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Fr: Cormoran pélagique
Ang: Pelagic Cormorant
All: Meerscharbe
Esp: Cormorán Pelágico
Ita: Cormorano pelagico
Nd: Pelagische Aalscholver
Sd: pelagskarv

Photographes:

Tom Grey
Tom Grey's Bird Pictures & Tom Grey's Bird Pictures 2

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

William Price
PBase-tereksandpiper & Flickr William Price

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

Avibase (Denis Lepage)

BirdLife International

HBW Alive

Audubon

All About Birds (Cornell Lab of Ornithology)

Bird Web (Seattle Audubon Society)

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

Wikipedia, the free encyclopaedia

Birding Information

Alaska Seabird Information Series

COASST Coastal Observation and Seabird Survey Team

Biodiversity of the Central Coast

 

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Page famille Phalacrocoracidés

Sommaire fiches

 

Cormoran pélagique
Phalacrocorax pelagicus

Ordre des Suliformes – Famille des Phalacrocoracidés

INTRODUCTION :
Le Cormoran pélagique est généralement moins grégaire que les autres espèces. Il se nourrit seul et ses colonies sont plus petites que chez les autres Phalacrocoracidés dont il est l’un des plus petits membres, et il est aussi le plus petit des cormorans Nord-Américains.
Il se reproduit sur les deux côtes du Pacifique nord (Sibérie et Alaska) et hiverne vers le sud jusqu’au Japon et l’est de la Chine, et atteint aussi la Basse Californie. Il nidifie sur les corniches et dans les creux des falaises abruptes, quelquefois en compagnie d’autres espèces de cormorans.
Le nom du Cormoran pélagique est trompeur car il fréquente plutôt les eaux proches des côtes toute l’année.
Cette espèce est menacée par les pollutions aux hydrocarbures en mer, la pêche industrielle et les dérangements aux colonies avec l’augmentation des activités sportives. Mais actuellement, la population semble assez stable.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :     
Longueur : 63-76 cm
Envergure : 100 cm
Poids : 1475-2435 gr

Le Cormoran pélagique ressemble beaucoup au Cormoran à face rouge au niveau de l’apparence.
Le plumage est noir avec des reflets violacés et verts. Pendant la saison de reproduction, la nuque et le haut du cou ont des reflets violets, et présentent des petites plumes blanches clairsemées, également visibles sur le dos et le croupion. On note la présence d’une tache blanche bien nette qui s’étend depuis les côtés du croupion jusqu’à l’arrière des flancs. Le manteau et les scapulaires ont des reflets vert-olive ou dorés. Sur les ailes, les rémiges noirâtres sont ternes, avec quelques reflets sur les vexilles externes des secondaires. Le dessous des ailes et la queue sont noirâtres.

L’adulte en plumage nuptial a une crête érectile sur la calotte et la nuque, formée de plumes noires recourbées vers le haut. Sur la face, la peau nue est rouge/orange autour des yeux et de la base du bec, ainsi que sur la poche gulaire. Cette zone est très vivement colorée pendant les parades. Les yeux sont verts. Le bec est couleur corne et gris, quelquefois rose orangé avec le culmen et l’extrémité sombres. Les pattes et les doigts palmés sont gris noirâtre.

Plumage nuptial à gauche

Plumage non-nuptial à droite

Chez l’adulte non nuptial, la crête est absente ou réduite à quelques longues plumes clairsemées. Le plumage est encore luisant mais plus terne dans l’ensemble. Le bec devient gris ou noirâtre.
Les deux adultes ont le même plumage, mais la femelle est légèrement plus petite que le mâle.
Le juvénile est noirâtre dans l’ensemble, avec les yeux brun foncé. Il est beaucoup plus terne que les adultes.

Juvénile/immature

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :  
Le Cormoran pélagique a deux sous-espèces.
P.p. pelagicus (décrit plus haut) se reproduit sur les côtes du Pacifique Nord depuis le nord-est de la Sibérie (Péninsule Tchouktche) vers le sud jusqu’aux Iles Kourile, nord du Japon et nord-est de la Chine, et vers l’est sur les Iles du Commandeur, les Aléoutiennes et en Alaska jusqu’à l’ouest du Canada (îles de la Reine-Charlotte).
Les populations de l’ouest hivernent vers le sud jusqu’au Japon et l’est de la Chine.

P.p. resplendens (représenté) se trouve dans le sud-ouest du Canada (Colombie Britannique) jusqu’au nord-ouest du Mexique (Basse Californie).
Cette race est légèrement plus petite que la race nominale.

HABITAT :           
Le Cormoran pélagique se trouve sur les côtes et dans les baies où il se nourrit. Lorsqu’il est en mer, il reste généralement près de la rive, bien que parfois il s’aventure plus loin au large. Il fréquente les baies rocheuses, en particulier celles où l’eau est profonde au pied des falaises. 
Il nidifie sur des iles et sur les côtes, habituellement en des lieux inaccessibles, des corniches rocheuses étroites et des creux sur les falaises abruptes et les pentes vertigineuses.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Cormoran pélagique produit des gémissements et des sifflements autour des colonies. Les oiseaux posés émettent des plaintes de tonalité basse, des cliquetis, et le mâle produit un son trompétant haut-perché lorsqu’il arrive au nid ou qu’il le quitte.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :  
Le Cormoran pélagique se nourrit de poissons, crustacés et autres invertébrés capturés au fond de la mer. Parmi les poissons, on trouve harengs, chabots, lançons et autres espèces. Il capture également des crabes et des crevettes, des vers marins, des amphipodes et consomme aussi des algues.

Pendant la saison de reproduction, le Cormoran pélagique mâle cherche à attirer les femelles en agitant les ailes de haut en bas afin de créer un contraste en découvrant les taches blanches des côtés du croupion. Le plumage très luisant, la double crête et la peau rouge vif de la face sont mis en valeur par des postures adaptées. Le bec est pointé vers le ciel, la queue est abaissée, tandis que le mâle relève et baisse ses ailes régulièrement. Les parades ont souvent lieu au nid.

Le Cormoran pélagique est souvent sédentaire, mais quelques populations effectuent des dispersions postnuptiales courtes. Les populations les plus au nord, celles du nord-est de la Sibérie et du nord-ouest de l’Alaska, sont migratrices et gagnent le sud-est de l’Alaska et le nord de la Colombie Britannique. L’espèce est un visiteur hivernal jusqu’en Corée et en Chine, et plus loin au sud jusqu’à la Basse Californie.
Le vol est gracieux et direct avec des battements rapides.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La ponte a lieu entre mai et juillet. Le Cormoran pélagique nidifie en petites colonies et quelquefois en couples isolés. Il s’installe dans des sites inaccessibles, souvent sur les étroites corniches rocheuses ou dans les creux sur les rochers et les falaises hautes et abruptes.
Le nid est fait avec des rameaux de bois, des algues, des herbes, de la mousse et des débris, cimentés avec du guano. Le nid est habituellement réutilisé pendant plusieurs années de suite. Les deux adultes partagent sa construction et ajoutent des matériaux chaque année.

La femelle dépose 3-5 œufs blanc bleuâtre, devenant plus colorés au fur et à mesure de l’incubation. Les deux adultes incubent pendant environ un mois. A la naissance, les poussins sont nus, mais le duvet noirâtre pousse vite. Ils sont nourris par les parents et commencent à effectuer des vols courts à l’âge de 35-40 jours. Ils quittent le nid entre 45 et 55 jours après l’éclosion. Ils dépendent encore des adultes pour la nourriture pendant quelques semaines après avoir quitté le nid.

Il se nourrit généralement dans les eaux proches des côtes. Il plonge aisément, soit en plongeant près de la surface entre un et six mètres de profondeur, ou plus profondément, jusqu’à 28-33 mètres. Il nage sous l’eau en se propulsant avec ses grandes palmes, tandis que les ailes sont collées fermement sur les côtés du corps. Les pattes épaisses et musclées sont très puissantes et les quatre doigts palmés sont grand ouverts afin d’optimiser la zone membraneuse pour une propulsion plus efficace et suivre la trajectoire. Après la pêche, il se pose et ouvre grand ses ailes afin de les faire sécher.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
Le Cormoran pélagique est vulnérable à la pollution aux hydrocarbures et autres produits chimiques. Il peut se noyer dans les filets de pêche autour des zones de pêche industrielle situées près de ses aires de nourrissage. Les dérangements aux colonies représentent aussi un risque d’abandon des œufs par les adultes, à cause de l’augmentation des activités sportives autour des sites de nidification.
La population n’a pas été quantifiée, mais la tendance générale indique un déclin, bien que certaines populations soient stables.
Le Cormoran pélagique est actuellement considéré comme non menacé.