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PHOTOGRAPHIC RAMBLE

Sources : 

BIRDS OF AFRICA SOUTH OF THE SAHARA by Ian Sinclair and Peter Ryan - Princeton University Press Princeton and Oxford - ISBN: 0691118159

ROBERTS BIRDS OF SOUTH AFRICA by G. R. Mc Lachlan and R.  Liversidge – The Trustees of the John Voelcker Bird Book Fuund – ISBN: 0620031182

BIRDS OF PREY OF AFRICA AND ITS ISLANDS by Alan and Meg Kemp - Struik Publishers - ISBN: 1770073698

GUIDE DES RAPACES DIURNES – Europe, Afrique du Nord et Moyen-Orient de Benny Génsbol – Delachaux et Niestlé – ISBN : 2603013270 

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 2 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334156

BirdLife International (BirdLife International)

 

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Les Vautours de l’Ancien Monde
Des oiseaux mal aimés !

 

Souvent accusés à tort de crimes qu’ils n’ont pas commis, ou jugés sales, laids, dangereux, porteurs de maladies et de virus… bref, les vautours dérangent !
Quel que soit le pays où ils vivent, ces grands oiseaux souffrent encore ou ont souffert par le passé de persécutions, d’empoisonnements volontaires ou non et de tirs.
Ils sont mal aimés, mais pourquoi ?  

Les vautours sont des charognards. Tous les endroits où ils vivent ont besoin d’eux pour nettoyer la nature. Ils se nourrissent d’animaux morts de toutes sortes, depuis les grands mammifères jusqu’aux oiseaux et aux poissons selon la distribution géographique.  

Dans l’Himalaya, ils étaient autrefois chargés de faire disparaitre les corps des morts à cause de la rareté et du prix élevé du bois. De plus, le sol gelé une grande partie de l’année empêchait de brûler les cadavres. Les Vautours fauves et les Vautours moines mangeaient la chair alors que les Gypaètes barbus finissaient les os. Cette pratique est encore utilisée aujourd’hui, mais à une échelle bien moindre. 

Les vautours figurent dans beaucoup de légendes et font partie des mythes de plusieurs pays, et de nombreux exemples existent.
Ils pouvaient être associés à la mort, à la guerre et au sang à cause de leurs habitudes alimentaires. Mais leur grande taille et leur allure puissante les associaient aussi à la protection et à la défense des enfants, tandis que leur habileté en vol très haut dans le ciel les rapprochait de Dieu.
Autrefois, ces oiseaux étaient respectés et vénérés par les humains.
Alors, pourquoi les supprimer aujourd’hui ?

Un seul moyen pour mieux les connaître : les étudier !

Vautour fauve

Gyps fulvus

Les vautours appartiennent à la grande famille des Accipitridés divisée en neuf groupes naturels. Les vautours représentent le troisième groupe comprenant 16 espèces et 9 genres. Ils n’ont pas de famille propre en dépit de leur apparence et de leurs comportements différents par rapport aux autres rapaces.

Le plus important est le genre Gyps avec huit vautours « typiques » tels que nous les avons toujours imaginés avant même de les avoir vus.
Avec huit autres genres, ils partagent plusieurs particularités concernant leur apparence, leurs habitudes alimentaires et leur statut de charognards.   

Vautour chaugoun - Gyps bengalensis
Vautour de Rüppell - Gyps rueppellii

Les vautours du genre Gyps sont de grands rapaces, avec une envergure de 200 à 260 centimètres et un poids allant de 6 000 à 12 000 grammes.  Les dessins de leur plumage sont similaires avec des parties supérieures plus ou moins foncées. 
Les huit espèces ont les rémiges brun foncé à noirâtre, la collerette chamois clair ou blanche, le cou et la tête couverts de duvet épars blanchâtre ou brunâtre. La face nue varie du rosâtre ou bleuâtre, au grisâtre ou brunâtre. Le bec crochu est robuste et habituellement couleur corne plus ou moins sombre selon les oiseaux. Les yeux vont du brun foncé au jaune. Les pattes et les doigts sont grisâtres ou noirâtres.
Ce sont tous des charognards qui se nourrissent en compagnie d’autres espèces autour des carcasses des grands mammifères ou du bétail.

Vautour indien - Gyps indicus
Vautour africain - Gyps africanus

Les huit autres genres peuvent être classés en quatre groupes différents selon leur apparence.
Le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) et le Vautour charognard (Necrosyrtes monachus) ont des silhouettes semblables mais des plumages opposés. Le premier est blanchâtre avec les rémiges noires, il a la tête emplumée excepté la face nue jaune, son bec est jaune et ses pattes sont rosâtres. Le second a le plumage brun avec des plumes blanches à la base antérieure du cou, un peu de duvet brun sur la calotte et l’arrière du cou, le bec et la face nue roses, et les pattes grisâtres. 

Vautour percnoptère - Neophron percnopterus
Vautour charognard - Necrosyrtes monachus

Les deux espèces sont assez petites et ont des becs minces comparés à ceux des vautours Gyps. Pour cette raison, ils sont incapables de s’imposer devant les autres grands rapaces autour des carcasses, et ne prennent que des petits morceaux. Cependant, ils arrivent à atteindre la chair située entre les os une fois que les autres sont partis. 

Vautour charognard

Necrosyrtes monachus

Le Vautour moine (Aegypius monachus), le Vautour oricou (Torgos tracheliotus), le Vautour à tête blanche (Trigonoceps occipitalis) et le Vautour royal (Sarcogyps calvus) sont plus grands que les deux précédents. La peau nue de la tête et du cou varie du gris-bleuâtre ou rose au blanc ou rouge. La couleur de ces parties nues peut changer si l’oiseau est excité, devenant alors plus vive ou plus pâle selon les cas.
Les deux premières espèces sont plus grandes, avec un plumage brun foncé ou noirâtre. Le Vautour oricou a les parties inférieures blanches
intensément striées de brun sur la poitrine et le haut de l’abdomen, alors que le Vautour moine est noirâtre dans l’ensemble. Sa taille plus grande fait de lui un dominant autour des carcasses. 

Vautour moine

Aegypius monachus

Vautour oricou - Torgos tracheliotus

Les deux autres espèces sont légèrement plus petites qu’eux, et ont un plumage brun foncé sur le dessus, avec des rémiges plus claires. Le Vautour à tête blanche a les parties inférieures blanches et noires, la face blanche et rose, le bec rougeâtre et les pattes rose clair, alors que le Vautour royal est sombre avec des taches blanches sur les parties inférieures, la tête nue et rouge ainsi que le cou et les pattes, et le bec noir.
Ils se nourrissent de charognes autour des grandes carcasses, et volent souvent de la nourriture aux autres vautours.    

Vautour royal - Sarcogyps calvus
Vautour à tête blanche - Trigonoceps occipitalis

Le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est très grand et a une apparence différente avec la queue et les ailes noires, et le cou et les parties inférieures blanchâtres. Mais le blanc devient souvent châtain orangé à cause des particules minérales qu’il récupère lors de ses bains de poussière. La tête blanchâtre présente des lores noirs et une sorte de « barbe » de part et d’autre de la base du bec de couleur corne. Les yeux sont jaunes entourés d’un cercle oculaire rouge.        
Ce rapace se nourrit surtout d’os et de moelle qu’il prend sur les carcasses. Les plus grands os sont cassés en les lâchant au-dessus d’une surface rocheuse tout en volant. 

Gypaète barbu

Gypaetus barbatus

La dernière espèce, le Palmiste africain (Gypohierax angolensis) dont l’anatomie et les habitudes alimentaires pourraient jouer les intermédiaires entre les aigles pêcheurs et les vautours, est différent avec un plumage très contrasté noir et blanc, la face rouge, le bec gris avec la cire jaune et les pattes rosâtres ou jaunâtres.
Ce vautour se nourrit principalement des cloisons charnues des fruits du palmier, mais il prend aussi des crabes, des amphibiens et des mollusques, ainsi que des oiseaux de taille moyenne ou des mammifères blessés ou à l’état de charognes. Mais comme les aigles pêcheurs, il capture aussi des poissons à la surface ou en pataugeant à la limite de l’eau.    

Palmiste africain - Gypohierax angolensis

Si le poussin est couvert de duvet blanc, le juvénile est souvent brun avec les parties nues plus ternes, et parfois même un plumage très foncé comme chez le Gypaète barbu.
Il leur faudra plusieurs années pour obtenir le plumage des adultes et pour se reproduire.  

Gypaète barbu - Gypaetus barbatus - Immature

Vautour percnoptère - Neophron percnopterus - Juvénile

Tous ces vautours sont des charognards qui se nourrissent d’animaux morts en quantités variables. Ils ne tuent pas des animaux sains, ou alors seulement s’ils sont blessés, handicapés ou faibles. Ils n’ont pas les bons « outils » pour cela. Il leur manque les serres acérées, et même leur bec crochu robuste et leur grande taille ne leur permettent pas de tuer comme les aigles ou d’autres oiseaux de proie le font.

Les vautours ne sont pas très vocaux excepté quand ils se nourrissent tous ensemble. Ils émettent des séries de grognements, mais aussi des souffles, des cris stridents et des bavardages haut-perchés souvent entendus pendant les querelles autour des carcasses.   

Vautour fauve

Gyps fulvus - Juvénile

Mis à part le Palmiste africain qui procède de façon classique, les vautours localisent leur nourriture grâce à leur excellente vue tandis qu’ils planent dans le ciel. Ils descendent au fur et à mesure en surveillant les alentours avant de se poser non loin de la carcasse.  

Des disputes se produisent fréquemment près des charognes. Les plus grands vautours comme le Vautour moine et le Vautour de l’Himalaya sont dominants et se servent en premier. Ensuite, les espèces plus petites s’approchent et prennent les petits morceaux qui restent. Mais même ceux qui attendent derrière les dominants se battent entre eux.

Vautour moine - Aegypius monachus
Vautour de l’Himalaya - Gyps himalayensis

Les parades de menace sont typiques avec la tête et le cou tendus en avant vers les autres et presque à l’horizontale, mais aussi en marchant vers les voisins avec une patte levée et tendue, tout en émettant des souffles sonores.  

Vautour chaugoun - Gyps bengalensis

Vautour fauve - Gyps fulvus

Ils prennent des tours autour de la nourriture. Chaque espèce prend une partie de la carcasse, depuis les meilleurs morceaux de viande jusqu’aux derniers os.
Une carcasse de grand mammifère peut être dévorée très vite, parfois en quelques heures.  

Vautour de Rüppell - Gyps rueppellii

Les vautours sont habituellement des oiseaux grégaires qui dorment, se nourrissent et se reproduisent ensemble. Plusieurs espèces nidifient en grands nombres ou petites colonies lâches, aussi bien au sommet des arbres que sur les façades des falaises où ils occupent des corniches parfois abritées par une avancée rocheuse. Chez d’autres espèces, le couple se reproduit en solitaire dans un endroit plus isolé.

Vautour percnoptère

Vautour moine

Vautour fauve

Vautour percnoptère et Vautour fauve
Vautour fauve et Vautour moine

Le nid est une plateforme faite de rameaux de bois et tapissée de feuilles vertes ou d’herbes sèches.
Ces grands rapaces effectuent des vols nuptiaux au-dessus du site du nid. Ils volent et planent ensemble, près l’un de l’autre. Ces vols s’appellent « vols en tandem », et montrent les vautours planant l’un au dessus de l’autre ou côte à côte pendant de longs moments. Ils peuvent aussi décrire des cercles près du nid.
Les nicheurs solitaires sont territoriaux et chassent tous les intrus hors du site de nidification.   

Vautour fauve - Gyps fulvus
Vautour percnoptère - Neophron percnopterus

La femelle dépose habituellement un seul œuf, rarement deux. Les deux parents incubent chacun à leur tour. La période peut durer de 42-44 jours chez les plus petites espèces, jusqu’à 58-62 jours chez les plus grands vautours. A la naissance, le poussin est couvert de duvet blanc. Un adulte reste au nid avec lui tandis que l’autre parent apporte la nourriture. Les deux partenaires élèvent le juvénile et se partagent les taches liées à la reproduction.

Vautour fauve - Gyps fulvus
Vautour chaugoun - Gyps bengalensis

La période au nid varie de 70-85 jours à 120-135 jours. Les jeunes dépendent de leurs parents pendant plusieurs mois, de 4 à 12, souvent jusqu’à la saison de reproduction suivante. 

Vautour fauve

Gyps fulvus

Juvénile testant ses ailes avant le premier vol

Les vautours planent souvent avec les ailes largement étalées à grande hauteur. Ils utilisent les courants thermiques près des falaises pour s’élever dans les airs. Ils peuvent glisser ainsi pendant de longues périodes et battent rarement des ailes à part pour s’envoler.   

Vautour africain - Gyps africanus
Vautour moine - Aegypius monachus
Vautour percnoptère - Neophron percnopterus
Vautour fauve - Gyps fulvus

Quelques espèces comme le Vautour de l’Himalaya et le Vautour de Rüppell sont capables de voler très haut et de gérer le manque d’oxygène et les températures basses des hauteurs. 

Vautour de l’Himalaya - Gyps himalayensis
Vautour de Rüppell - Gyps rueppellii

La majorité des espèces est sédentaire, alors que d’autres sont  partiellement migratrices ou vagabondent selon les sources de nourriture et les variations climatiques. Des déplacements altitudinaux sont également observés.  
Les juvéniles se déplacent souvent à la fin de la nidification. Ils se dispersent sur de longues distances ou suivent les caravanes et leurs troupeaux.  
Le Vautour percnoptère vivant dans les pays les plus au nord de sa distribution migre vers l’Afrique en passant par Gibraltar.
Chez le Vautour fauve, les jeunes se dispersent largement et peuvent être nomadiques saisonnièrement, selon le climat et les déplacements du bétail. 

Vautour percnoptère - Neophron percnopterus
Vautour fauve - Gyps fulvus

Les vautours de l’Ancien Monde sont présents en Afrique subsaharienne, en Israël, dans le Péninsule Arabe, dans le sud de l’Europe, en Asie Centrale et en Inde, et jusqu’à la Péninsule Malaise.
Ils fréquentent des habitats variés, depuis les campagnes ouvertes, les savanes et les steppes, jusqu’aux zones montagneuses avec des falaises rocheuses, parfois même à grande hauteur. Certains d’entre eux favorisent les zones situées près de l’eau comme le Palmiste africain, alors que d’autres comme le Vautour percnoptère préfèrent les régions plus arides. En Inde, le Vautour chaugoun, le Vautour Indien et le Vautour royal vivent non loin des villages, villes et grandes cités où ils se rassemblent sur les dépôts d’ordures.  

Palmiste africain

Gypohierax angolensis

Vautour Indien - Gyps indicus
Vautour chaugoun - Gyps bengalensis

Les vautours ont été et sont encore persécutés à travers leur distribution géographique, et pour diverses raisons. Ils sont accusés de tuer du bétail, et principalement en France et en Espagne.
Ils peuvent peut-être attaquer un animal faible ou malade, ou un agneau nouveau-né, attirés par le sang du placenta au moment de la mise bas, mais de là à dire qu’ils tuent des animaux en pleine santé, il y a une limite. Ils n’ont pas les bons outils pour cela comme expliqué précédemment. 
Les vautours doivent être aidés et nourris par les hommes, car il y a un manque certain de carcasses et ils ont faim. Pour cette raison, ils s’approchent les troupeaux d’animaux domestiques et sont vus plus près des villages et des villes qu’auparavant.

Vautour fauve

Gyps fulvus

Mais en Inde, un autre problème survint il y a quelques années, avec les déclins dramatiques des populations de vautours notamment le Vautour Indien, le Vautour chaugoun et le Vautour à bec élancé (Gyps tenuirostris) .

Vautour chaugoun - Gyps bengalensis
Vautour Indien - Gyps indicus

Ces rapaces étaient nourris avec des restes de boucherie, viande et os, donnés par les humains sur une immense zone où des centaines ou milliers de vautours étaient rassemblés. Mais il y a plusieurs années, la mort d’un grand nombre de ces oiseaux a entraîné d’énormes déclins.
Les rapaces dévoraient des restes provenant de bétail traité au Diclofénac, un produit vétérinaire anti-inflammatoire. Les vautours ont été empoisonnés par ce médicament, mais il a fallu des années avant de trouver la véritable raison de cette catastrophe, et pendant tout ce temps, le Diclofénac a continué son œuvre.
Aujourd’hui, ce produit est interdit, mais comment être sûr qu’il n’est plus du tout employé ?

Parce que les vautours étaient utiles en Inde pour nettoyer les corps des défunts au sein de certaines communautés religieuses, ils étaient protégés par la population et nourris régulièrement. Mais à présent, l’absence de ces nécrophages se fait cruellement ressentir.

Le Vautour à long bec ou à bec élancé (Gyps tenuirostris), le Vautour Indien (Gyps indicus), le Vautour chaugoun (Gyps bengalensis) et le Vautour royal (Sarcogyps calvus) sont aujourd’hui en Danger Critique d’Extinction.

Vautour chaugoun

Gyps bengalensis

En Afrique, le Vautour à tête blanche (Trigonoceps occipitalis), le Vautour chassefiente (Gyps coprotheres) et le Vautour Oricou (Torgos tracheliotus) sont classés comme étant Vulnérables. Ils sont menacés par le manque de nourriture dû aux changements dans les pratiques d’élevage, les empoisonnements et les persécutions, ainsi que la destruction de leur habitat.

Vautour à tête blanche - Trigonoceps occipitalis
Vautour chassefiente - Gyps coprotheres

Vautour Oricou

Torgos tracheliotus

Le Vautour Percnoptère (Neophron percnopterus) est en Danger pour les mêmes raisons.  

Vautour Percnoptère

Neophron percnopterus

Le Vautour africain (Gyps africanus), le Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) et le Vautour moine (Aegypius monachus) sont considérés comme quasi Menacés. Ces vautours subissent des dérangements au nid, la perte de leur habitat, les empoisonnements illégaux, les persécutions et le manque de nourriture. 

Vautour africain

Gyps africanus

Vautour de Rüppell - Gyps rueppellii
Vautour moine - Aegypius monachus

Et enfin le Vautour charognard (Necrosyrtes monachus), le Vautour de l’Himalaya (Gyps himalayensis), le Vautour fauve (Gyps fulvus), le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) et le Palmiste africain (Gypohierax angolensis) sont considérés comme étant de Préoccupation Mineure, en dépit des mêmes menaces que les autres espèces mais à un degré moindre.

Vautour fauve - Gyps fulvus

Palmiste africain

Gypohierax angolensis

Vautour charognard

Necrosyrtes monachus

Des mesures de protection de l’habitat et des rapaces sont en cours et actives. Les lignes à haute tension continuent d’être signalées et les autres enterrées, évitant ainsi un bon nombre de collision.
Des réserves ont été créées dans la majeure partie de la distribution et tout en assurant la protection des rapaces, elles contribuent à l’éducation des humains qui les visitent.
Mais de nombreux problèmes sont loin d’être résolus et certaines espèces sont au bord de l’extinction.  

Vautour Oricou - Torgos tracheliotus

Vautour chassefiente

Gyps coprotheres

Vautour chaugoun - Gyps bengalensis

Et pourtant, voir ces grands oiseaux voler sur fond de ciel bleu portés par les courants thermiques le long des falaises qui abritent leur vie ou au-dessus des paysages sauvages leur procurant de la nourriture est un si beau spectacle.
Ils sont importants pour la nature. Nous ne pouvons pas continuer à les détruire parce que nous avons besoin d’eux !   

Vautour fauve - Gyps fulvus

Vautour fauve - Gyps fulvus

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© Nicole Bouglouan