanite de Nouvelle-Zélande se reproduit sur l’Ile de la Petite Barrière, à Te Hauturu-o-Toi.  
En dehors de la saison de reproduction, il est en mer. Ils ont été aperçus dans les eaux du nord de la Nouvelle Zélande.

HABITAT :
L’Océanite de Nouvelle-Zélande nidifie dans des terriers creusés dans le sol sous les hauts arbres de la forêt, à l’intérieur de l’Ile de la Petite Barrière. 

CRIS ET CHANTS :   
La voix de l’Océanite de Nouvelle-Zélande n’est pas connue pour l’instant. En règle générale, les océanites sont souvent silencieux en mer. En revanche, ils peuvent produire des pépiements répétés et des bavardages lorsqu’ils se nourrissent en groupes. Ils sont probablement plus loquaces à la colonie. 

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
L’Océanite de Nouvelle-Zélande se nourrit de petits crustacés et de plancton. De la nourriture régurgitée par des oiseaux captifs comprenait des crustacés.
Il se nourrit en saisissant les proies à la surface de l’eau en trempant juste le bec ou la tête, et en volant au ras de l’eau avec les pattes pendantes. Il peut à l’occasion plonger à faible profondeur depuis les airs.

L’Océanite de Nouvelle-Zélande est en général solitaire en mer, mais des petits groupes de 10-20 individus peuvent se former autour des sources de nourriture.
Les jours calmes et sans vent, on peut les voir posés sur l’eau en compagnie d’autres oiseaux marins comme le Puffin de Buller et le Pétrel de Cook.

Les comportements nuptiaux de l’Océanite de Nouvelle-Zélande sont peu connus du fait que les nids n’ont été découverts qu’en février 2013. Ils se reproduisent en colonies sous les grands arbres des forêts.
Habituellement, ils effectuent des parades aériennes au-dessus des aires de nidification. Les deux oiseaux se suivent tout en criant fortement.
En général, les activités sexuelles se déroulent dans le terrier et dans la chambre d’incubation. Les deux partenaires se lissent mutuellement les plumes et pratiquent le bec-à-bec.
Mais il faudra davantage d’informations.

L’Océanite de Nouvelle-Zélande est probablement un oiseau migrateur. Des oiseaux en train de muer ont été vus au large de l’Australie (Queensland, New South Wales et Victoria), ce qui pourrait indiquer des déplacements postnuptiaux à travers la Mer de Tasman et vers le nord jusqu’à la Mer de Corail. De plus, l’absence de cette espèce du Golfe de Hauraki entre juin et septembre chaque année semble confirmer une migration postnuptiale.  

L’Océanite de Nouvelle-Zélande a un vol direct avec des changements de direction rapides. Il vole habituellement assez bas sur l’eau et s’arrête au-dessus de la surface avec les pattes pendantes et les ailes largement déployées pour se maintenir en l’air.  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction semble commencer fin novembre avec la ponte, et les poussins doivent s’envoler vers fin mai / début juin.
L’Océanite de Nouvelle-Zélande nidifie dans un terrier en forme de crevasse creusé dans un sol friable ou rocheux, ou dans le tapis de feuilles mortes sur le sol de la forêt. Comme les autres pétrels, il a probablement des habitudes nocturnes pour éviter la prédation.

La femelle dépose un seul œuf blanc rosâtre pâle avec quelques taches minuscules un peu plus foncées. L’incubation dure plus d’un mois. Le poussin ne quittera le nid que bien plus tard.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
L’Océanite de Nouvelle-Zélande est actuellement présent sur l’Ile de la Petite Barrière qui a été débarrassée des prédateurs après l’éradication des chats et des rats, respectivement en 1980 et 2004. Cette espèce pourra augmenter sa population tant que l’île sera maintenue sans prédateurs.

La population est très petite, avec environ une cinquantaine d’oiseaux. Ces chiffres sont basés sur le petit nombre d’observations depuis 2003. Cependant, des groupes de 10, 20 ou 30 oiseaux ont été vus, suggérant une population probablement plus importante.

L’Océanite de Nouvelle-Zélande est actuellement considéré comme étant en Danger Critique d’Extinction. En Nouvelle Zélande, l’espèce est considérée comme étant en Danger au niveau National.