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Ang : Turkey Vulture
All : Truthahngeier
Esp : Aura Gallipavo
Ital: Avvoltoio collorosso
Nd: Kalkoengier
Sd : Kalkongam
Port: Urubu-de-cabeça-vermelha

Photographes :

Marc Chrétien
MURINUS

Alfredo Colón
Puerto Rico Wildlife

Maxime Dechelle
LEPAPARRAZO

Jean Michel Fenerole
Photos d’Oiseaux

Tom Grey
Tom Grey's Bird Pictures

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

René Lortie
http://rlortie.ca

Tom Merigan
Tom Merigan’s Photo Galleries

Bob Moul
Nature Photography

Pete Moulton
Pete Moulton Photography

Philippe Wolfer
OISEAUX D’ARGENTINE

Texte de Nicole Bouglouan

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 2 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334156

A GUIDE TO THE BIRDS OF MEXICO AND NORTHERN CENTRAL AMERICA by  Steve N. G. Howell, Sophie Webb - Oxford University Press - ISBN: 0198540124

A GUIDE TO THE BIRDS OF COLOMBIA by Steven L. Hilty and William L. Brown - Princeton University Press – ISBN 069108372X

BIRDS OF THE GREAT BASIN – by Fred A. Ryser - Univ of Nevada Pr -ISBN: 0874170796

Avibase (Lepage Denis)

Wikipedia (Wikipedia, The Free Encyclopedia)

 

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Page Famille Cathartidés

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Sommaire fiches

 

Urubu à tête rouge
Cathartes aura

Ordre des Accipitriformes – Famille des Cathartidés

QUELQUES MESURES :
L : 64-81 cm
Env : 180-200 cm
Poids : 850-2000 gr

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
L’Urubu à tête rouge est l’un des plus grands rapaces américains. Souvent vu en train de glisser dans les airs pour chercher sa nourriture, ou près des routes où il profite des animaux tués par les véhicules, sa présence est constante, aussi bien dans le ciel que posé sur un perchoir avec les ailes étendues, le corps tourné vers le soleil. 

L’adulte a le plumage noir brunâtre dans l’ensemble, avec de légers reflets. Les parties supérieures présentent des plumes aux liserés chamois, y compris sur les ailes et la queue. Le cou est plus sombre.
Les ailes sont larges et longues, avec des zones brun clair ou blanchâtres sur le dessus des ailes, sur les six primaires externes.  

Les parties inférieures sont plutôt noirâtres, mais le dessous des rémiges est gris-argent.

Race "ruficollis" (Argentine)
Race "septentrionalis" (Pennsylvanie)

La tête et le haut du cou sont nus, avec quelques verrues blanches autour des yeux. La peau nue est rouge à rouge-violacé. Le sommet de la calotte est couvert de duvet clairsemé très court et noir.

Le bec crochu est blanchâtre avec la cire rougeâtre. Comme chez les autres membres du genre Cathartes, les narines larges et non cloisonnées font que ce rapace a un sens de l’odorat très développé. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont couleur chair à rougeâtre.  

Les deux sexes sont semblables en plumage, mais la femelle est plus grande que le mâle.
Le juvénile est plus terne et plus brun. La peau nue de la face est gris foncé et porte quelques plumes duveteuses courtes. Le bec est de couleur sombre. Les couvertures sus-alaires présentent des liserés brunâtres plus nets.

Race "ruficollis"

Guyane française

Race "ruficollis"

Immature (tête terne)

Guyane française

On trouve quatre sous-espèces.
C.a. aura se trouve dans l’ouest Nord Américain, vers le sud au Costa Rica et aux Grandes Antilles.
C.a. septentrionalis  se trouve dans l’est de l’Amérique du Nord.
C.a. ruficollis se trouve au sud de l’Amérique Centrale et sur les basses terres de l’Argentine, et à Trinidad.
C.a. jota se trouve sur les côtes du Pacifique de l’Amérique du Sud à partir de l’Equateur, à l’est des Andes, en Patagonie et aux iles Falkland.   

Ces sous-espèces diffèrent par la taille du corps et l’intensité des couleurs de la tête.
La race « ruficollis » présente une bande blanche qui traverse l’arrière de la tête.

Race "ruficollis"

Guyane française

CRIS ET CHANTS :  
L’Urubu à tête rouge, comme les autres Cathartidés, n’a pas de syrinx ni les muscles qui lui sont associés, ce qui le rend presque silencieux. Cependant, on peut entendre quelques bruits comme des grognements, des ronflements, des vibrations, des souffles et des sifflements, plus particulièrement autour d’une carcasse, mais aussi pendant la période de reproduction.

Race "septentrionalis"

(Pennsylvanie)

HABITAT :  
L’Urubu à tête rouge est rarement vu dans les forêts denses, préférant les campagnes ouvertes, semi-ouvertes et boisées. On peut le trouver dans le vrai désert sur la côte Péruvienne, dans les zones herbeuses et les savanes, ainsi que dans les forêts tropicales et les zones boisées en Amérique du Nord.

DISTRIBUTION :
L’Urubu à tête rouge est présent depuis le sud du Canada jusqu’au Cap Horn. Il a été introduit à Porto Rico via Cuba.
Cette espèce est migratrice en Amérique du Nord, et se déplace vers le sud jusqu’au sud des Etats-Unis, et en Amérique Centrale et du Sud.

Race "aura"

Introduite à Porto Rico

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
L’Urubu à tête rouge est un charognard attiré par les carcasses d’animaux morts, des grands aux plus petits comme les petits oiseaux. Il profite des cadavres d’animaux trouvés sur le bord de la route tués par les véhicules. Cela représente une bonne source de nourriture pour ce rapace. Il tue rarement des proies, même des petites.

L’Urubu à tête rouge localise la nourriture grâce à son odorat bien développé. Cependant, il ignore habituellement les carcasses qui ont plusieurs jours, sans doute afin d’éviter les toxines produites par l’action bactérienne.
Autour d’une carcasse, l’Urubu à tête rouge est souvent dominé par le Grand Urubu et l’Urubu noir.
En général, il arrive le premier, ensuite ce sont les autres rapaces qui se nourrissent et finalement, l’Urubu à tête rouge revient afin de nettoyer tous les restes de chair.

Ce vautour vole à basse altitude quand il cherche sa nourriture, afin de « trouver » et de sentir les signaux olfactifs qui sont plus forts près du sol.

Race "ruficollis"

(Argentine)

Dans l’après-midi, les Urubus à tête rouge se rassemblent aux dortoirs communaux pour la nuit, et même pendant la saison de reproduction, les non-nicheurs dorment ensemble la nuit.
Tôt le matin, on peut le voir perché à la cime des arbres près du dortoir avec les ailes grandement déployées, le corps tourné vers le soleil. Il expose aussi son dos en gonflant ses plumes.
Comme la température de leur corps baisse de plusieurs degrés pendant la nuit, ces oiseaux ont besoin de la chaleur du soleil chaque matin pour la réguler avant de commencer leur recherche de nourriture. 

L’Urubu à tête rouge est souvent vu seul ou en petits groupes, mais lors des migrations, ce sont des vols immenses qui se déplacent.

VOL :
L’Urubu à tête rouge est souvent en vol. Ses ailes sont faites pour glisser et planer. Il pratique très peu le vol battu car il n’a pas les muscles pectoraux suffisamment forts pour cela.
Il plane et glisse pendant de longues périodes avec peu de battements, mais quand il bat des ailes, c’est malgré tout avec facilité. Il profite des courants thermiques pour s’élever et ensuite, il plane dans le ciel.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction varie selon la distribution.
L’Urubu à tête rouge nidifie souvent dans une grotte, un renfoncement ou une crevasse rocheuse sur le côté des falaises, mais il peut aussi utiliser des souches creuses en même un nid de rapace abandonné. Quelques uns nidifient sur le sol dans la végétation dense. Ils n’ajoutent aucun matériel supplémentaire.

La femelle dépose deux œufs et les deux adultes incubent pendant 38 à 41 jours. Les poussins sont couverts de duvet blanc et la peau nue de la face est noirâtre. Ils sont nourris par régurgitation par les parents. Ils sont emplumés au bout de 70-80 jours, parfois plus.

ALIMENTATION :
L’Urubu à tête rouge est un charognard et se nourrit de carcasses de toutes tailles et de cadavres d’animaux au bord des routes. Il fréquente aussi les décharges s’il en a l’occasion.
La nourriture est localisée grâce à son sens de l’odorat très développé tandis qu’il vole bas par rapport au sol.

PROTECTION / MENACES / STATUS : 
L’Urubu à tête rouge est abondant et largement répandu. Ils migrent en très grands nombres à travers l’Amérique Centrale. La distribution est en train d’augmenter car ils deviennent plus communs là où il y a des routes et des décharges que sur les terres non humanisées. Cette espèce est peu persécutée et n’est pas menacée actuellement.