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A SUIVRE… Page 5 : Tyrannidés (Dossier complet déjà présent sur le site)

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Texte de Nicole Bouglouan

Photographes:

Roger Ahlman
Pbase Galleries Peru and Ecuador & My bird pictures on IBC

John Anderson
John Anderson Photo Galleries

Didier Buysse
Vision d’Oiseaux

Jean Michel Fenerole
Photos d’Oiseaux du monde

Steve Garvie
RAINBIRDER Photo galleries & Flickr Rainbirder

Ken Havard
His Bird Pictures on IBC & Flickr gallery 1 et Flickr gallery 2

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PBase-tereksandpiper & Flickr William Price

Dubi Shapiro
Dubi Shapiro Photo Galleries & Dubi Shapiro's Pictures on IBC

Philippe et Aline Wolfer
OISEAUX D'ARGENTINE

Ces images et le texte sont soumis au droit d'auteur et ne peuvent être utilisés sans l'autorisation expresse des propriétaires. Ceci s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux diverses associations ornithologiques et autres organismes. Mentions légales

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 8 By Josep del Hoyo-Andrew Elliott-David Christie - Lynx Edicions - ISBN: 8487334504

BIRDS OF SOUTH AMERICA – Passerines - by Robert S. Ridgely and Guy Tudor – HELM Field Guides – ISBN: 9781408113424

A GUIDE TO THE BIRDS OF MEXICO AND NORTHERN CENTRAL AMERICA by  Steve N. G. Howell, Sophie Webb - Oxford University Press - ISBN: 0198540124

A GUIDE TO THE BIRDS OF COLOMBIA by Steven L. Hilty and William L. Brown - Princeton University Press – ISBN 069108372X

Peru Aves - Peru Birds

Wikipedia, the free encyclopaedia

Fauna Paraguay

CREAGUS@Monterey Bay (Don Roberson)

Fatbirder - Melanopareiidae Crescent-chests

ACADEMIA - Use of burrows by Melanopareia torquata, Collared Crescentchest (Melanopareiidae) in the Cerrado of southeastern Brazil

 

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L’oiseau et son nid, là où tout commence…

Seconde partie: Les Passériformes

Page 4 : Thamnophilidés, Formicariidés, Grallariidés, Conopophagidés, Rhinocryptidés et Mélanopareiidés

Au début de la saison de reproduction et après diverses parades nuptiales, le site du nid est choisi par le couple ou l’un des deux partenaires et le nid est construit à l’intérieur de cette zone. Pour de nombreuses espèces, le nid est le lieu où les oiseaux paradent et s’accouplent. Il joue un très grand rôle pendant la nidification. Il est le berceau des poussins et l’endroit où les adultes les nourrissent avant leur envol vers l’indépendance.

La famille des Thamnophilidés comprend les alapis, les bataras, les grisins et autres espèces proches. Ils sont présents dans les zones subtropicales et tropicales d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud, depuis le Mexique jusqu’à l’Argentine. Ils fréquentent les habitats forestiers et broussailleux, en particulier les forêts humides en plaine. Quelques espèces (moins de 10%) peuvent aller jusqu’à 2000 mètres d’altitude. La majeure partie d’entre eux se trouve dans le Bassin Amazonien au Brésil, en Colombie, en Bolivie et au Pérou.      

Alapi à dos blanc

Ces oiseaux assez petits ont généralement des ailes courtes et arrondies, bien adaptées à leur vie dans l’épaisseur des sous-bois des forêts. Ils ont aussi des grandes pattes robustes pour s’agripper aux tiges verticales des herbes, tandis que la longueur du tarse et des griffes varie selon les espèces, en fonction de leur façon de se nourrir.
Le bec est souvent grand et épais. De nombreux bataras ont un bec dont l’extrémité est crochue, mais les grisins ont plutôt une sorte de « dent » à l’extrémité pour tenir et broyer les insectes.
Leur plumage est variable, avec des teintes noirâtres ou blanchâtres, et du gris, du roux, du châtain et du brun. Mâle et femelle affichent fréquemment un dimorphisme sexuel avec des couleurs et des motifs différents.     

Grand Batara

Mâle

Grand Batara

Femelle

Les Thamnophilidés sont des oiseaux diurnes, mais ils se reposent souvent dans le feuillage épais et sortent rarement à découvert. Ils se nourrissent principalement d’arthropodes et de larves d’insectes. Les plus grandes espèces peuvent aussi consommer des escargots et des petits vertébrés, ainsi que les œufs d’autres espèces d’oiseaux.  
Il leur arrive également de consommer des matières végétales comme les fruits et les baies. Ils régurgitent les parties les plus dures de la nourriture.
Les proies sont capturées en glanant dans la végétation, ou en s’élançant du feuillage en voletant, ou encore depuis un perchoir, pour ensuite saisir la proie avec le bec. Les proies les plus grandes sont parfois frappées contre une branche avant d’être consommées, et les ailes et les épines sont généralement enlevées.
De nombreuses espèces sont arboricoles et se nourrissent dans les sous-bois ou à mi-hauteur, d’autres restent dans la canopée tandis qu’un petit nombre se nourrit sur le sol dans le tapis de feuilles.      

Batara rayé

Les membres de la famille des Thamnophilidés sont monogames et les liens du couple durent longtemps, souvent toute leur vie. Des offrandes de nourriture du mâle à la femelle sont courantes avant l’accouplement, et des séances de lissage des plumes font également partie des parades.   
Cependant, des divorces peuvent se produire entre deux partenaires, comme c’est le cas chez le Fourmilier manikup, mais ces comportements restent exceptionnels. Le territoire est défendu par le couple chez la plupart des espèces.   

Fourmilier manikup

Le Fourmilier ocellé a un système social assez spécial : le couple reproducteur représente le noyau d’un groupe qui comprend leurs jeunes mâles et leurs partenaires, formant ainsi des groupes allant jusqu’à huit individus qui défendent ensemble les territoires contre les rivaux.

Fourmilier ocellé

Le nid est construit par le couple, et des matériaux sont encore ajoutés pendant l’incubation. Il existe deux types de nids : les nids suspendus et les nids posés sur un support. Les nids suspendus sont les plus courants et consistent en une coupe ouverte faite de matières végétales comme des herbes, des brindilles, des feuilles mortes et des filaments végétaux. La coupe est généralement tapissée de Marasmius, une sorte de champignon qui ressemble à du crin de cheval. Ces coupes ouvertes sont souvent suspendues par le bord à la fourche horizontale d’une branche extérieure dans un arbre ou un arbuste. Quelques nids peuvent parfois être décorés avec des feuilles mortes ou de la mousse. Quelques lambeaux de végétation plus ou moins longs pendent parfois sous le nid.  

D’autres nids suspendus ont davantage la forme d’un sac. Il s’agit alors d’une poche profonde pendante, avec une ouverture oblique près du sommet. Les murs épais sont faits de feuilles mortes, de fibres végétales, d’herbes sèches et de lanières de feuilles de palmiers. De tels nids sont suspendus à la fourche d’une branche tombante dans un arbre, ou à une plante ou des fougères grimpantes.
Le nid du Myrmidon cravaté ressemble beaucoup à ce genre de structure, mais il est plus souvent en forme de dôme ou de four, avec une entrée latérale. Il est fait avec de larges feuilles mortes entrelacées avec des radicelles et des morceaux de feuilles de palmier.

Myrmidon cravaté

D’autres nids sont construits sur des substrats, et les supports sont souvent des branches dans les arbres ou des creux dans des souches, ou encore des cavités naturelles dans des arbres vivants. Mais une touffe de laîches, un enchevêtrement de racines et de feuilles mortes sur le sol peuvent également servir de support.    

Fourmilier zébré

Femelle au nid

Le Batara géant construit une très grande coupe avec des tiges, des herbes, des feuilles et des fibres végétales, placée sur une base solide constituée de branches.

Batara géant
De son côté, le Batara cendré construit une coupe profonde avec des feuilles mortes, des rhizomorphes et des radicelles, qu’il tapisse ensuite de fibres végétales et de petites feuilles sèches. L’ensemble ressemble alors à une pile de feuilles mortes.
Batara cendré

Le nid du Fourmilier manikup est une coupe profonde construite dans des débris au sommet des petits palmiers, mais aussi parfois dans les laîches et les herbes juste au-dessus du sol.

Tous ces exemples semblent suggérer que les Thamnophilidés sont opportunistes et flexibles quant au choix du type d’habitat utilisé et de sa localisation. 

Fourmilier manikup

Pour presque toutes les membres de cette famille, la couvée contient deux œufs, exceptionnellement trois dans la partie la plus au sud de la distribution, mais aussi un seul pour quelques espèces. La couleur des œufs varie du blanc au rose pâle ou au chamois, avec une quantité variable de marques plus foncées. Les deux adultes possèdent une plaque incubatrice et partagent donc l’incubation qui dure de 14 à 16 jours, avec sans doute quelques jours de plus pour les plus grandes espèces. A la naissance, les poussins ont aveugles, nus et sans défense. Leur peau est rose ou noire.
La période au nid varie en fonction de l’espèce, mais elle semble être relativement courte, allant de 8-9 jours à 13-15 jours. Les deux parents nourrissent, protègent et défendent les poussins. Les juvéniles restent calmes et discrets pendant plusieurs jours après avoir quitté le nid. Ils restent dans le couvert végétal épais pendant les premiers jours. Les parents les accompagnent jusqu’à leurs premiers vols et même après, mais cette période varie selon les espèces.   

Batara ponctué
Comme de nombreuses espèces d’oiseaux à travers le monde, les Thamnophilidés sont menacés par la destruction de leur habitat, et plus particulièrement par la déforestation. Mais actuellement, ces oiseaux sont relativement communs dans leur vaste distribution.
Alapi lugubre

La famille des Formicariidés comprend les tétémas et seulement deux genres, Formicarius et Chamaeza.
Ces oiseaux se trouvent en Amérique Centrale et dans la moitié nord de l’Amérique du sud. Ce sont des oiseaux forestiers qui vivent dans les forêts humides ou sèches selon les espèces. Ils se nourrissent généralement sur ou près du sol.

Ils ont souvent une apparence terne, avec un plumage variable allant du roux et brun au gris et noir. Ils ont une petite tête, de longues pattes et un corps rondelet, des ailes arrondies et une queue relativement courte.
La queue est habituellement relevée. Cette attitude les fait ressembler à des petits coqs, et leur nom Espagnol « gallito » signifie justement « petit coq ».
Mâle et femelle sont identiques.     

Tétéma à poitrine rousse

Les tétémas du genre Chamaeza diffèrent par les motifs du plumage. Ils ont généralement les parties inférieures barrées, le bec plus court et les pattes plus claires, tandis que les espèces du genre Formicarius ont une couleur de plumage plus uniforme dans l’ensemble.

Ces oiseaux sont connus pour leurs beaux chants qui résonnent à travers les forêts. Le Tétéma barré est connu comme étant le seul à ne pas produire de gloussement à la fin de son chant !

Tétéma barré

Le Tétéma colma vit dans des habitats denses dans lesquels ces oiseaux communiquent par des chants sonores et profonds. Ils chantent depuis des perchoirs bas tout en étirant la tête vers l’avant.

Tétéma colma

Les deux genres peuvent parfois se nourrir aux limites des essaims de fourmis légionnaires, mais plus généralement, ces espèces se nourrissent en solitaire ou en couple. Ils cherchent sur le sol en marchant lentement tout en retournant les feuilles au fur et à mesure de leur progression. Ils consomment principalement des invertébrés, mais le genre Formicarius peut parfois se nourrir de petits serpents. Les fruits font aussi partie de leur régime alimentaire.

Tétéma à poitrine rousse

Les comportements nuptiaux et reproducteurs sont peu connus à cause des habitudes discrètes de ces oiseaux.
Les tétémas du genre Formicarius construisent un nid dans une cavité, parfois un creux abandonné par une autre espèce.
Ils construisent habituellement une structure en forme de coupe dans un tronc creux ou une souche. Le nid est souvent fait à partir de pétioles foliaires et de tiges de fleurs posés sur une couche de feuilles mortes. Le nid est souvent situé bien en bas à l’intérieur du tronc ou de la souche. D’après une observation, un nid a été trouvé 35 centimètres en dessous du niveau du sol dans un tronc creux.
La couvée contient deux œufs blancs qui deviennent vite colorés et tachetés. Les deux parents partagent l’incubation.  

Tétéma flambé

Les tétémas du genre Chamaeza sont moins connus. Le Tétéma flambé construit son nid jusqu’à deux mètres au-dessus du sol dans une crevasse sur un talus ou dans une souche pourrie.
Le Tétéma strié construit son nid dans une cavité jusqu’à trois mètres au-dessus du sol dans un arbre vivant, une cavité de 30 centimètres de profondeur avec juste avec quelques plumes éparses mais non tapissée.
La couvée comprend aussi deux œufs blancs, parfois plus brillants que ceux des espèces Formicarius.  

Les espèces de ces deux genres ne sont pas globalement menacées et sont présentes dans plusieurs zones protégés dans leurs distributions respectives. En revanche, la perte de l’habitat reste la principale menace pour ces oiseaux.   

 

La famille des Grallariidés comprend quatre genres, dont un plus important, Grallaria, et trois plus petits, Hylopezus, Myrmothera et Grallaricula. Les deux espèces restantes du genre Pittasoma sont génétiquement plus proches des conophages de la famille des Conopophagidés et appartiennent désormais à cette famille.
Toutes ces espèces faisaient autrefois partie de la famille des Formicariidés précédemment étudiée, mais les données de séquences ADN et les caractères morphologiques ont été jugés suffisants pour créer une nouvelle famille.
Ces espèces se rencontrent en Amérique Centrale et en Amérique du Sud et sont appelées « grallaires ». Cependant, elles ne sont pas liées aux brèves de l’Ancien Monde de la famille des Pittidés, d'où elles tirent leur nom anglais.
        

Grallaire géante

Ce sont des oiseaux de taille petite à moyenne. Ils ont un corps trapu, de longues pattes et une queue très courte. Mais les membres du genre Grallaria comme la Grallaire géante sont plus grands. Ils ont généralement un plumage de couleur terne avec des tons dominants rouille, bruns, noirs et blancs, mais les parties inférieures présentent souvent des motifs striés ou barrés sur une couleur de fond plus vive.

Ils sont plutôt loquaces, mais souvent difficiles à observer. On les trouve dans les forêts où ils se nourrissent d'insectes, sur ou près du sol. Fruits et baies font aussi partie de leur régime, en particulier chez la Grallaire du Pérou et la Grallaire de Carriker.   

Grallaire de Watkins

Leurs longues pattes sont adaptées à ces comportements. Ils se nourrissent souvent seuls ou en couple et les deux partenaires communiquent par des sons lorsqu'ils chassent ensemble. Ils se nourrissent en marchant sur le sol de la forêt, s'arrêtent pour scruter les environs et une fois la proie repérée, ils courent pour la capturer. Ils adoptent généralement une posture verticale distinctive, principalement en raison de leurs longues pattes et de la queue très courte.

Grallaire du Pérou
Grallaire de Ridgely

Le comportement reproducteur de ces oiseaux discrets est mal connu et peu de nids ont été trouvés et décrits. De nombreux nids ne sont qu'une simple coupe peu profonde légèrement tapissée de racines, pétioles, fibres végétales et de quelques feuilles. Tous ces matériaux sont placés sur des feuilles mortes ou de la mousse, généralement dans des arbres. La couvée normale contient généralement deux œufs et les deux adultes partagent les tâches liées à la nidification.

La Grallaire de Carriker utilise ce type de structure construite sur un tronc penché à environ 1,50 mètre du sol. En revanche, la Grallaire de Ridgely construit une  coupe volumineuse posée une grande touffe d’épiphytes sur le tronc d’un arbre mort, à 3-6 mètres au-dessus du sol.  

Grallaire de Carriker

À partir d’une observation, la Grallaire à lunettes peut parfois utiliser un nid abandonné par une autre espèce. Cette habitude n'a été confirmée pour aucun autre membre de cette famille.

Le nid de la Grallaire géante est une coupe volumineuse faite de mousse, construite au sommet d’un enchevêtrement dense de plantes grimpantes, et accroché au tronc d’un arbre, à environ 7 mètres au-dessus du sol. Le site de nidification se trouve dans la forêt humide en montagne, là où le sous-bois est épais, et généralement à une quinzaine de mètres d’un cours d’eau.
L’incubation était en cours à fin décembre. Deux œufs uniformément bleu verdâtre étaient dans le nid. La période d’incubation a été grossièrement estimée à 11-18 jours. Les deux adultes partagent l’incubation tout en arrangeant les matériaux du nid.

Grallaire géante

Ces espèces sont menacées par la déforestation entraînant la destruction de l'habitat. Plusieurs espèces sont plus ou moins menacées et leur habitat nécessiterait de nombreuses zones protégées supplémentaires.

Grallaire tachetée

La famille des Conopophagidés comprend deux genres : les conophages du genre Conophaga et les grallaires du genre Pittasoma.

Les conophages se trouvent dans les bassins Amazonien et de l’Orénoque, ainsi que sur les versants de l’est et du centre des Andes, dans la Forêt atlantique et dans les zones voisines. Ils fréquentent les sous-bois humides et restent souvent près du sol de la forêt, généralement à moins de 1,5 mètre de hauteur. Ils sont présents à des altitudes diverses selon les espèces.

Ces petits oiseaux ont un corps rondelet, une queue courte et de longues pattes. Comme les grallaires, ils se tiennent bien droits lorsqu’ils sont posés sur le sol. Une petite touffe de plumes blanches se trouve en arrière de l'œil, visible chez presque toutes les espèces. Ils sont sexuellement dimorphes avec de nombreuses variations.
Le Conophage à joues noires est la seule espèce qui ne présente pas de plumes post-oculaires claires, mais certains mâles peuvent présenter 2-3 plumes blanches derrière les yeux.

Conophage à joues noires
Ce sont des insectivores. Ils se nourrissent principalement de larves d'insectes, de chenilles, de sauterelles et de scarabées, ainsi que d'araignées. Certains fruits sont probablement consommés occasionnellement.
Ils chassent en utilisant deux méthodes. L'oiseau se perche au-dessus du sol pour chercher une proie. Une fois que celle-ci est localisée, il s’élance sur le sol de la forêt pour la capturer avant de retourner rapidement sur un perchoir. Ils glanent également des insectes sur le feuillage, les troncs des arbres et les branches de la végétation basse. Certaines observations ont permis de voir des conophages en train de suivre des essaims de fourmis légionnaires.
Conophage ardoisé
Les conophages semblent être monogames car on les voit en couple toute l'année. Peu de nids ont été trouvés, mais ils semblent assez uniformes au niveau de l’architecture et de l’emplacement.
Les oiseaux construisent une coupe peu profonde soutenue par des branches fines dans de jeunes arbres, moins souvent placée au milieu des herbes. De grandes feuilles fraîches et mortes sont utilisées comme camouflage, et on peut voir quelques rameaux saillants tout autour du bord du nid. L'aspect est celui d'une structure aplatie ou d'un tas de débris au sommet de petites plantes. La coupe et les bords sont en grande partie composés de radicelles ou de lichens noirâtres.
Les nids sont généralement construits entre 15 centimètres et 2 mètres au-dessus du sol, mais aucun nid n'a été trouvé directement sur le sol.
Conophage roux
La taille de la couvée semble être de deux œufs, souvent couleur rouille, chamois, jaunâtre ou crème, avec des marques plus foncées autour du plus grand côté. L'oiseau incubateur profite du camouflage du nid et ne s’envole pas à l'approche d'un intrus. Il ne quitte le nid que lorsque ce dernier est à quelques centimètres de lui, descendant alors sur le sol où il effectue une parade de distraction, souvent celle de « l'aile brisée ». Les deux parents partagent les tâches liées à la nidification.

Les conophages sont relativement communs dans les habitats propices et ne sont pas globalement menacés. Mais la déforestation peut devenir un problème dans le futur, car elle entrainera la fragmentation de l'habitat.
Le Conophage à oreilles blanches est connu pour être l'une des premières espèces à disparaître après la fragmentation de la forêt.
Conophage à oreilles blanches
Les deux grallaires du genre Pittasoma ont été reclassées chez les Conopophagidés à la suite de plusieurs analyses telles que les données de séquence d'ADN, ainsi que pour leurs caractères morphologiques. Elles sont génétiquement plus proches des conophages de la famille des Conopophagidés et font maintenant partie de cette famille. Le genre comprend la Grallaire à sourcils noirs et la Grallaire à tête noire.

Elles se trouvent dans le département du Chocó en Colombie, ainsi qu'au Panama et au Costa Rica où elles fréquentent les forêts humides, restant généralement sur ou près du sol et dans les parties ombragées. Elles sont présentes dans les plaines jusqu'à 1 000 mètres d'altitude.
Grallaire à sourcils noirs
Ce sont les plus grandes espèces de la famille des Conopophagidés. Elles sont rondelettes, avec la queue courte et de longues pattes. Le bec est long et droit. Mâle et femelle diffèrent par leur plumage, mais le dimorphisme sexuel est moins prononcé que dans le genre Conopophaga.
Comme les conophages, elles se tiennent bien droites lorsqu’elles sont au sol. Ces caractéristiques indiquent leurs habitudes terrestres.

Leur régime alimentaire est mal connu, mais elles ont été observées en train de suivre des essaims de fourmis légionnaires. Elles sont donc probablement insectivores. Elles se nourrissent généralement en solitaire ou en couple, sautillant sur le sol de la forêt et faisant des pauses au cours desquelles elles peuvent rester immobiles pendant de longues périodes.
Grallaire à sourcils noirs
Leur comportement de reproduction est inconnu. Un seul nid a été trouvé et décrit. C'était une structure en forme de coupe avec des parois fines constituées de fines radicelles sombres posées sur un mince lit de feuilles mortes. Le nid était construit à un mètre du sol, dans la cime d'un palmier de petite taille. La couvée contient apparemment deux œufs.

Les membres du genre Pittasoma ne sont pas globalement menacés et vivent souvent dans des zones protégées, mais la déforestation reste un problème majeur pour ces oiseaux, car ce sont des espèces dont l’aire de répartition est restreinte.
La Grallaire à sourcils noirs est limitée aux forêts humides où elle partage son aire de répartition avec une population humaine importante entraînant la destruction et la dégradation de l'habitat. Cette espèce est répertoriée comme étant Quasi Menacée.
Grallaire à sourcils noirs
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Les membres de la famille des Rhinocryptidés se trouvent principalement en Amérique du Sud, en particulier dans les régions andines, et trois espèces sont présentes en Amérique centrale. Ils sont connus sous les noms de Mérulaxes et Tourcos. Leurs plus proches parents sont les Conopophagidés et les Formicariidés (voir plus haut).
Ils fréquentent les bosquets de bambou et les sous-bois denses et moussus dans les restes des forêts de nuages où ils se nourrissent sur le sol et au bas de la végétation épaisse, un peu comme des souris.
Mérulaxe noirâtre
Certaines espèces comme le Tourco à moustaches se rencontrent dans des zones semi-humides ou semi-arides. Le Mérulaxe ocellé se trouve principalement dans les bosquets de bambou, tandis que le Mérulaxe des bambous préfère les grandes parcelles de bambous à la lisière des pousses secondaire épaisses du sud-est du Brésil. La plupart des espèces du genre Scytalopus vivent sur le sol dans les sous-bois, les touffes d'herbes et les éboulis, tandis que d'autres se trouvent  dans les zones broussailleuses et les forêts de Polylepis au niveau de la limite des derniers arbres.
Tourco à moustaches
Mérulaxe ocellé
Mérulaxe des bambous
Les Tourcos et les Mérulaxes sont des oiseaux de taille petite à moyenne, aux pattes longues et robustes et aux doigts  puissants munis de grandes griffes qui indiquent leurs habitudes terrestres. Les ailes arrondies ne permettent pas un vol soutenu. La queue graduée est généralement relevée à la manière des troglodytes, et elle est même parfois maintenue vers l'avant, allant presque toucher la tête. Le bec est plutôt droit, faible et mince, parfois avec une base surélevée pour augmenter sa force. La plupart de ces oiseaux a principalement un plumage brun ou noirâtre, bien que certaines espèces aient un aspect plus coloré.
Mérulaxe du Diamantina
Les Tourcos et les Mérulaxes sont généralement difficiles à observer dans leur habitat dense et sombre, mais leurs chants sonores et pénétrants peuvent aisément être entendus à travers la végétation épaisse car ces oiseaux chantent souvent depuis un perchoir exposé. On les trouve généralement en couples, et les deux partenaires cherchent leur nourriture ensemble tout en gardant un contact vocal.
Mérulaxe souris
Ils se nourrissent d'arthropodes, généralement des insectes et des araignées, mais d'autres petits invertébrés, ainsi que des graines et des baies font probablement partie de leur régime.
Leur comportement alimentaire n'est décrit qu'à partir de brèves observations. L'oiseau marche ou court rapidement, s'arrêtant pour gratter le sol avec une seule patte ou les deux, projetant de la terre et des feuilles vers l’arrière tout en progressant lentement dans sa recherche.
Mérulaxe ocellé
Les Mérulaxes du genre Scytalopus glanent des proies dans la mousse, les feuilles mortes, la terre ou la végétation pourrissante, tout en se déplaçant sur le sol dans les sous-bois. Cependant, les deux espèces du genre Merulaxis creusent avec la tête en avant dans le tapis de feuilles mortes, un comportement facilité par les longues plumes lorales qui améliorent leur vision.
Toutes les espèces sont principalement terrestres et sont souvent comparées à des souris lorsqu’elles se nourrissent sur le sol.
Mérulaxe noir
Le comportement de ces oiseaux pendant la nidification est mal connu en raison de leurs habitudes discrètes à l’intérieur de leur habitat sombre et dense. Moins de vingt nids ont pu être décrits et ils présentent des différences considérables selon les espèces et les genres.
Cependant, tous ces nids ont été construits avec des radicelles, de l'herbe, de la mousse et quelques brindilles de bois.

La plupart des espèces utilisent un endroit couvert comme un terrier ou un trou dans un arbre, ou bien ils construisent un nid en forme de dôme. La plupart des nids des Rhinocryptidés sont situés à l'extrémité d'un terrier, ou parmi des racines ou dans des souches pourries. Ils creusent généralement le tunnel eux-mêmes, même en terrain dur comme le fait le Tourco à moustaches, mais d'autres espèces peuvent utiliser des terriers abandonnés par des rongeurs.
Le Tourco à gorge marron et le Tourco huet-huet creusent eux-mêmes leurs terriers, mais ils peuvent aussi utiliser des troncs creux. Un nid a même été trouvé à 17 mètres du sol ! Mais en général, les nids sont à moins de deux mètres de hauteur.
Tourco à gorge marron
Les œufs des Rhinocryptidés sont blancs, comme c’est souvent le cas chez les espèces qui nidifient dans des cavités. Certaines espèces, comme le Mérulaxe à flancs ocre et le Mérulaxe à poitrine blanche, produisent deux couvées par an tandis que le Mérulaxe noir n’en a qu’une. Il n’y a pas d’informations concernant les autres espèces. La période d'incubation dure deux semaines chez le Mérulaxe à poitrine blanche et 16-17 jours chez le Tourco huppé. Chez ces deux espèces, les deux parents partagent les tâches liées à la nidification. Cependant, chez les espèces du genre Scytalopus du nord des Andes, seules les femelles ont une plaque incubatrice. Dans la majorité des espèces, les poussins sont élevés par les deux adultes.
Mérulaxe à poitrine blanche
Mérulaxe noir
Les Rhinocryptidés sont menacés par la destruction de leur habitat, à cause de la déforestation intense dans de nombreuses régions et par la destruction des marais dans l'est du Panama. Ils vivent souvent dans une aire de répartition restreinte, et sont généralement globalement menacés, à différents niveaux et selon les espèces.
Mérulaxe des Andes
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La famille des Mélanopareiidés comprend cinq espèces qui faisaient autrefois partie de la famille des Rhinocryptidés (voir ci-dessus). Deux espèces, le Cordon-noir du Marañón et le Cordon-noir élégant, se trouvent dans les zones arides de la côte de l’Equateur et du Pérou, tandis que le Cordon-noir à col roux et le Cordon-noir à dos olive se trouvent principalement vers le sud en Bolivie, au Brésil, au Paraguay et dans le nord de l'Argentine. Le Cordon-noir à col double était autrefois une sous-espèce du Cordon-noir à col roux, mais il est aujourd’hui une espèce à part entière que l'on trouve dans l'est de la Bolivie et dans le sud-ouest du Brésil.
Cordon-noir à col roux
Le cordon-noir est un oiseau plus coloré, avec des motifs plus nets que les membres de la famille des Rhinocryptidés. Ces oiseaux ont une bande noire (croissant) bien visible sur la poitrine, et ce dessin donne son nom à ce groupe. Ils sont petits avec une longue queue et des motifs contrastés sur la tête. Les parties supérieures sont brunes ou brun-olive et les parties inférieures peuvent varier de chamois à fauve ou roux, selon les espèces. Les motifs de la tête sont presque similaires chez toutes les espèces, avec seulement quelques variations de couleur.
Cordon-noir à dos olive
Ces oiseaux fréquentent généralement les zones arbustives avec des buissons bas dispersés, depuis les plaines jusqu’en   altitude. Le Cordon-noir à dos olive est visible jusqu'à 1 700/3 000 mètres, le Cordon-noir élégant jusqu'à 2 400 mètres dans les broussailles sèches et les sous-bois des forêts semi-arides, et le Cordon-noir du Marañón entre 200 et 750 mètres. Le Cordon-noir à col roux est présent depuis les plaines jusqu’à 1 000 mètres dans les régions sèches et chaudes où il fréquente les savanes et les prairies.
Cordon-noir du Marañón
Ils se nourrissent sur le sol ou à proximité du sol en sautillant, généralement sous un couvert végétal dense. Ils se déplacent parmi les touffes d'herbes et au milieu des arbustes et des arbres, ce qui les rend très difficiles à trouver. Le Cordon-noir à col roux se nourrit d'insectes, d'araignées et de mille-pattes, et les autres espèces ont probablement un régime alimentaire similaire.
Ils peuvent être observés seuls mais moins fréquemment en couple. Le comportement des membres de cette famille est très mal connu. Ils sont probablement sédentaires.
Cordon-noir à col roux
Ils sont apparemment monogames et les deux partenaires défendent le territoire. Certains détails concernant le Cordon-noir à dos olive indiquent que cette espèce se reproduit saisonnièrement.
Des observations de trois nids montrent que ces oiseaux construisent une structure en forme de coupe avec des fibres végétales et des feuilles de palmier. Le nid est caché près du sol, dans les petits arbustes ou dans les hautes herbes. Le troisième nid était un tunnel de 10 centimètres de long fait d'herbes fines et tapissé d'herbes plus épaisses. La couvée contient généralement 2 ou 3 œufs blancs avec des petites marques noires.
Cordon-noir à dos olive
Les cordons-noirs ne sont pas globalement menacées pour le moment, bien que le Cordon-noir du Marañón soit classé comme étant Quasi Menacé en raison de la destruction de son aire de répartition restreinte. Les autres espèces sont peu communes à localement communes, et semblent capables de tolérer certaines perturbations. À l'exception du Cordon-noir du Marañón, ils sont probablement présents dans plusieurs zones protégées.
Cordon-noir élégant
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