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HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C. Helm - ISBN: 0713639601

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

A Complete Guide to Antarctic Wildlife by Hadoram Shirihai and Illustrated by Brett Jarrett - Edited by Guy M. Kirwan - ALUL.A Press Oy, Finland - ISBN 9519894705

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FAMILLE DES DIOMEDEIDES
Ordre des Procellariiformes

Albatros

 

La famille des Diomédéidés comprend actuellement 21 espèces classées en quatre genres, Diomedea, Thalassarche, Phoebastria et Phoebetria. Les albatros font partie des plus grands oiseaux volants et leur puissance atteint son maximum dans les airs. Leurs parades nuptiales spectaculaires incluent des rituels élaborés. Ils se reproduisent en colonies parfois très denses.

Leur durée de vie est longue et la plupart des espèces vivent jusqu’à 60 ans. Le plus vieil oiseau sauvage connu est une femelle Albatros de Laysan nommée Wisdom (qui veut dire « sagesse » en français). Elle a 63 ans et retourne régulièrement au Midway Atoll National Wildlife Refuge au milieu du Pacifique. Cette année encore, vers la fin du mois de novembre, elle a rejoint son partenaire qui l’attendait car ces oiseaux sont unis pour la vie, et actuellement, un poussin semble être en route.

Albatros de Laysan

Phoebastria immutabilis

Les six plus grands albatros sont placés dans le genre Diomedea. Leur envergure peut atteindre jusqu’à 350 centimètres pour un poids allant de 6 à 11 kg. Ils sont présents dans l’Océan Austral et la majorité d’entre eux se reproduit sur des iles isolées en mer.

Albatros hurleur

Diomedea exulans

Les neuf albatros du genre Thalassarche se trouvent surtout dans l’Hémisphère Sud. Ce sont des oiseaux de taille moyenne avec une envergure maximum de 250 centimètres pour un poids de 2400 à 5000 grammes. 

Albatros à sourcils noirs

Thalassarche melanophris

Le genre Phoebastria regroupe les albatros du Pacifique Nord, les quatre espèces les plus tropicales. Elles ont une envergure d’environ 185-215 centimètres pour un poids allant de 2300 à 3600 grammes.   

Albatros à pieds noirs

Phoebastria nigriceps

Les albatros au plumage sombre du genre Phoebetria se trouvent dans l’Océan Austral, depuis l’Amérique du Sud jusqu’à l’Australie, et se reproduisent sur des iles subantarctiques. Ces deux espèces ont une envergure de 185 à 220 centimètres pour un poids de 2400-3100 grammes.               

Albatros fuligineux

Phoebetria palpebrata

Ces grands oiseaux ont un corps plutôt compact, une grande tête et un cou épais, des ailes longues et étroites, et une queue courte et arrondie. Les pattes robustes sont courtes et leur permettent de marcher ou de se tenir debout sur le sol. Lorsqu’ils marchent, ils se balancent d’un côté à l’autre. L’Albatros des Galápagos a inclus un mouvement similaire mais  adapté et exagéré, à ses parades nuptiales. Les grands pieds palmés sont utilisés pour nager et propulsent l’oiseau dans l’eau, même par mer agitée.

Albatros des Galápagos

Phoebastria irrorata

Le grand bec crochu comprend plusieurs couches cornées. Selon l’espèce, il est rosâtre ou sombre, ou porte des marques vivement colorées. Les narines tubulaires sont externes et placées en haut, de chaque côté de la mandibule supérieure. Ils donnent à ces oiseaux un bon sens de l’odorat. Les glandes qui filtrent le sel sont au-dessus de chaque œil, et l’excès de sel suinte par le bec. Tous les albatros ont une odeur de moisi qui leur est particulière, causée par l’huile stomacale.    

Albatros à tête grise

Thalassarche chrysostoma

Albatros hurleur

Diomedea exulans

Les albatros du genre Diomedea ont en général le dessus des ailes et la queue foncés. Les parties inférieures sont plus pâles, souvent variablement blanches en plumage adulte. L’Albatros d’Amsterdam (D. amsterdamensis) a les parties supérieures sombres alors que les autres espèces ont le corps blanc. La tête est blanche, avec la calotte et la nuque sombres selon l’espèce. Le bec est rosâtre et les yeux sont brun foncé.

Dans le genre Thalassarche, les albatros ont des marques colorées sur la face, des sourcils sombres et marqués ou une teinte grise ou jaune sur la tête et la nuque. Chez plusieurs espèces, le bec est brun foncé avec le culmen jaune, alors que quelques autres l’ont rose pâle, gris pâle ou jaunâtre.   

Albatros royal du Nord

Diomedea sanfordi

Albatros des Chatham

Thalassarche eremita

Les espèces du genre Phoebastria sont légèrement plus foncées, et l’Albatros à pieds noirs (Phoebastria nigriceps) est entièrement brun sombre, y compris la tête et le bec. L’Albatros des Galápagos (Phoebastria irrorata)  a les parties supérieures sombres mais la tête et la queue sont blanchâtres, alors que l’Albatros de Laysan (Phoebastria immutabilis) et l’Albatros à queue courte (Phoebastria albatrus) ont un plumage noir et blanc avec respectivement, la face grise et une teinte jaunâtre sur la tête.   

Les deux albatros du genre Phoebetria ont le plumage brun noirâtre sur tout le corps y compris la tête et le bec, avec juste un étroit cercle oculaire blanc.  

Albatros de Laysan

Phoebastria immutabilis

Albatros fuligineux

Phoebetria palpebrata

Les immatures ont la tête et le bec plus ternes, bien que chez les Albatros de Laysan et des Galápagos, ils soient pratiquement identiques aux adultes. Ils passent par de longues phases intermédiaires avec d’abord un plumage plutôt sombre devenant graduellement plus blanc sur les ailes, le corps et la tête selon les espèces.                

Toutes les espèces gardent la couleur sombre des rémiges, parce que les plumes de couleur foncée à haute teneur en mélanine sont plus résistantes à l’abrasion que les plumes claires. Comme les albatros doivent parcourir de grandes distances pour se nourrir, ils ont besoin de plumes à la structure solide. Ces plumes muent presqu’entièrement en mer, mais il faudrait davantage d’information à ce sujet.

Les albatros ont de longues ailes étroites et donc une grande manœuvrabilité dans les airs. Seuls les ouragans les plus déchainés peuvent les clouer sur l’eau. Mais d’un autre côté, un temps trop calme ne leur permet guère de s’envoler. En vol, ils glissent avec les ailes raides en montant et descendant pour profiter de la vitesse du vent à différentes hauteurs. Ils parcourent de longues distances en planant et en utilisant le vent pour garder de la vitesse mais sans dépense excessive d’énergie.

Albatros hurleur

Diomedea exulans

Juvénile et adulte

Albatros de Buller

Thalassarche bulleri

L’envol depuis la surface de l’eau nécessite une course brève face au vent avec les ailes largement déployées. Une fois lancé et après quelques battements, l’albatros s’envole. Se poser représente aussi une manœuvre difficile et des collisions se produisent quelquefois avec des humains ou des avions, les deux obstacles imprévus les plus fréquents entre l’oiseau et son aire d’atterrissage. Finalement, se poser sur l’eau semble moins compliqué et bien moins dangereux.  

Albatros à pieds noirs

Phoebastria nigriceps

Amerrissage

Albatros royal du Nord

Diomedea sanfordi

Décollage

Les membres de la famille des Diomédéidés se nourrissent principalement de calmars, poissons, crustacés et charognes flottantes. Mais le régime varie avec les espèces, la distribution et la saison. Beaucoup d’espèces dépendent largement des calmars capturés à la surface de l’eau lorsque les bancs remontent à la surface pendant la nuit. Une grande variété de poissons comprend des lamproies, des petits poissons volants, des sardines et autres espèces qui varient selon l’endroit. Les albatros se nourrissent souvent de krill du genre Euphausia, ainsi que d’autres crustacés.
Ils consomment également des algues, des oursins, des œufs de poisson, des méduses et des cirripèdes. L’Albatros brun (Phoebetria fusca) se nourrit aussi des restes d’oiseaux marins ou de manchots morts flottant à la surface.
Ils obtiennent souvent de la nourriture des bateaux de pêche, des débris de poisson jetés par-dessus bord, et à l’occasion, ils suivent les cétacés pour profiter des proies dérangées par leur passage. 

Ils sont habituellement silencieux en mer, mais lorsqu’ils se retrouvent en nombres derrières les bateaux de pêche, divers sons tels que croassements, hurlements et gargouillis sont produits par les oiseaux qui se disputent les débris.    

Albatros à pieds noirs

Phoebastria nigriceps

Albatros des Chatham

Thalassarche eremita

Ils capturent souvent leurs proies à la surface en restant posés sur l’eau, car les plus grands albatros ne peuvent pas manœuvrer facilement en vol. Seuls les plus agiles peuvent saisir la proie en vol. Les espèces plus petites sont capables de plonger jusqu’à environ un mètre sous la surface comme le fait également l’Albatros hurleur (Diomedea exulans) malgré sa taille. D’un autre côté, l’Albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophris) peut nager sous l’eau à environ cinq mètres sous la surface, tandis que L’Albatros fuligineux (Phoebetria palpebrata) plonge jusqu’à douze mètres de profondeur. D’après quelques observations, ils peuvent aussi plonger depuis les airs pour capturer une proie. L’Albatros des Galápagos (Phoebastria irrorata) attaque les autres oiseaux marins, en particulier les Sulidés, les forçant à relâcher la proie qu’ils viennent de capturer.   

Albatros fuligineux

Phoebetria palpebrata

Albatros à sourcils noirs

Thalassarche melanophris

Beaucoup d’entre eux vivent sous les hautes latitudes de l’Hémisphère Sud où les vents violents sont parfaitement adaptés à leur façon de voler. Ils se nourrissent loin des continents, y compris pendant la reproduction.
Ces oiseaux ne viennent à terre que pour se reproduire et passent le plus clair de leur temps en mer. Ils peuvent errer à des milliers de kilomètres en haute mer. Cependant, des espèces comme l’Albatros à sourcils noirs, l’Albatros à pieds noirs et l’Albatros des Galápagos viennent régulièrement près des côtes, attirés par d’abondantes sources de nourriture.
Les colonies de reproduction sont souvent établies sur des iles éloignées. Certaines d’entre elles n’offrent qu’un sol nu, d’autres des corniches herbeuses sur les falaises ou des pentes rocailleuses, et quelques zones sont couvertes de buissons. Les rochers et les plages sableuses sont aussi utilisés. Les albatros nidifient sur le sol.

Albatros des Galápagos

Phoebastria irrorata

Les Diomédéidés ont un long cycle de reproduction s’étalant sur une année. Mais lorsqu’il est couronné de succès, la reproduction n’a lieu que tous les deux ans. Ils sont sexuellement matures entre six et dix ans. Ils forment d’énormes colonies. Celles des Albatros de Laysan et à sourcils noirs peuvent compter jusqu’à 100 000 couples. Les nids sont en général bien espacés les uns des autres, entre 1,30 et 4 mètres selon la taille des oiseaux. Pour cette raison, les disputes entre voisins sont plus rares que chez les autres oiseaux marins.  

Au début du cycle, les propriétaires défendent le site du nid en claquant du bec vers les intrus pour montrer que la place est occupée. Quelques semaines plus tard, ces comportements ont presque disparu, bien que si un intrus passe trop près d’un albatros posé sur le nid, il recevra inévitablement des coups de bec. 

Albatros de Laysan

Phoebastria immutabilis

Les albatros sont monogames et les liens du couple durent toute leur vie. Le vaste répertoire de parades nuptiales est utilisé principalement pendant la formation du couple. Plusieurs postures stéréotypées sont répétées encore et encore. On assiste alors à des mouvements du bec tournant autour de celui du ou de la partenaire, ou le bec pointé vers le ciel avec le cou et la tête étirés verticalement, ou encore des petits coups de bec sur les flancs. L’Albatros des Galápagos est connu pour sa marche avec la tête qui se balance d’un côté à l’autre de façon exagérée. Les grands albatros déploient largement leurs ailes en se faisant face et en criant. On peut alors entendre des cris gutturaux, des gémissements, des grognements et des plaintes pendant les parades qui peuvent quelquefois avoir lieu en mer. Occasionnellement, plusieurs oiseaux comprenant des couples en cours de formation mais aussi des oiseaux isolés se mettent à danser tous ensemble.
Les couples déjà formés n’ont pas besoin de parades aussi compliquées. Une fois que les deux partenaires se sont rejoints sur le site du nid, ils effectuent uniquement quelques parades d’accueil.                

Albatros des Galápagos

Phoebastria irrorata

Albatros à sourcils noirs

Thalassarche melanophris

Albatros à sourcils noirs

Thalassarche melanophris

Après l’accouplement qui a lieu sur le site du nid, les deux partenaires repartent en mer pour se nourrir et faire des réserves de graisse en vue de la fabrication de l’œuf pour la femelle, et du début de la longue incubation pour le mâle.
Le nid est souvent utilisé pendant plusieurs années consécutives. Le cône tronqué est fait avec de la boue, des herbes et de la mousse, et une légère dépression se trouve au sommet. Selon les espèces et l’endroit, ce nid peut mesurer entre 15 et 90 centimètres de hauteur, étant souvent plus haut dans les zones humides. Mais les albatros du genre Phoebastria construisent des nids plus simples, en général une dépression grattée dans le sable, parfois entourée d’un rebord dû à l’accumulation des matériaux. Contrairement à tous les autres, l’Albatros des Galápagos ne fait pas de nid et l’œuf est déposé sur le sol nu.

Albatros fuligineux

Phoebetria palpebrata

Albatros à tête grise

Thalassarche chrysostoma

Un seul œuf est pondu. Ce grand œuf nécessite de l’énergie pour le fabriquer et c’est la raison pour laquelle il n’y a pas de ponte de remplacement en cas de perte du premier. Le couple ne recommencera que l’année suivante. L’incubation est partagée par les deux adultes et dure entre 10 et 11 semaines. Ils incubent par tours de plusieurs jours à la fois. Ces périodes varient en fonction du climat, de la disponibilité de la nourriture et de la distance à parcourir jusqu’aux aires de nourrissage. Elles durent en moyenne de deux à sept jours chez les espèces les plus petites, et de deux à trois semaines pour les plus grandes.

Albatros à sourcils noirs

Thalassarche melanophris

Ces tâches parentales se poursuivent tant que le poussin n’a pas atteint l’âge de 3-5 semaines, période à laquelle il n’a plus besoin d’être couvé continuellement. Tandis que les adultes partent en mer pour trouver de la nourriture, il reste seul au nid. Les parents le nourrissent d’abord chaque jour, et plus tard, à quelques jours d’intervalle. Il est nourri au nid, mais il vagabonde souvent entre deux visites des adultes. Un peu plus tard, quand il peut voler, il part en mer entre deux passages de ses parents. Il est nourri avec un mélange semi-digéré de calmar et de poisson, ou avec une huile produite par l’estomac des adultes au cours de leur propre digestion. Cette huile riche en graisses lui permet d’attendre le retour de ses parents, même pendant plusieurs jours. Il s’envole finalement au bout d’une longue période de 140 à 170 jours chez les plus petites espèces, et d’environ 280 jours pour les plus grandes.                

Albatros à sourcils noirs

Thalassarche melanophris

Albatros à pieds noirs

Phoebastria nigriceps

Albatros hurleur

Diomedea exulans

Les albatros du Pacifique Nord se dispersent largement après la reproduction. Comme ils se reproduisent pendant l’hiver local, ils visitent les eaux de la Mer de Béring et du Golfe d’Alaska au moment où elles sont les plus riches. L’Albatros de Laysan est plus abondant dans l’ouest du Pacifique alors que l’Albatros à pieds noirs est plus commun dans l’est du Pacifique. L’Albatros à queue courte est habituellement un visiteur régulier visible au large des côtes d’Amérique du Nord, et vers le sud jusqu’en Californie après une pause dans la Mer de Béring.
L’Albatros des Galápagos qui se reproduit aux Iles Galápagos se disperse vers l’est jusqu’aux côtes de l’Equateur et du Pérou, jusqu’aux eaux froides mais riches du Courant de Humboldt. Les espèces de l’Hémisphère Sud se dispersent largement dans l’Océan Austral.
Mais les migrations peuvent varier selon chaque espèce et sous-espèce, population, adulte ou jeune oiseau.     

Albatros des Chatham

Thalassarche eremita

Les albatros ont souffert du commerce des plumes qui s’est développé vers la fin du 19ème siècle. Les colonies ont été décimées dans le monde entier. Ils étaient aussi tués pour leur chair par les navigateurs qui arrivaient sur les iles de l’Océan Austral. Les œufs étaient également ramassés. Des collisions entre avions et albatros sur l’Ile Midway à Hawaï en 1959-1963 ont représenté un problème majeur jusqu’à ce que certains arrangements autour des aéroports entrainent une réduction de ces accidents.
Aujourd’hui, les persécutions par les humains ont pratiquement cessé mais les dérangements sont une menace pour les colonies. Les oiseaux sont piégés et tués dans les équipements de pêche. Les stocks de poissons, calmars et crustacés souffrent de la surpêche dans de nombreuses régions, réduisant ainsi la nourriture disponible et entrainant la baisse du succès de la reproduction chez de nombreuses espèces.

Albatros fuligineux

Phoebetria palpebrata

L’introduction de prédateurs sur les iles qui abritent les colonies représente une menace sérieuse pour ces oiseaux qui nidifient sur le sol. Le rat de Polynésie (Rattus exulans) et les chats prennent les œufs et attaquent les poussins et les adultes, bien qu’ils essaient de se défendre en crachant de l’huile sur les intrus et les prédateurs. La pollution chimique en mer n’est pas une menace immédiate, mais lorsqu’elle se produit près des colonies et des zones de nourrissage, elle peut avoir un sérieux impact sur la reproduction et les populations.

Un autre problème vient de l’ingestion de plastique flottant sur l’eau. Cette matière peut alors être régurgitée par un adulte pour nourrir un poussin. Elle n’est pas la cause directe de la mort mais elle cause un stress physiologique. Ce plastique tient une grande place dans le gésier ou l’estomac et empêche le poussin de se nourrir suffisamment et naturellement, avec pour résultat la réduction de ses chances de survie.       

Albatros de Laysan

Phoebastria immutabilis

Un effort international est nécessaire, avec la gestion des colonies et la protection complète de ces oiseaux et de leur habitat. Les activités humaines qui accélèrent la mortalité des adultes doivent être réduites.
Dans la famille des Diomédéidés, 7 espèces sont considérées comme étant Vulnérables, 5 sont en Danger d’Extinction, 6 sont Presque Menacées et 3 sont en Danger Critique d’Extinction. Les populations déclinent toujours dans certaines zones. 

Les albatros sont mentionnés dans les légendes, et en tuer un était une mauvaise idée. Pour les Maoris, les albatros étaient le symbole de la beauté et du pouvoir. Les navigateurs avaient l’habitude de croire que ces oiseaux étaient la réincarnation de l’âme d’un marin mort noyé, et tuer un albatros pouvait alors porter malheur au bateau et à son équipage ! Ce mythe était le plus populaire à l’époque.           

Albatros à pieds noirs

Phoebastria nigriceps

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