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L’oiseau et son nid, là où tout commence…

Seconde partie: Les Passériformes

Page 2 : Acanthisittidés, Sapayoidés, Eurylaimidés et Pittidés

 

Au début de la saison de reproduction et après diverses parades nuptiales, le site du nid est choisi par le couple ou l’un des deux partenaires et le nid est construit à l’intérieur de cette zone. Pour de nombreuses espèces, le nid est le lieu où les oiseaux paradent et s’accouplent. Il joue un très grand rôle pendant la nidification. Il est le berceau des poussins et l’endroit où les adultes les nourrissent avant leur envol vers l’indépendance.

La famille des Acanthisittidés comprend au moins sept espèces, autrefois avec cinq genres, mais aujourd’hui seulement quatre sont reconnus, Acanthisitta, Xenicus, Pachyplichas et Dendroscansor.
Ces petits passereaux constituent probablement l’un des plus anciens groupes vivants d’oiseaux endémiques de Nouvelle Zélande. Ils sont peut-être même encore plus anciens que les Kiwis.
En dépit de nombreuses études d’os fossilisés ramassés sur des sites où se trouvent plusieurs grottes, ainsi que parmi les rejets laissés par les prédateurs aviaires, les vraies relations des Acanthisittidés sont restées très longtemps incertaines. Les troglodytes de Nouvelle Zélande sont des espèces survivantes d’une ancienne lignée de passereaux, mais sans aucune espèce vivante apparentée. Ils n’ont absolument aucun rapport avec les vrais troglodytes.

Les deux espèces survivantes sont le Xénique grimpeur (Acanthisitta chloris), localement commun ou répandu selon l’endroit, et le Xénique des rochers (Xenicus gilviventris) classé comme espèce Vulnérable. Tous deux sont aujourd’hui présents en Nouvelle Zélande mais leur répartition est inégale dans le pays.

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de l'étude

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Texte de Nicole Bouglouan

Photographes:

John Anderson
John Anderson Photo Galleries

Jean-Claude Billonneau
Photo gallery of BILLONNEAU Jean-Claude

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

Rod Morris
Courtesy of Department of Conservation Te Papa Atawhai, 1975
Department of Conservation

William Price
PBase-tereksandpiper & Flickr William Price

Dubi Shapiro
Dubi Shapiro Photo Galleries & Dubi Shapiro's Pictures on IBC

Alan & Ann Tate
AA Bird Photography

Ingo Waschkies
Bird Photography

Ces images et le texte sont soumis au droit d'auteur et ne peuvent être utilisés sans l'autorisation expresse des propriétaires. Ceci s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux diverses associations ornithologiques et autres organismes. Mentions légales

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 8 By Josep del Hoyo-Andrew Elliott-David Christie - Lynx Edicions - ISBN: 8487334504

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 9 - by Josep del Hoyo - Andrew Elliot - David Christie - Lynx Edicions - ISBN: 8487334695

KNOW YOUR NEW ZEALAND BIRDS by Lynnette Moon - New Holland Publishers – ISBN: 1869660897

BIRDS OF SOUTH AMERICA – Passerines - by Robert S. Ridgely and Guy Tudor – HELM Field Guides – ISBN: 9781408113424

A GUIDE TO THE BIRDS OF COLOMBIA by Steven L. Hilty and William L. Brown - Princeton University Press – ISBN 069108372X

The Birds of Africa: Volume VIII: The Malagasy Region: Madagascar, Seychelles, Comoros, Mascarenes - Par Roger Safford, Frank Hawkins – ISBN: 1408190494, 9781408190494- Editeur: A&C Black, 2013

HBW Alive

New Zealand Birds Online

Te Ara – The Encyclopedia of New Zealand

Wikipedia, the free encyclopaedia

Animal Diversity Web (University of Michigan Museum of Zoology)

Phylogeny, Biogeography, and Evolution of the Broadbills (Eurylaimidae) and Asities (Philepittidae) Based on Morphology

THE AVIANWEB - Beauty of Birds (Sibylle Faye)

ADW – Philepittidae – asities

Asity - From Wikipedia, the free encyclopedia

Creagus – ASITIES – Philepittidae

ADW Pittidae - Pittas

From Wikipedia, the free encyclopedia - Pittidae

 

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Xénique grimpeur

Le Xénique grimpeur fréquente les forêts et les broussailles, et il est d’ailleurs présent dans les grandes parcelles forestières restantes. La race « chloris » se trouve sur l’Ile du Sud et l’Ile de la Morue, tandis que la race « granti » se trouve sur l’Ile du Nord.
Le Xénique des rochers est présent dans les zones alpines et subalpines de l’Ile du Sud.

Xénique des rochers

Chaque espèce présente des caractères physiques particuliers adaptés à ses comportements et à son habitat. Leur point commun est le sourcil clair, blanc-crème ou chamois clair, bien net chez les sept espèces. Les parties supérieures sont plus foncées que le dessous.

Tous étaient probablement insectivores, mais ils prenaient occasionnellement et selon les saisons, des graines, des baies et des fruits. Ils se nourrissent seuls, ou en couples, ou en groupes familiaux.
En tant qu’oiseaux terrestres et peu aptes au vol, les Acanthisittidés ne migrent pas. Même le Xénique des rochers qui vit en altitude ne se déplace pas vers les plaines en hiver.

Xénique des rochers

Mâle avec plaque incubatrice

Si l’on considère que ces oiseaux volent peu, ou ne volaient pas du tout, ils restent sur ou près du sol pour nidifier dans des cavités naturelles, souvent un creux dans un tronc d’arbre ou une branche, mais aussi au milieu des racines d’un arbre, dans une crevasse rocheuse ou un trou creusé dans le sol. La structure est souvent sphérique et construite dans la cavité. Le nid est fait avec des herbes, des brindilles, de la mousse et des radicelles. La partie interne est tapissée de plumes.

Le nid sphérique et clos du Xénique grimpeur est habituellement construit dans une petite cavité dans un arbre ou sous l’écorce, ou parmi les rochers ou dans une crevasse sur les falaises. Il est fait avec des herbes sèches entrelacées, des brindilles fines, de la mousse et des radicelles. A l’intérieur, le nid est tapissé d’herbes douces et de plumes.

Xénique grimpeur

Les deux sexes du Xénique des rochers construisent une structure volumineuse et complètement fermée avec une entrée latérale en forme de tunnel. Ce nid est construit dans une cavité naturelle, en général sur ou près du sol, ou dans une crevasse entre les rochers, ou parmi des racines, ou encore ils creusent un trou dans le sol. Le nid est fait d’herbes sèches, de mousse, de morceaux de feuilles et d’herbes. L’intérieur est couvert d’un épais tapis de plumes.

Après environ trois semaines d’incubation, les poussins naissent et les parents les nourrissent avec des insectes. Ils quittent le nid au bout 23-25 jours après l’éclosion, mais ils restent dépendants des adultes pendant encore quelques semaines. Après la saison de reproduction, les juvéniles semblent se disperser uniquement sur des distances courtes.

Xénique grimpeur

Immature Race "granti"

La famille des Sapayoidés n’a qu’un seul membre, le Sapayoa à bec large (Sapayoa aenigma).
Il faisait partie auparavant de la famille des Pipridés (manakins) et des Tyrannidés (Tyrans et Moucherolles), mais des études génétiques récentes basées sur divers critères indiquent qu’en réalité, il est plus proche des Eurylaimidés (Eurylaimes) et des Philépittidés (Philépittes). Il a aujourd’hui sa propre famille, les Sapayoidés.  

Le Sapayoa à bec large est une espèce peu commune qui se trouve dans les pousses les plus basses de la forêt humide dans l’ouest de la Colombie et le nord-ouest de l’Equateur, jusqu’à 1100 mètres d’altitude. L’espèce est également présente au Panama.  
Il a le plumage uniformément vert-olive, avec les ailes et la queue plus foncées. On note la présence d’une tache jaune à moitié cachée sur le sommet de la tête. Le bec est large et aplati, donnant son nom à l’espèce.
Il est généralement observé seul, plus rarement en couples, mais il se joint régulièrement à des groupes d’espèces mélangées pour se nourrir. Il se nourrit principalement de petits fruits et d’insectes. Il chasse depuis un perchoir, scrutant attentivement le feuillage avant de s’élancer brusquement. Les insectes sont capturés en vol ou sur la végétation.   

Il se reproduit entre février et avril en Colombie, et entre mars et juillet au Panama. Le nid est en forme de poire avec le sommet pointu et le fond arrondi. Il est fait de longues fibres d’écorce, et on peut voir de longs brins fibreux et lâches pendre en dessous. Il y a une entrée latérale près de la base, couverte d’une sorte de capuchon de fibres végétales en guise de protection. La structure est suspendue à une branche d’arbre, environ deux mètres au-dessus d’un cours d’eau en forêt.
La femelle dépose deux œufs. Les poussins semblent être élevés par les deux parents, mais deux mâles immatures ont été observés en train d’aider les parents à les nourrir.

Le Sapayoa à bec large semble être résident et l’espèce n’est pas globalement menacée pour le moment.

 

La famille des Eurylaimidés comprend aujourd’hui les eurylaimes et les philépittes récemment ajoutées.
Les Eurylaimes sont présents dans les régions Afrotropicales et Orientales. Ils fréquentent les forêts depuis les plaines jusqu’aux montagnes et les bois ouverts, mais ils ont parfois tendance à s’étendre jusque dans les champs cultivés et autres zones ouvertes.     

Ces espèces arboricoles sont des oiseaux de taille petite à moyenne. Ils ont une tête large et des grands yeux, mais le critère principal qui donne le nom anglais à ces espèces est le bec plat, large et crochu, doté d’une grande ouverture.

Eurylaime corydon

Le plumage est joliment travaillé avec des couleurs vives qui vont du vert au bleu en passant par le marron et le jaune chez les mâles, tandis que les femelles sont généralement plus ternes.  
Mâle et femelle diffèrent légèrement au niveau de l’apparence, mais cela peut varier selon les espèces. L’Eurylaime de Gould présente très peu de différence au niveau du plumage. Le mâle et la femelle sont presque identiques, mais la femelle présente une étroite bande pectorale argentée, souvent incomplète.      

Eurylaime de Gould

Femelle à gauche

La majeure partie des Eurylaimes se nourrit d’insectes, lézards et grenouilles arboricoles. Ils chassent depuis des perchoirs d’où ils s’élancent pour capturer une proie en vol, ou pour en saisir une autre sur la végétation tout en volant. Le bec large est bien adapté à ces comportements.
Cependant, les trois membres du genre Calyptomena et l’Eurylaime de Grauer du genre Pseudocalyptomena se nourrissent principalement de fruits, mais ils consomment aussi quelques insectes. Ces quatre espèces ont un bec plus petit mais toujours avec une grande ouverture qui leur permet d’avaler les fruits entiers.   

Eurylaime de Whitehead

De nombreux Eurylaimidés sont grégaires et forment des petits groupes. L’Eurylaime corydon vit habituellement en groupes de 10 à 20 individus, mais plusieurs autres espèces font de même.
Les eurylaimes sont généralement monogames, bien qu’il y ait quelque évidence d’une possible polygynie chez l’Eurylaime vert en Asie, et dans le genre Smithornis dans les régions Afrotropicales, alors que d’autres espèces se reproduisent en communauté. Les parades nuptiales mettent les belles couleurs du plumage en valeur tandis que les oiseaux bougent et chantent.       

Eurylaime à flancs roux

Ils construisent un nid en forme de poire fait d’herbes entrelacées, suspendu à l’extrémité d’une branche d’arbre ou autre site évident. Ces structures peuvent être suspendues au-dessus d’une clairière en forêt, mais aussi au-dessus d’une rivière ou d’un cours d’eau, ou même au-dessus d’une route, d’un chemin ou d’un fossé, ainsi que dans les mangroves. Le nid est situé à une hauteur variant de 1 à 30 mètres, mais le plus souvent entre 3 et 10 mètres au-dessus du sol. Il peut être placé à l’intérieur du feuillage de la canopée, ou dans un arbre épineux, ou encore près d’un nid de guêpes ou d’abeilles. Cette pratique sert probablement à protéger le nid des prédateurs comme les mammifères et les reptiles.

Eurylaime de Gould

La structure ressemble à une poire, un sac, une gourde, une balle ou un dôme. L’Eurylaime vert construit un nid en forme de gourde attaché en travers des branches au lieu d’être suspendu à l’extrémité. L’entrée est sur le côté et peut être cachée par un porche. Il arrive que des morceaux de végétation, parfois très longs, soient ajoutés en tant qu’ornements qui pendent sous le nid. Cette « queue » est en fait un bon camouflage au milieu de la végétation qui pend dans les arbres. Quelques autres matériaux décoratifs comme les lichens, la mousse verte, les alvéoles des œufs d’araignées, les déjections des chenilles et les cocons sont tenus ensemble par de la toile d’araignée, des tiges ou des filaments.   

Eurylaime vert au nid

La couvée peut comprendre jusqu’à 8 œufs, mais seuls deux ou trois jeunes sont élevés. L’incubation dure 17-18 jours et est probablement assumée par la femelle seule. Les jeunes s’envolent 22-23 jours après l’éclosion.
Le nid des Eurylaimidés est certainement parasité par plusieurs espèces de Cuculidés mais il faudrait davantage d’information.           

Eurylaime de Gould
Les eurylaimes sont menacés par la perte de l’habitat tandis que la foret humide disparaît en plaine au profit de l’expansion de l’agriculture, mais des programmes de conservations sont déjà très actifs. L’espoir réside dans le fait que plusieurs zones protégées soient créées à travers la vaste distribution afin de permettre à ces beaux oiseaux d’augmenter leurs populations.
Eurylaime à capuchon

La famille des Philépittidés est endémique de Madagascar. Après avoir beaucoup voyagé dans la taxonomie du monde aviaire, ces petits oiseaux aux couleurs remarquables font aujourd’hui partie de la famille des Eurylaimidés (Eurylaimes).

Avec deux genres (Neodrepanis et Philepitta) et quatre espèces, cette petite famille comprend des espèces sexuellement dimorphiques, avec un plumage nuptial et non nuptial pour les mâles. Les mâles de toutes les espèces ont des caroncules bleues ou vertes très nettes qui deviennent généralement plus importantes pendant les parades, tandis que les femelles ont un plumage vert olive sombre sur le dessus et jaune en dessous et n’ont aucun ornement.

Philépitte veloutée

Mâle

Philépitte veloutée

Femelle

Les philépittes vivent dans les forêts, surtout la forêt humide mais aussi la forêt sèche plantée de feuillus, et toutes sont arboricoles. Elles sont présentes depuis le niveau de la mer jusqu’à des altitudes élevées. Elles se nourrissent de fruits (Philepitta) et de nectar (Neodrepanis), mais les deux genres consomment également des insectes et des araignées, en particulier pendant la saison froide et la nidification. Elles sont sédentaires à Madagascar mais quelques déplacements sont observés en fonction des ressources de nourriture.

Philépitte de Salomonsen

Les deux genres consomment aussi des insectes et des araignées, en particulier au moment du nourrissage des jeunes et pendant la saison froide. Elles capturent des arthropodes sous l’écorce lâche ou dans la végétation morte, et sondent les crevasses du bois et de l’écorce. Les deux Neodrepanis s’élancent depuis un perchoir pour capturer des insectes, mais surtout quand elles sont dans des bandes d’espèces mélangées. Toutes les philépittes sont observées en petits groupes, sans doute des groupes familiaux, entre juin et septembre, en dehors de la période de reproduction. Elles sont toujours très actives quand elles se nourrissent.  

Philépitte souimanga

Les philépittes ont un système de reproduction complexe mais intéressant, et la polygamie pourrait être possible pour les quatre espèces. Cependant, la stratégie de reproduction est flexible  et dépend aussi des ressources disponibles.  
Comme les mâles des quatre espèces ont des motifs colorés sur la face, nous pouvons suggérer qu’ils les mettent en valeur par des postures adaptées en face des femelles pour les courtiser, et dirigées vers les mâles pour les intimider. 

La saison de reproduction des trois espèces de l’est, avec les parades et la construction du nid, a lieu entre septembre et novembre avec quelques variantes du nord au sud de la distribution. Cette saison coïncide avec la saison des pluies sur l’île.
Les Neodrepanis semblent avoir une saison plus étendue, d’août à janvier, mais avec un pic en octobre-novembre.

Philépitte de Schlegel

Toutes les espèces construisent un nid suspendu, globulaire ou en forme de poire. Il est souvent fait avec du bambou, des racines, de la mousse, des herbes, des lamelles d’écorce et des feuilles, le tout étant maintenu avec de la toile d’araignée. Un trou pour l’entrée est fait par l’oiseau en enfonçant le mur latéral avec le bec et la tête, plutôt que de tisser l’entrée tout en construisant le nid. Quelques herbes en suspens protègent cette entrée.
La mousse est la matière la plus utilisée, mais les matériaux peuvent changer selon les endroits. Le nid de la Philépitte de Schlegel est surtout fait avec des lamelles d’écorce et des feuilles mortes car il y a peu de mousse dans l’ouest de l’île. Les nids sont suspendus à des branches d’arbustes ou d’arbres bas, entre deux et cinq mètres de hauteur.   

La taille des couvées n’est pas bien connue. D’après quelques observations, la Philépitte veloutée pond trois œufs, tandis que deux œufs ont été trouvés dans chaque nid des deux espèces de Neodrepanis. On ne sait rien de la couvée de la Philépitte de Schlegel. La durée des périodes d’incubation et de présence au nid est également inconnue.

Philépitte veloutée

Les Philépittidés sont affectés par les activités humaines. Ils dépendent grandement de la forêt et sont donc menacés par la perte de cet habitat puisque les forêts sont continuellement éclaircies au profit de l’agriculture, des mines et de l’exploitation du bois. Ces oiseaux ont souvent des distributions fragmentées, mais sont présents dans les parcs nationaux et les réserves protégées, ce qui contribuera peut-être à leur survie future. 

 

La famille des Pittidés est très proche des eurylaimes et des philépittes. Les brèves sont des oiseaux trapus, de taille petite ou moyenne avec des pattes longues, une queue courte et un bec robuste. Le plumage vivement coloré présente des plumes bleues, vertes, rouges ou jaunes. Contrairement à la majeure partie des oiseaux, ces couleurs vives se trouvent surtout sur les parties inférieures et sont pratiquement invisibles lorsque les ailes sont fermées. Ce critère particulier rend les brèves plus difficiles à trouver et les protège des prédateurs.

Brève de Steere

Les brèves se trouvent en Asie, en Australasie et en Afrique où elles fréquentent les forêts, mais aussi les broussailles et les mangroves. Ces oiseaux solitaires ont des habitudes terrestres. Elles se nourrissent de vers de terre, escargots, insectes, araignées et autres invertébrés, mais les crabes, les lézards, les serpents, les grenouilles, ainsi que les fruits et les graines font également partie de leur régime. Elles se nourrissent sur le sol de la forêt en grattant les feuilles mortes avec les pattes et en les retournant avec le bec. Elles utilisent des pierres en guise d’enclumes pour casser les coquilles des escargots, comme le font les grives de la famille des Turdidés.   

Brève à ailes bleues

Les brèves sont très territoriales et effectuent des parades de défense aux limites de leurs territoires. La saison de reproduction a lieu au début de la saison des pluies. Elles sont monogames et les deux parents partagent les tâches liées à la nidification, y compris la construction du nid.  

Brève à ventre rouge

Celui-ci est généralement construit sur ou près du sol, jusqu’à deux ou trois mètres de hauteur. Il est habituellement bien caché dans une souche, un arbre tombé, au milieu des plantes grimpantes ou dans la végétation, ou encore dans un talus ou une falaise. C’est une structure globulaire, souvent pourvue d’un dôme et d’une entrée latérale. Il est fait avec des brindilles, des racines et des feuilles, et couvert de mousse et de feuilles, ce qui le rend invisible et donc bien protégé au milieu de la végétation. Il arrive que les oiseaux construisent une plateforme avec des brindilles, une sorte de « paillasson » à l’entrée, parfois décoré avec des déjections de mammifères.   

Brève noire et rouge

La taille de la couvée varie en fonction de chaque espèce, mais elle contient en général entre 2 et 7 œufs, et le plus souvent 3 ou 5 œufs blanc-crème avec des marques sombres. Les deux adultes incubent pendant 14-18 jours. Les poussins sont nourris par les parents et quittent le nid au bout de 15-17 jours après l’éclosion. Ils ne seront indépendants que dix jours plus tard.
Malgré l’excellent camouflage des nids, les œufs et les poussins sont la proie des serpents qui demeurent les principaux prédateurs des brèves.        

Brève des palétuviers
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