English version

Accueil

Présentation

Fiches

Dossiers

Voyages
 
Galeries

Poésie

Liens

Nouveautés

Contact

Mentions légales

Page sous

copyright !

L’oiseau et son nid, là où tout commence…

Page 16 : Indicatoridés, Picidés et Ramphastidés

Seconde partie

 

Au début de la saison de reproduction et après diverses parades nuptiales, le site du nid est choisi par le couple ou l’un des deux partenaires et le nid est construit à l’intérieur de cette zone. Pour de nombreuses espèces, le nid est le lieu où les oiseaux paradent et s’accouplent. Il joue un très grand rôle pendant la nidification. Il est le berceau des poussins et l’endroit où les adultes les nourrissent avant leur envol vers l’indépendance. 

La famille des Indicatoridés comprend des espèces arboricoles de taille moyenne ou petite. Ces oiseaux ont une petite tête, un bec court et un plumage plutôt terne mais la queue présente des rectrices externes blanches très évidentes. Ces espèces se trouvent en Afrique subsaharienne et dans le sud de l’Asie.

Si l’on compare divers critères morphologiques, les indicateurs semblent plus proches des familles précédentes (Capitonidés, Lybiidés, Megalaimidés, Semnornithidés) mais certains auteurs suggèrent une relation plus proche des pics. Cependant, leurs parades aériennes et quelques autres comportements et vocalises semblent ressembler davantage aux barbus et autres barbicans qu’aux pics.

A suivre... Conclusion de l'étude des nids des oiseaux non-passériformes

Texte de Nicole Bouglouan

Photographes:

Roger Ahlman
Pbase Galleries Peru and Ecuador & My bird pictures on IBC

John Anderson
John Anderson Photo Galleries

Didier Buysse
Vision d’Oiseaux

Steve Garvie
RAINBIRDER Photo galleries & Flickr Rainbirder

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

Pete Moulton
Pete Moulton Photography

Otto Plantema
Trips around the world

William Price
PBase-tereksandpiper & Flickr William Price

Jean Marc Rabby
Des Ailes et des Plumes

Dubi Shapiro
Dubi Shapiro Photo Galleries & Dubi Shapiro's Pictures on IBC

Yves Thonnerieux
NATUR’AILES

Philippe et Aline Wolfer
OISEAUX D'ARGENTINE

Nicole Bouglouan
Photographic ramble & My pictures on IBC

Ces images et le texte sont soumis au droit d'auteur et ne peuvent être utilisés sans l'autorisation expresse des propriétaires. Ceci s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux diverses associations ornithologiques et autres organismes. Mentions légales

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol. 7 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal – Lynx Edicions – ISBN: 8487334377

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

Woodpeckers of the World: The Complete Guide by Gerard Gorman – Editeur: A&C Black, 2014 – Helm Photographic Guides - ISBN: 1408147173, 9781408147177

WOODPECKERS, an identification guide of the woodpeckers of the world by Winkler Hans and Christie David – Helm – ISBN: 0395720435

Toucans, Barbets, and Honeyguides: Ramphastidae, Capitonidae and Indicatoridae De Lester Short, Jennifer Horne, Jennifer F. M. Horne- Editeur: OUP Oxford, 2001 – ISBN: 0198546661, 9780198546665 - 526 pages

ROOSTING AND NESTING OF ARACARI TOUCANS

Honeyguides and humans: a wonderful mutualism between our species and a wild bird

Meet the Greater Honeyguide, the Bird That Understands Humans

HONEYGUIDES AS BROOD PARASITES

Evolutionary morphology of the woodpeckers (Picidae)

Wikipedia – Bird nest

Bird nests: Variety is Key for the world’s avian Architects

How birds build nests

BIRD NEST FACTS

Be on the lookout for bird nests  

Avian Reproduction: Nests

The design and function of birds' nests

Types of Bird Nests

CREAGUS@Monterey Bay (Don Roberson)

Wikipedia, the free encyclopaedia

 

Accueil

Sommaire dossiers

Haut de page

 

Indicateur de Willcocks

Les espèces de la sous-famille Prodotiscinae ont le bec fin, tandis que les membres de la sous-famille Indicatorinae ont des becs plus forts. Toutes les espèces semblent parasiter les nids d’autres oiseaux comme les Piciformes et les espèces qui nidifient dans des cavités ou des nids en forme de coupe profonde ou couverts.  

Ils fréquentent surtout les forêts et les bois, depuis les forêts de montagne jusqu’aux lisières des bois tempérés dans quelques régions d’Afrique du Sud, les hautes montagnes Africaines et les abords de l’Himalaya, même jusqu’à la limite des derniers arbres. Certains peuvent être vus dans des arbres qui bordent les fleuves près du désert.  

Les indicateurs se nourrissent régulièrement de cire d’abeille (Cera alba) dans les colonies d’abeilles, de larves de Galleria mellonella, d’insectes volants et rampants, d’araignées et parfois de fruits. Leur nom vient de leur habitude de guider les hommes vers les abeilles. Ce comportement est connu pour une ou deux espèces, en particulier le Grand Indicateur.  

Grand Indicateur

Femelle

Immatures et femelles de cette espèce semblent guider les humains. Ils se posent près d’eux et crient de façon répétitive. D’après une observation, une femelle a conduit des observateurs à quatre nids séparés. L’oiseau répète son cri insistant et se déplace fréquemment en exposant les plumes blanches de la queue. En revanche, le Grand Indicateur devient silencieux au voisinage d’une colonie d’abeilles et regarde les hommes. Les hommes qui récoltent le miel en laissent une belle part à l’oiseau qui les a guidés. Ces oiseaux sont capables de comprendre un cri humain qui les incite à mener les hommes vers cette source. Ces comportements leur ont donné le nom d’indicateurs.  

Les indicateurs sont des parasites des nids des autres espèces et sont plutôt agressifs. Ils sont généralement plus rapides que leurs hôtes qui réagissent agressivement à leur approche. Les hôtes poursuivent les intrus, mais ils finissent toujours par êtres poursuivis par les indicateurs.
D’après quelques observations, mâles et femelles surveillent les activités et les nids des futurs hôtes. Le Petit Indicateur mâle peut agir de concert avec la femelle afin de l’aider à accéder au nid convoité. La femelle peut alors perforer ou enlever quelques œufs présents dans le nid. Elle pond son œuf très rapidement, juste une quinzaine de secondes pour pondre et s’envoler.    

Petit Indicateur

Les espèces de barbus et barbicans choisies pour élever les jeunes indicateurs peuvent tuer ou blesser un indicateur adulte introduit dans leur nid. Mais jusqu’à présent, rien ne prouve que les hôtes enlèvent l’œuf parasite. Cet œuf éclot au bout de 12 à 18 jours selon l’espèce. Le poussin est nu, aveugle et faible, mais il a une « dent de délivrance ou diamant » bien développée, ainsi qu’un petit crochet acéré et courbe à l’extrémité des deux mandibules. Il est capable de bouger et de grimper, et de  mordre tout ce qu’il touche, sauf ses parents adoptifs. Les œufs de l’hôte sont détruits un par un, et si un poussin est présent, il est mordu et lacéré et finit par mourir, pour être finalement enlevé du nid par ses propres parents.

Indicateur varié

Le jeune indicateur quémande sa nourriture bruyamment tandis que ses parents adoptifs le nourrissent. Il grandit grâce au régime typique des barbus qui est essentiellement composé de fruits. Il s’envole au bout de 21 à 35 jours en fonction de l’espèce. Il est indépendant juste deux jours après avoir quitté le nid.

Il n’y retourne pas pour dormir, mais il s’associe très vite à d’autres indicateurs et les suit jusqu’aux colonies d’abeilles. Le Grand Indicateur immature diffère des adultes au niveau du plumage avec des couleurs jaune d’or, crème et brun-olive. Il devient « super dominant » dès son arrivée aux sources de nourriture et peut alors se nourrir pendant 20 à 30 minutes.

Grand Indicateur

Immature

La famille des Picidés fait partie de l’Ordre des Piciformes. Cette famille rassemble les Pics, les Torcols et les Picumnes qui sont les plus petits. 
Les pics forment la majeure partie de cette famille. Les Picidés sont largement répandus à travers le monde, excepté à Madagascar, en Nouvelle Zélande et en Australie, et bien sûr aux pôles.

Les critères morphologiques typiques de cette famille comprennent un bec robuste et droit, un crâne renforcé, des pattes courtes et des doigts puissants, ainsi que des rectrices raides. La langue est très longue et collante, adaptée aux habitudes alimentaires des espèces.
Le bec droit en forme de ciseaux est fait pour creuser des trous dans les troncs d’arbres, et le crâne renforcé est capable de supporter ces coups répétés. Les pattes courtes et les rectrices raides permettent au pic de grimper verticalement et latéralement le long des troncs et des branches. La longue langue collante est utile pour sonder profondément dans les crevasses de l’écorce afin d’atteindre les invertébrés et les larves cachées.

Pic de Magellan

Les pics effectuent régulièrement des tambourinages. Les deux sexes tambourinent mais surtout le mâle. Ces bruits sont étroitement liés aux comportements territoriaux, un peu comme les cris d’avertissements des autres espèces. La voix des pics produit surtout des sons rauques et des cris perçants.

Les pics sont essentiellement arboricoles et fréquentent en général les zones boisées qui leur fournissent des sites de nidifications adaptés puisqu’ils nidifient dans des cavités. Cependant, d’autres cavités comme un trou dans une falaise ou une crevasse rocheuse peuvent également faire l’affaire pour le Pic des rochers.

Pic des rochers
Ils se reproduisent le plus souvent dans des trous d’arbres. Les deux sexes creusent la cavité grâce à leur bec puissant. La chambre d’incubation est tapissée de copeaux de bois et le trou est souvent en forme de poire.
Les deux parents partagent les tâches liées à la reproduction. La couvée comprend en général 2 à 5 œufs blancs. L’incubation dure approximativement 11 à 15 jours, assurée par les deux sexes, le mâle surtout la nuit. Les jeunes abandonnent le nid à l’âge de 3 à 4 semaines. 
Pic vert ou Pivert
Pic noir

Les pics se nourrissent surtout d’insectes et de larves, ainsi que d’autres arthropodes et de chenilles. Ils consomment aussi des fruits, des noix et noisettes et de la sève. Ils atteignent les larves grâce à leur bec robuste qui creuse dans les crevasses, à la recherche d’invertébrés.  
Les pics volent très bien en effectuant un vol ondulant. La plupart d’entre eux sont sédentaires dans leur habitat.

Pic à front jaune
Pic des Saguaros

Les Picumnes sont plus petits que les autres membres de la Famille des Picidés, avec en général moins de 10 centimètres de longueur.
Ils diffèrent par la taille, mais aussi par l’usage qu’ils font de la queue lorsqu’ils bougent dans les arbres. Elle est courte avec des rectrices légèrement pointues. Tandis qu’ils se déplacent le long des branches, ou qu’ils tambourinent vigoureusement, la queue est très rarement utilisée comme support.
Ils ont un plumage aux couleurs douces, souvent brun ou verdâtre avec des marques noires. Comme chez les pics, les dessins de la tête, orangés ou rouges pour les mâles et habituellement blancs pour les femelles, font la différence entre les sexes.

Picumne de Buffon

Mâle à gauche et femelle à droite

Les Picumnes sont capables de creuser la cavité de nidification grâce au bec pointu et latéralement compressé.
Quelques espèces tambourinent et ce bruit typique peut être régulièrement entendu chez ces petits oiseaux.
Ils vivent dans une grande variété de zones forestières ou boisées comme les forêts humides ou sèches, les plantations, les mangroves et les galeries forestières, selon la distribution.
La plupart des espèces se trouvent en Amérique du Sud, mais on trouve une espèce en Afrique subsaharienne et quelques autres en Asie du sud-est, et jusqu’à Java et Sumatra.

Picumne de Lafresnaye

Leur alimentation est relativement semblable à celles des autres Picidés, principalement au niveau des invertébrés. Ils consomment des insectes et leurs larves, des chenilles et aussi des araignées.
Il y a très peu d’informations sur leur façon de se nourrir et leur régime complet, mais certains d’entre eux, mieux connus, cherchent à différents niveaux dans les arbres. Ils sont très agiles et rapides, et peuvent atteindre facilement le bout d’une branche fine.

Les Picumnes nidifient dans des cavités creusées par les deux sexes. Quelques parades ont été observées, avec le mâle décrivant des cercles autour de la femelle ou la poursuivant dans les branches. Quelques autres comprennent des mouvements synchronisés avec les ailes largement ouvertes.

Picumne de Temminck

La couvée comprend entre deux et quatre œufs. Les deux adultes partagent les tâches liées à la reproduction. Ils défendent le site et peuvent donner des coups de bec aux intrus.
Beaucoup d’entre eux semblent être résidents dans leur distribution, et les espèces ne sont pas globalement menacées actuellement. Mais ces oiseaux ne sont pas très bien connus.

 

Les torcols appartiennent aussi à la famille des Picidés, mais leurs comportements sont différents. Ces oiseaux ne tambourinent pas, et n’ont pas de rectrices raides. Ils ne creusent pas de trous dans les arbres et préfèrent utiliser des cavités abandonnées, ou même occupées, dont ils éjectent œufs et nouveau-nés s’il y en a, avant d’adopter le trou ainsi libéré. Ils sont territoriaux et défendent vigoureusement le site du nid. 

Torcol fourmilier
Torcol à gorge rousse
Torcol fourmilier

La femelle dépose plusieurs œufs blancs, et l’incubation dure environ 12 à 15 jours. Les jeunes sont nourris par les deux adultes avec des fourmis, larves et cocons inclus, et délivrent d’importantes becquées aux jeunes.

Torcol à gorge rousse

Il n’existe que deux espèces de torcols, le Torcol à gorge rousse d’Afrique et le Torcol fourmilier des zones tempérées d’Eurasie et d’Asie.  
Les nids du Torcol à gorge rousse sont souvent parasités par les Indicatoridés. Cette espèce est résidente avec quelques dispersions postnuptiales, tandis que le Torcol fourmilier est migrateur et passe l’hiver en Afrique Tropicale et dans le sud de l’Asie.  

Torcol fourmilier

La famille des Ramphastidés comprend les toucans, les toucanets et les araçaris présents dans les régions néo tropicales, mais la plus grande diversité se trouve en Amazonie. Ils sont proches des Capitonidés.
Ce sont des oiseaux de taille moyenne ou grande avec un plumage vivement coloré dotés d’un bec énorme paré de couleurs vives. Ils sont remarquablement uniformes dans leur morphologie. La famille est divisée en cinq genres.
Ils fréquentent les forêts depuis le centre-nord du Mexique jusqu’à l’ouest et l’est de l’Argentine, mais quelques espèces comme celles du genre Andigena, peuvent atteindre la ligne des derniers arbres dans le nord des Andes. Ces oiseaux ont besoin d’arbres et de cavités déjà creusées pour nidifier.  
                  
Toutes les espèces ont un long bec étroit, souvent vivement coloré. Il présente des « dents », petites ou grandes, tournées vers l’avant, et le culmen est courbé vers le bas en formant un crochet à l’extrémité. Les dessins du bec sont souvent très complexes, avec des marques diversement colorées, des bandes verticales ou des taches. Le bec peut sembler très lourd, mais en réalité, il est extrêmement léger et creux.

Araçari à oreillons roux
Toucan montagnard

La tête est également souvent très colorée, avec de la peau nue autour des yeux qui s’étend jusqu’à la face et aux lores, et parfois jusqu’au bec. La langue est longue et munie de poils vers l’extrémité. Ceci est une adaptation au régime frugivore de ces oiseaux.
Mâle et femelle diffèrent par la longueur du bec, généralement plus long chez le mâle, mais la plupart des espèces n’affichent pas de dimorphisme sexuel au niveau du plumage ou des parties nues. La femelle peut cependant paraître quelquefois plus terne que le mâle.    

Ces oiseaux arboricoles se déplacent en bondissant, en sautant, ou en sautillant vers le haut des branches des arbres. Ils s’accrochent aussi aux petites branches pour atteindre des fruits avec leur long bec. Ce bec énorme et coloré est parfois utilisé pour intimider d’autres oiseaux, en particulier autour des sources de nourriture. Les toucans sont principalement frugivores, mais des insectes et d’autres proies animales sont nécessaires pour nourrir la couvée.   

Toucan toco

Ils se reproduisent lorsque de nombreuses plantes portent des fruits. Les Ramphastidés nidifient dans des cavités, mais la plupart d’entre eux sont incapables de creuser un trou, et ils doivent donc trouver des cavités vacantes. Il leur arrive aussi de s’approprier une cavité pendant le cycle de reproduction des pics ou d’autres espèces.
Le Toucan toco est connu pour son habitude de nidifier sur ou à l’intérieur d’une termitière placée sur le sol. Il utilise alors une cavité creusée et abandonnée par le Pic champêtre. Les grands toucans du genre Ramphastos nettoient les débris et déchirent le bois pourri au fond des cavités naturelles. Ces creux sont utilisés pendant plusieurs années de suite et deviennent ainsi de plus en plus profonds.
Quelques toucanets, surtout les femelles, sont capables de creuser ou d’arracher du bois pourri, et elles jettent les morceaux hors du nid. Le Toucan montagnard peut creuser un peu pour compléter une cavité qui finit souvent par atteindre deux mètres de profondeur.    

Toucan montagnard
Les plus grandes espèces ont un vol ondulant, tandis que les plus petites ont un vol plus direct avec des battements rapides. Les toucans n’effectuent pas de parades aériennes car leur vol est généralement plutôt faible.
Araçari à oreillons roux

Les toucans défendent le nid et harcèlent les prédateurs, mais le plus souvent, ils gardent leurs distances.
Quelques parades sont observées, mais surtout des offrandes de nourriture. Chez les espèces dont les liens durent longtemps, les parades ne sont pas très élaborées et les oiseaux se reproduisent sans rituel spécial. Cependant, certains toucans paradent et mettent en valeur les couleurs du bec et du plumage.  

La couvée contient 1-5 œufs blancs chez les toucanets du genre Aulacorhynchus, 2-4 chez les espèces du genre Selenidera, ou 2-3 chez le Toucan montagnard, 2-5 chez les araçaris et 1-5 chez les grands toucans du genre Ramphastos. Les œufs sont pondus quotidiennement.

Toucanet à bec tacheté

Femelle

L’incubation est surtout effectuée par la femelle, mais le mâle peut participer en fonction des espèces. Cette période dure de 15 à 17 jours chez les toucanets et les espèces du genre Andigena, et plutôt 15 à 18 jours chez les toucans du genre Ramphastos. Les deux parents couvent les poussins et les nourrissent, parfois par régurgitation. La cavité de nidification est régulièrement nettoyée par les adultes.
A la naissance, les poussins sont nus et aveugles. Ils ont le bec mal proportionné, avec la mandibule inférieure plus longue que la supérieure qui porte la « dent de naissance ». La période au nid est longue. Les plumes commencent à pousser au bout de deux semaines, tandis que les yeux s’ouvrent entre deux et quatre semaines. Ils sont bien emplumés à l’âge de quatre ou cinq semaines. Ils quittent le nid au bout de 40 jours au moins après l’éclosion, mais plutôt 43-45 jours chez les plus grandes espèces, et même de 46 à 60 jours chez le Toucan montagnard.       

Toucan montagnard
Haut de page
Haut de page
Haut de page
Haut de page
Haut de page