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Fr: Martinet noir
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NATUR’AILES
 
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Bird Photography

Nicole Bouglouan
PHOTOGRAPHIC RAMBLE 

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 5 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334253

BIRDS OF AFRICA SOUTH OF THE SAHARA by Ian Sinclair and Peter Ryan - Princeton University Press Princeton and Oxford - ISBN: 0691118159

BIRDS OF THE MIDDLE EAST by R.F. Porter, S. Christensen, P Schiermacker-Ansen C.Helm - ISBN: 0713670169

ENCYCLOPEDIE DES OISEAUX DE FRANCE ET D’EUROPE – de Peter Hayman et Rob Hume - Flammarion – ISBN : 2082009920

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

THE COMPLETE BOOK OF BRITISH BIRDS – Written by “Royal Society for the Protection of Birds” experts - Préface de Magnus Magnusson - Michael Cady- Rob Hume Editors - ISBN: 0749509112 
 
THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C. Helm - ISBN: 0713639601

Avibase (Denis Lepage)

BirdLife International

HBW Alive  

Animal Diversity Web (University of Michigan Museum of Zoology)

ARKive (Christopher Parsons)

Birds of Britain - The Web Magazine for Birdwatchers

Biodiversity Explorer – The Web of Life in Southern Africa 

Pájaros de España (JL Beamonte)

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

Birding Frontiers - Tracking ‘pekinensis’ Common Swifts

 

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Martinet noir
Apus apus   

Ordre des Apodiformes – Famille des Apodidés

INTRODUCTION :     
Le Martinet noir passe presque toute sa vie dans les airs. Il se nourrit, boit, dort et s’accouple en vol. Il vient se poser à terre uniquement pour pondre ses œufs et nourrir ses poussins. Un jeune martinet peut passer jusqu’à 3-4 ans dans les airs, depuis son premier vol jusqu’à son retour à la colonie afin de se reproduire.
Le Martinet noir vole de manière étonnante, et il n’est pas rare de voir des groupes passer à grande vitesse autour des sites de nidification. Leurs cris aigus sont très reconnaissables. Rarement posée, cette espèce fait partie du ciel.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Quelques mesures :
Longueur : 16-17 cm
Envergure : 40-44 cm
Poids : 30-50 gr

Le Martinet noir adulte est un oiseau assez grand et élancé, au plumage brun noirâtre dans l’ensemble en dehors de la petite tache blanche de la gorge. En dessous des ailes, les grandes couvertures et la partie interne de l’aile sont légèrement plus claires, tout comme le croupion et le front.
En plumage frais, les plumes sont plus noires avec d’étroits liserés blancs.
Les ailes ont une partie externe plutôt longue et sont très pointues, en forme de faucille. La longue queue présente une fourche profonde.

Le petit bec est noir mais son ouverture est large. Les yeux sont brun foncé. Les pattes courtes et les doigts sont bien adaptés pour se poser sur des surfaces verticales, grâce aux 4 griffes robustes qui permettent à l’oiseau de s’agripper aux pierres des cheminées, des murs et des falaises.
Les deux adultes sont identiques.
Le juvénile est plus noir que l’adulte, mais les plumes du front sont bordées de blanc et forment ainsi une petite tache blanche, tandis que la gorge blanche est plus grande et moins bien définie.

SOUS-ESPECES ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Le Martinet noir a deux sous-espèces.
A.a. apus (décrite plus haut) se trouve dans l’ouest, le nord et le sud de l’Europe et dans le nord-ouest de l’Afrique, vers l’est jusqu’au lac Baïkal, et vers le sud-est jusqu’en Iran. Il hiverne en Afrique, depuis la République Démocratique du Congo et la Tanzanie, vers le sud jusqu’au Zimbabwe et au Mozambique.
A.a. pekinensis se trouve en Iran et dans la région située à l’est de la Mer Caspienne, et dans le nord, le centre et l’est de l’Afghanistan, vers l’est dans la partie ouest de l’Himalaya jusqu’au centre du Népal, et jusqu’en Mongolie et dans le nord de la Chine. 
Cette race a le front plus pâle et présente un contraste plus important au niveau du plumage des ailes.

HABITAT :
Le Martinet noir vole au-dessus d’une grande variété d’habitats comme les forêts, les plaines découvertes, les déserts et les steppes. Il nidifie dans des trous sous les avant-toits des habitations, dans les immeubles ou les murs, et aussi sur les falaises rocheuses. Il est présent autour des villages et des villes qui présentent des sites de nidification adaptés à ses besoins. L’espèce est visible depuis le niveau de la mer jusqu’en altitude. 
La race pekinensis est visible entre 1500 et 3000 mètres d’altitude dans l’Himalaya, et elle se nourrit jusqu’à 4000 mètres. Quelques observations d’oiseaux en migration à une hauteur de 5700 mètres ont été faites à Ladakh dans le nord de l’Inde.   

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO  
Le Martinet noir émet des cris perçants et sonores en vol « swii-rii » comprenant les cris aigus des femelles « swii » et ceux des mâles « srii », généralement plus forts et plus bas.
Lorsqu’ils volent en groupes, ils crient tous ensemble, créant ainsi un son continu, ondulant et haut-perché, souvent entendu autour des immeubles et des monuments en été, témoins des colonies de nidification.               
Cris des martinets en vol

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le Martinet noir se nourrit d’insectes capturés en vol après des poursuites rapides dans les airs. L’oiseau vole avec la bouche largement ouverte et happe les insectes en vol. Son régime insectivore est composé de plusieurs espèces comprenant des Hyménoptères, des Diptères, des Hémiptères et des Coléoptères. Il évite en général les insectes munis d’un dard.

D’après une étude des pelotes rejetées par ces oiseaux, il semblerait que le Martinet noir se nourrissent de 300 à 500 proies d’espèces différentes, d’une longueur allant jusqu’à 12 millimètres. Il boit en volant au ras de l'eau avec le bec ouvert en écumant la surface.
Ils forment souvent de grandes troupes d’espèce mélangées avec d’autres martinets et des hirondelles. Ces groupes permettent une meilleure protection contre les rapaces qui tuent régulièrement les martinets. Le Martinet noir harcèle fréquemment les petits rapaces en lançant des cris d’alarme.  

Pousuite d'un Faucon crécerelle

Le Martinet noir revient habituellement sur les mêmes sites de reproduction chaque année. Les couples peuvent rester ensemble pendant plusieurs années. Ils sont apparemment monogames.
Lorsqu’il fait froid, le couple dort avec les plumes gonflées et le dos rond, et les deux partenaires dorment souvent l’un au-dessus de l’autre pour conserver la chaleur.
Pendant la saison de reproduction, ils effectuent des parades aériennes. La femelle se soumet en exposant sa gorge blanche en levant la tête. Ensuite, les deux partenaires lissent leurs plumes. L’accouplement peut avoir lieu au nid ou en vol.

Le Martinet noir se repose en vol et à grande hauteur, entre 1000 et 3000 mètres. Ils se reposent en groupes mais juste avant, ils crient tous en chœur et volent en cercles rapprochés et s’élèvent rapidement. La hauteur est maintenue en pratiquant des battements lents alternés de glissés. Ils volent contre le vent, ce qui leur permet de s’élever dans les airs. Cependant, cette espèce peut aussi dormir accrochée à des murs verticaux, ou dans des creux d’arbres et même sur la partie externe du feuillage.  

Ils forment de grandes troupes avant de migrer, mais ils migrent souvent en groupes moins importants. Ils se déplacent sur de longues distances. Ils sont présents sur leurs aires d’hivernage en Afrique à partir de septembre, et quittent ces régions fin janvier/début février pour retourner vers leurs aires de reproduction.
La race pekinensis quitte l’Afrique du Sud un peu plus tard, début mars.
L’espèce vagabonde autour de nombreuses iles subantarctiques, y compris dans l’Archipel du Prince Edward dans le sud de l’Océan Indien.

Par beau temps, le Martinet noir se nourrit haut dans le ciel en décrivant des cercles avec les ailes agitées de soubresauts. Il pratique aussi de longs glissés et bascule souvent en vol pour changer de direction. Pendant les vols rapides, il donne l’illusion de battre des ailes alternativement. Il peut passer la journée entière en vol, ce qui donne une idée de l’endurance et de la force de cette espèce, et de sa manière étonnante de dompter l’air.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :   
Le Martinet noir se reproduit au printemps, en général de mars à juin selon la distribution. Il nidifie en colonies, mais il n’est pas anormal que quelques couples nidifient de manière isolée. Les nids sont habituellement espacés d’environ un mètre. Le site de nidification est choisi par le mâle, mais les deux partenaires le défendent.
Une colonie peut comprendre de 30 à 40 nids. Elle est souvent établie sur des immeubles, bien que les crevasses rocheuses et les creux d’arbres soient également utilisés en dehors des villes et des villages.
Le nid en forme de coupe est fait avec des morceaux de végétation et des plumes, soudés avec la salive gélatineuse de l’oiseau. Le diamètre intérieur de la coupe est d’environ 45 millimètres.

La femelle dépose 1-4 œufs blancs piriformes. Les deux adultes partagent l’incubation avec des changements toutes les deux heures pendant 19-20 jours. Les poussins sont nus à la naissance et couvés en permanence pendant la première semaine. Ils ont un peu de duvet à 15 jours, et davantage à 17 jours. Ils sont emplumés à un mois.
Les adultes apportent la nourriture dans leur poche gulaire sous forme de boules compactes. Environ dix boules de nourriture sont apportées chaque jour au nid.
Les poussins font des exercices en permanence avec les ailes et se lissent les plumes à partir de l’âge de 2-3 semaines. Selon les conditions climatiques, ils quittent le nid au bout de 37-56 jours, habituellement au bout de 42 jours après l’éclosion.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :  
Le Martinet noir a une distribution très vaste. Quelques déclins ont été observés dans plusieurs pays mais la population est actuellement stable.
En Europe, cette population a été estimée à 20 700 000/51 000 000 individus en 2004. Une estimation de la population globale donne les chiffres suivants : 40 000 000/200 000 000 individus, sachant que l’Europe représente de 25 à 49% de la population mondiale.
Le Martinet noir est actuellement considéré comme non menacé.

Le Martinet noir, aussi bien adulte que juvénile, est capable d’entrer en état de torpeur comme les Trochilidés. Si les ressources alimentaires deviennent rares après la naissance des jeunes, les poussins peuvent entrer en semi-torpeur, un étant similaire à l’hibernation. Cet état réduit la demande énergétique nécessaire à la croissance de leur corps. Ils peuvent alors vivre avec très peu de nourriture pendant 10 à 15 jours.
Les boules de nourriture sont faites d’insectes amassés dans la poche gulaire par les adultes pendant le vol, et amalgamés avec de la salive. Au début, les poussins se partagent ces boules, mais ensuite, chaque jeune est capable d’en avaler une entière.