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Gypaète barbu
Gypaetus barbatus

Ordre des Accipitriformes – Famille des Accipitridés

QUELQUES MESURES :
L : 100-115 cm
Env : 250-295 cm
Poids : 4,5-7 kg

LONGEVITE: Jusqu’à 30 ans - 40 ans en captivité.

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Le Gypaète barbu est un très grand rapace. Il a des ailes longues et pointues et une longue queue cunéiforme. Ses ailes sont plus étroites que celles du Vautour fauve et du Vautour moine

L’adulte a les ailes et la queue noires. Le dessus des ailes présente des petites stries chamoisées finissant en taches blanches.
Le cou et les parties inférieures sont châtain orangé vif. Ceci est dû aux particules minérales collées aux plumes lors des bains de poussière. La couleur d’origine est blanchâtre. Sur la poitrine, on peut voir des plumes blanchâtres partiellement colorées d’orange et de noirâtre.
Les ailes et de la queue sont noir ardoisé en dessous.
La tête est blanchâtre. Le bec crochu est couleur corne. Les lores sont noirs. Les yeux jaune pâle sont entourés d’un large cercle oculaire rouge. Mais le trait le plus remarquable est la petite « barbe » faite de plumes noires sous la base du bec. Les pattes sont courtes et grises.

LEGENDE :
Ce grand rapace porte la responsabilité de la mort du poète grec Eschyle, en l’an 456 avant JC. Le gypaète barbu qui devait être abondant en Grèce à cette époque, laissa tomber une tortue afin de briser sa carapace pour pouvoir se nourrir des os et de la moelle. Eschyle reçut la tortue sur la tête et ce choc le tua.

 
Ang : Bearded Vulture 
All : Bartgeier
Esp : Quebrantahuesos
Ital : Avvoltoio barbuto
Nd : Lammergier
Russe : Бородач
Sd : Lammgam

Photographes:

Yves Thonnérieux
NATUR’AILES

Ingo Waschkies
Bird Photography

Callie de Wet
WILD IMAGES

Texte de Nicole Bouglouan

Pour plus d’informations sur ce rapace, voici un article rédigé en espagnol par Javier Pastor Gonzalez: QUEBRANTAHUESOS

Autre lien: Les vautours de l'Ancien Monde

Sources:

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 2 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334156

BIRDS OF PREY OF AFRICA AND ITS ISLANDS by Alan and Meg Kemp - Struik Publishers - ISBN: 1770073698

GUIDE DES RAPACES DIURNES – Europe, Afrique du Nord et Moyen-Orient de Benny Génsbol – Delachaux et Niestlé – ISBN : 2603013270 

Avibase (Lepage Denis)

Wikipedia (Wikipedia, The Free Encyclopedia)

 

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Les deux sexes sont semblables, avec la femelle légèrement plus grande que le mâle.
Le juvénile est brun foncé à noirâtre sur le dessus, avec des parties inférieures noir chamoisé. Les yeux et le cercle oculaire sont plutôt bruns. La « barbe » est plus courte que chez les adultes. Il lui faudra 7 à 8 ans pour avoir le plumage adulte complet.

On trouve deux sous-espèces :
G.b. barbatus, au nord-ouest de l’Afrique et au sud-ouest de l’Europe, Turquie, Egypte, Moyen Orient, Iran, Afghanistan jusqu’en Mongolie, et au centre et au nord-est de la Chine.
G.b. meridionalis, au sud-ouest de l’Arabie, et localement à l’est et au sud de l’Afrique.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO 
Le Gypaète barbu est en général silencieux, mais au cours des vols nuptiaux, il émet un trille haut-perché, descendant et plutôt faible pour un oiseau de cette taille.
Le cri de contact est un simple « piii ».

HABITAT :
Le Gypaète barbu fréquente surtout les montagnes avec des zones rocheuses pour nidifier et casser les os dont il se nourrit. Il peut aussi être vu dans les plaines environnantes car ce grand rapace a besoin de zones découvertes avec peu de végétation pour trouver sa nourriture.
Le Gypaète barbu peut être vu jusqu’à 8000 mètres d’altitude dans l’Himalaya. Il se reproduit entre 400 et 4500 mètres en Inde, et entre 1000 et 2000 mètres en Europe.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :      
Le Gypaète barbu voit son habitat s’étendre jusqu’au nord-ouest de l’Afrique, alors que la race « meridionalis » se trouve depuis la Péninsule Arabe jusqu’au nord et l’est de l’Afrique.
La population espagnole a bien augmenté depuis une vingtaine d’années.
Une population isolée vit au centre des montagnes du Drakensberg en Afrique du Sud.  

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :     
Le Gypaète barbu se nourrit principalement de grands os (de moutons, chèvres et ongulés sauvages), prenant la moelle et l’os lui-même. Il lui arrive aussi de prendre de la viande et de la peau, mais les os représentent 85% de son régime.
On le voit parfois près d’une carcasse de petit mammifère, mais des oiseaux et des reptiles font aussi son affaire.

Il préfère les grand os des pattes, et il est tout à fait capable d’avaler de grands morceaux entiers (20-25 cm).

Mais pour les os plus gros et plus longs, il applique la méthode classique qui fait toujours ses preuves : il prend l’os avec les serres et l’emporte dans les airs, entre 20 et 80 mètres de hauteur, parfois plus, et le lâche sur les rochers à un endroit habituel appelé « ossuaire », pratiquement toujours le même. 

Dès que l’os est lâché, l’oiseau descend en spirale rapide en suivant la trajectoire de l’os afin de ne pas perdre les morceaux.

Il peut répéter ce processus plusieurs fois tant que les morceaux d’os ne sont pas à la bonne dimension pour être avalés.

Le Gypaète barbu est sédentaire dans son vaste habitat. Les jeunes oiseaux peuvent effectuer des dispersions en été après la nidification, mais ils restent à l’intérieur de leurs montagnes natales. Les adultes sont sédentaires.

VOL :
Le Gypaète barbu utilise les courants thermiques pour planer. Il glisse avec les ailes au niveau du corps ou légèrement courbées vers le bas.
Il plane pendant de longs moments au-dessus des zones montagneuses sans aucun battement. Il est capable de planer même par des vents violents grâce aux ajustements de la queue et des ailes.  

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
Le Gypaète barbu atteint l’âge de la maturité sexuelle à 7 ou 8 ans.
Les deux adultes cherchent un emplacement pour le nid dès octobre-novembre.
Le nid est situé sur les falaises, sur des corniches ou dans des grottes. Il est fait de rameaux de bois et l’intérieur est tapissé de matériaux plus doux tels que laine et poils, et parfois d’autres plus variés.

La ponte a lieu entre fin décembre et début mars selon l’endroit. La femelle dépose un ou deux œufs à 4 ou 5  jours d’intervalle. L’incubation dure environ 53 à 60 jours et est assurée par les deux parents, mais sans doute surtout par la femelle.
Un seul poussin naitra ou survivra. A la naissance, le poussin est couvert de duvet blanc ou gris clair. Les deux adultes le nourrissent. Il quitte le nid environ 110 à 130 jours plus tard mais il dépendra de ses parents pour la nourriture pendant encore 7 mois à un an.

ALIMENTATION : 
Le Gypaète barbu se nourrit surtout d’os et de moelle, mais il peut aussi prendre quelques charognes, des petits rongeurs, des oiseaux et des reptiles.
Il casse les plus grands os en les laissant tomber sur un ossuaire, un endroit rocheux propice à cet usage.
Ses aires de nourrissage et l’ossuaire sont des points réguliers où le rapace peut être observé chaque jour.

Occasionnellement, il peut voler des proies à d’autres oiseaux. Il stocke la nourriture au nid ou dans des grottes. Il cherche sa nourriture en volant au-dessus de son territoire, et il peut parfois capturer des proies vivantes.    

Le Gypaète barbu commence les parades au milieu de l’hiver avec les vols nuptiaux. Les deux partenaires volent ensemble, l’un au-dessus de l’autre. Celui qui est dessous se retourne et saisit l’autre, et les deux réunis se laissent tomber presque jusqu’au sol.
A cette période, les oiseaux sélectionnent aussi le site du nid sur les falaises, dans des grottes ou des corniches.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le Gypaète barbu est classé comme étant « presque menacé » avec des déclins aux 19ème et 20ème siècles.
Les principales menaces sont les appâts empoisonnés destinés à certains  carnivores, et la persécution. Les dérangements sur le site de nidification et la réduction des fermes d’élevage jouent également un rôle important dans ces déclins.
Cependant, grâce à une protection active et à des programmes de reproduction en captivité, quelques populations sont en train de se reconstituer lentement (Espagne).
La réintroduction d’oiseaux captifs a donné de bons résultats dans les Alpes. La création de stations de nourrissage est une autre bonne initiative pour aider des magnifiques rapaces, les plus rares d’Europe, à survivre.

Le Gypaète barbu est aussi nommé « Ossifrage », « Bone-breaker » (casseur d’os) ou « Bone-eater » (mangeur d’os), et de nombreuses légendes à travers toute la distribution célèbrent ce grand oiseau de proie.