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Ang : New Zealand Teal
All: Aucklandente
Esp: Cerceta de la Ila Auckland y Castaña
Ita: Anatra della Nuova Zelanda
Nd: Bruine Taling
Sd: Brun kricka

Photographes

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC et Flickr gallery

Ian McHenry
My New Zealand Birds 

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

GUIDE DES CANARDS, DES OIES ET DES CYGNES – de Steve Madge - Delachaux et Niestlé - ISBN: 2603013769

Avibase (Lepage Denis)

BirdLife International (BirdLife International)

Terra nature

ARKive (Christopher Parsons)

New Zealand Birds Online

New Zealand birds and birding (Narena Olliver)

Tiritiri Matangi Open Sanctuary

PLANETOFBIRDS.COM

HBW Alive

 

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Sarcelle de Nouvelle-Zélande
Anas chlorotis

Ordre des Ansériformes – Famille des Anatidés

INTRODUCTION :
La Sarcelle de Nouvelle-Zélande est endémique de Nouvelle-Zélande. Après avoir été plus répandue sur ces iles, cette espèce vit aujourd’hui dans une distribution restreinte sur de petites iles et dans les baies. La réintroduction de jeunes oiseaux élevés en captivité a permis l’installation d’une population nicheuse résidente, et des populations moins importantes résident sur les iles adjacentes. Les nombres sont en augmentation, mais doivent se stabiliser après les déclins dus aux prédateurs introduits.
La Sarcelle de Nouvelle-Zélande est la seule capable de voler, contrairement à la Sarcelle brune et à la Sarcelle de Campbell qui ne font que marcher et courir. 

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
La Sarcelle de Nouvelle-Zélande a une distribution restreinte. La population est estimée à 1300 individus matures, et a augmenté depuis plusieurs années grâce à une gestion intensive.
Comme pour de nombreux oiseaux vivant sur les iles, la menace principale vient des prédateurs introduits, de la dégradation de l’habitat pour l’agriculture et les développements humains, le drainage des zones humides et la chasse illégale.
La réintroduction d’oiseaux élevés en captivité afin de maintenir une population nicheuse viable, la protection des oiseaux le long des routes, la restauration de certaines parties de l’habitat et une bonne gestion des prédateurs sont des mesures déjà actives afin de maintenir et d’augmenter les populations.
Actuellement, la Sarcelle de Nouvelle-Zélande est considérée comme étant en Danger d’Extinction. 

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
La Sarcelle de Nouvelle-Zélande se trouve dans les zones isolées de l’Ile du Nord (Northland, Great Barrier Island and Coromandel Peninsula), et cette espèce a été réintroduite sur les iles Kapiti et Mana, ainsi que dans le Sanctuaire animalier de Karori à Wellington, dans le Détroit de Cook. Elle était autrefois présente et plus répandue sur les Iles du Nord, du Sud, Chatham et Stewart en Nouvelle-Zélande.

HABITAT :   
La Sarcelle de Nouvelle-Zélande vit aujourd’hui dans un habitat restreint dans un environnement agricole. Elle fréquente les étangs où elle se nourrit et se reproduit. On peut aussi la voir le long des petits cours d’eau avec de la végétation retombante. Cependant, les estuaires de Great Barrier Island lui procurent de bonnes zones de nourrissage.
Cette espèce était autrefois commune dans les forêts marécageuses et autres habitats comme les estuaires, les vasières laissées par la marée, les plages, les fleuves, les lacs de montagne, les pâturages et les forêts. Les changements survenus dans son habitat et les développements liés aux humains dans les estuaires ont poussé ces sarcelles vers les petites iles et les zones réduites où elles vivent aujourd’hui.  

En dehors de la saison de reproduction, elles sont plutôt grégaires et se rassemblent pour se reposer en petits groupes.
La Sarcelle de Nouvelle-Zélande est monogame, et le couple défend vigoureusement le territoire. Quelques couples occupent exclusivement un territoire toute l’année à des endroits où la nourriture est abondante et avec un couvert végétal suffisant pour nidifier. D’autres quittent saisonnièrement leur territoire, et n’y reviennent que lorsque les niveaux d’eau sont suffisants pour se nourrir.
Les couples sont largement dispersés et se reproduisent en couples isolés.  

La Sarcelle de Nouvelle-Zélande ne migre pas. Elle peut voler mais elle est rarement vue dans les airs. Cependant, quelques oiseaux, en particulier les mâles, peuvent quitter l’ile et migrer vers les estuaires voisins en hiver. Ils sont plus vulnérables aux prédateurs lorsqu’ils sont en dehors de leur habitat isolé.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures : 
Longueur : 48 cm
Poids : M : 620-700 gr – F : 530-600 gr    

Le mâle adulte en plumage nuptial présente des reflets verts sur la tête, et parfois un étroit collier blanc. Le plumage est d’un joli brun dans l’ensemble, avec des plumes aux liserés clairs sur les parties supérieures. La poitrine est plutôt châtain, et on peut voir une tache blanche à l’arrière des flancs à la base de la queue.
En dehors de la reproduction, mâle, femelle et juvénile sont semblables au niveau du plumage, mais le mâle est plus grand.
Le bec est noir bleuâtre. Les yeux bruns sont entourés d’un cercle oculaire blanc. Les pattes et les doigts palmés sont gris foncé.  

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO 
Mâle et femelle ont des cris différents. Le mâle produit des sifflements doux, haut-perchés et un peu essoufflés et des cris secs et courts, alors que la femelle émet des grognements rauques et cancane rapidement.   

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
La Sarcelle de Nouvelle-Zélande se nourrit d’invertébrés terrestres, marins et d’eau douce tels qu’insectes et larves, coléoptères, chenilles, phalènes et vers de terre. Elle consomme aussi des invertébrés marins, gastéropodes et bivalves, crustacés et vers, qu’elle trouve dans les sédiments à la limite des marées. Elle se nourrit aussi de matières végétales comprenant des graines, des fruits, des champignons, des feuilles et de la végétation aquatique.

Elle se nourrit habituellement au crépuscule et de nuit en sondant les sédiments, en barbotant et en basculant le corps vers l’avant, aussi bien en eau douce que dans l’eau salée. Cependant, elle peut aussi se nourrir pendant le jour dans les estuaires où elle est plus active à marée basse. 

REPRODUCTION DE L’ESPECE :    
La saison de reproduction a lieu surtout entre juillet et septembre, mais elles peuvent se reproduire pendant la majeure partie de l’année sauf en fin d’automne.
Le nid est habituellement protégé par de la végétation. Il est souvent situé dans des zones sèches, profondément intégré à la base des joncs, des herbes ou des touffes de fougères, et près de l’eau.

La femelle dépose 5-6 œufs jaunâtre pâle, et incube pendant 27-30 jours. Les deux parents accompagnent les canetons jusqu’à ce qu’ils soient emplumés, environ 55 jours après la naissance. Ils restent souvent en groupes familiaux jusqu’à la saison suivante.