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Fr: Guillemot colombin
Ang: Pigeon Guillemot
All: Taubenteiste
Esp: Arao Colombino
Ita: Uria colomba
Nd: Duifzeekoet
Sd: Beringtejst

Photographes:

Tom Grey
Tom Grey's Bird Pictures

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

Otto Plantema
Trips around the world

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 3 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN : 8487334202

Avibase (Denis Lepage)

BirdLife International

HBW Alive  

All About Birds (Cornell Lab of Ornithology)

Audubon

Bird Web (Seattle Audubon Society)

Alaska Seabird Information Species

Alaska Sealife Center Window to the sea

Puget Sound Shorelines

Seabirds, Forage Fish and Marine Ecosystems Research

Guillemot Research Group

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)  

 

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Famille des Alcidés

Sommaire fiches

 

Guillemot colombin
Cepphus columba

Ordre des Charadriiformes – Famille des Alcidés

INTRODUCTION :
Le Guillemot colombin est un Alcidé de taille moyenne présent dans l’Océan Pacifique. Cet oiseau noir est connu pour sa façon de pêcher, lorsqu’il « vole » littéralement sous l’eau avec les ailes entrouvertes. Il pêche près des côtes rocheuses dans des eaux peu profondes.
Le Guillemot colombin est menacé par la pollution chimique en mer, par les mammifères et les oiseaux prédateurs aux colonies, et même par les orques et les pieuvres en mer. Localement, la pêche au filet est la cause d’une certaine mortalité.
Cette espèce effectue des parades nuptiales spectaculaires avec des vols en duo et des « jeux d’eau », accompagnés d’un vaste répertoire de sons.
Le Guillemot colombin fréquente le littoral rocheux des côtes de Californie jusqu’en Alaska, et de l’Est de la Sibérie.

C.c. eureka

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 30-37 cm
Poids : 450-550 gr

L’adulte a le plumage brun noirâtre dans l’ensemble. Sur le dessus des ailes, une grande tache blanche est traversée par une barre noire. Le dessous des ailes est gris foncé.
Le bec long, droit et pointu est noir avec le bord de la bouche vermillon. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts palmés sont rouge vif avec des griffes noires.

Les deux adultes sont semblables.
En hiver, ils ont les parties supérieures grisâtres barrées de blanc, tandis que la tête et le dessous sont blancs.
Le juvénile ressemble à l’adulte non-nicheur avec une tache alaire blanche moins nette. Les pattes et les doigts palmés sont plutôt gris orangé.

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Guillemot colombin a cinq sous-espèces.
C.c. snowi se trouve sur les Iles Kouriles (Paramushir jusqu’à Iturup). Cette race a la tache alaire blanche réduite ou absente.
C.c. columba se trouve au Kamchatka, vers le nord jusqu’au Détroit de Béring et l’ouest de l’Alaska.
C.c. kaiurka se trouve sur les Iles du Commandeur jusqu’au centre ouest des Aléoutiennes.
C.c. adiantus se trouve au centre des Iles Aléoutiennes et vers le sud jusqu’à l’Etat de Washington.
C.c. eureka est présente en Oregon et en Californie.  

Parmi les différentes races, la longueur du culmen et des ailes décroît en allant du Sud vers le Nord, excepté en Mer de Béring et en Sibérie. En revanche, l’étendue de la partie blanche des primaires externes et des couvertures sous-alaires augmente.

C.c. eureka

Juvénile

C.c. columba

HABITAT :  
Le Guillemot colombin nidifie le long des côtes rocheuses des iles perdues au large ou des sites côtiers. Il utilise des cavités naturelles, des crevasses rocheuses dans les éboulis, sur les façades des falaises ou au milieu des rochers. En fonction de la disponibilité des cavités, il peut aussi creuser un terrier s’il ne trouve aucun site adapté à ses besoins.
Le Guillemot colombin pêche près des rives, souvent dans des eaux assez peu profondes, en général moins de 50 mètres de profondeur. En hiver, il est présent le long des côtes rocheuses dans des sites abrités. Il lui arrive de s’aventurer à l’intérieur des ouvertures dans la glace en Mer de Béring et dans le sud de l’Alaska.

C.c. columba

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le Guillemot colombin a un répertoire de sons plus vaste que les autres Alcidés. Au tout début de la saison de reproduction, il émet des sifflements doux et musicaux, posé à l’entrée de la cavité de nidification.
Le cri d’alarme est une seule note aigüe. Les deux partenaires communiquent par des trilles et divers cris peu mélodieux qui varient en intensité et en fréquence en fonction de la situation.

C.c. eureka

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :  
Le Guillemot colombin se nourrit surtout de poissons et d’autres invertébrés marins tels que crevettes, crabes, gastéropodes et mollusques bivalves. Ces proies sont disponibles toute l’année. Cependant, le régime varie en fonction de la saison et de la distribution.

Il pêche près des colonies de reproduction et dans des eaux assez peu profondes. Comme il se nourrit près des côtes, il est sensible à la pollution chimique.
Il plonge pour pêcher, et se déplace en utilisant ses ailes courtes pour se propulser sous l’eau. Il suit une ligne plutôt sinueuse tout en cherchant des proies. Il peut plonger jusqu’à des profondeurs de 10 à 30 mètres. 

C.c. eureka

Pendant la saison de reproduction, le Guillemot colombin effectue de belles parades nuptiales accompagnées d’un grand répertoire de sons.
Ils sont territoriaux et des disputes peuvent quelquefois se produire. Il arrive que l’opposant soit harponné et saisi avec le bec. Les oiseaux tournent et battent fortement des ailes. Le Guillemot colombin peut aussi griffer avec ses griffes acérées.
Ces parades sont utilisées comme avertissement et intimidation. Si cela ne suffit pas, un combat peut avoir lieu et durer plusieurs minutes.

Les parades nuptiales servent à maintenir les liens du couple. Les deux partenaires volent ensemble et sur l’eau, des jeux peuvent être observés en guise de prélude aux comportements nuptiaux.
Des poursuites spectaculaires à la surface de l’eau ou juste en dessous et des compétitions de « saute-mouton » sont effectuées par ces oiseaux. Aux colonies, les sifflements et les trilles mélodieux sont classiques à cette période. Ils sont monogames.

C.c. columba
C.c. columba

Les migrations du Guillemot colombin sont mal connues. Il hiverne habituellement en mer, dans la Mer de Béring, le long des côtes depuis les Iles Pribilof et les Aléoutiennes, vers le sud jusqu’au nord du Japon (Hokkaido) et le sud de la Californie.
Cependant, les populations de Colombie Britannique, de l’Etat de Washington, d’Oregon et des Iles Kouriles restent souvent aux alentours de leurs colonies en hiver. Les oiseaux de Californie se déplacent vers le nord tandis que ceux de l’Alaska bougent vers le sud.
Le pic de la migration a lieu en octobre et en mars. 

Les Alcidés ont des ailes dont la taille leur permet de voler dans les airs et sous l’eau. Mais le Guillemot colombin effectue un vol rapide, puissant et direct lorsqu’il est dans les airs.

C.c. eureka

REPRODUCTION DE L’ESPECE :  
La saison de reproduction varie selon la distribution, avec le pic de ponte entre mi-mai et mi-juin en Californie et en Colombie Britannique. Elle a lieu une à deux semaines plus tard en Alaska. 
Le Guillemot colombin peut nidifier en couples isolés, mais en général, il se reproduit en colonies de moins de 50 oiseaux.
Il nidifie dans des cavités naturelles comme les crevasses rocheuses et les creux dans les falaises, sur les pentes ou dans les rochers. Il peut aussi parfois creuser un terrier quand les cavités sont toutes occupées.

C.c. eureka

Near the nest

La femelle dépose deux œufs. L’incubation dure 28 jours pour chaque œuf. Les poussins sont nourris par les deux parents à intervalles de deux à quatre heures. Ils sont couverts de duvet brun noirâtre. Ils sont emplumés au bout de 35-38 jours après la naissance et quittent le nid pendant la nuit, alors qu’ils sont complètement indépendants.

C.c. eureka

Juvénile

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
Le Guillemot colombin est localement menacé par la pollution chimique, la pêche au filet près des côtes et les mammifères introduits sur les aires de reproduction. Ces problèmes peuvent causer des pertes significatives localement.
Ces oiseaux sont affectés par la prédation intense des œufs et des poussins par les renards, les loutres et les visons. Les prédateurs aviaires comme les Corvidés prennent aussi les œufs et les poussins, tandis que le Pygargue à tête blanche capture les adultes sur l’eau.
La population semble cependant stable et même en légère augmentation en Amérique du Nord (2007). La population globale est estimée à 470 000 individus.
Le Guillemot colombin est actuellement considéré comme non menacé.  

Incapable de voler, ce Guillemot colombin est attaqué par un goéland. Mais il ne compte pas se laisser faire!

Goéland d'Audubon immature avec le Guillemot colombin

Adulte nourrissant un jeune
Juvénile poursuivant l'adulte qui va le nourrir
Juvénile réclamant sa pitance