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Les Faisans

L’origine des faisans remonte à la Grèce et à la Rome antiques. Cet oiseau natif de l’Inde, de l’Asie du Sud-est et de la Chine a pour véritable origine le Phase, fleuve de la Colchide, cette partie de l’Asie située entre l’extrême Est de la Mer Noire et le Caucase.

 Pour les Grecs, le Phase était intéressant en tant que limite entre l’Europe et l’Asie, rendant possible le voyage vers l’Est en passant par la Mer Noire. Le Faisan de Colchide (Phasianus colchicus) est l’oiseau du Phase, trouvé par les Argonautes qui atteignirent la Colchide. Ceci explique le nom Français de l’espèce.

Ce faisan est le plus répandu parmi les 49 espèces de cette famille. Introduit en Europe, en Amérique du Nord, en Tasmanie et en Nouvelle Zélande, cet oiseau est commun dans son habitat

Les premiers faisans venant de la Mer Noire, introduits en Europe et plus particulièrement en Grande Bretagne au XIème siècle, ont été croisés avec le Faisan à collier Chinois (Phasianus colchicus torquatus) et le Faisan versicolore (Phasianus versicolor) du Japon, donnant l’actuel Faisan de Colchide.

Le même faisan a été introduit aux Etats-Unis au XIXème siècle, mais ces oiseaux subissent une forte pression avec la chasse encore intensive. En effet, cette espèce est considérée comme étant un gibier commun dans la majeure partie de sa distribution où sa chair est grandement appréciée.  

Plusieurs sous-espèces de ce faisan existent aujourd’hui, venant de l’est de la Chine,  de Transcaucasie, et des environs de la Mer Noire. De plus, on peut trouver une grande variété de formes sombres typiques. Quelques formes mélaniques sont le résultat de l’hybridation avec le Faisan versicolore du Japon.

La famille des Phasianidés regroupe les faisans et les perdrix, 155 espèces principalement présentes dans l’Ancien Monde.
Aujourd’hui, notre attention va se porter sur les 49 espèces de faisans, afin d’étudier les comportements de ces oiseaux étonnants. 

Essentiellement terrestres, les faisans préfèrent gagner le couvert végétal en courant sur le sol même s’ils volent très bien, excepté pour des vols longs et soutenus. Ils ont les muscles pectoraux bien développés, car si ces oiseaux jaillissent littéralement des herbes avec des battements rapides, il leur faut assez de force pour le faire. 

Mâle et femelle diffèrent beaucoup. Les mâles de la majorité des espèces arborent des plumages somptueux, plus ou moins colorés, mais remarquables. Les femelles sont dotées d’un plumage cryptique afin de couver leurs œufs plus en sécurité. Le nid se trouve au sol, et ces couleurs ternes leur procurent un bon camouflage au milieu de la végétation. . 
Leur corps trapu semble trop grand pour la tête et le cou. Les ailes et la queue varient en taille, allant du court au long selon l’espèce. Les pattes sont robustes et assez courtes, adaptées à la vie de ces oiseaux, avec davantage de déplacements terrestres que de vols.
La plupart des mâles présente des éperons à l’arrière des pattes. Habituellement, ils ont un éperon par patte. Cependant, quelques espèces peuvent en avoir plus, comme l’Eperonnier malais (Polyplectron malacense) qui présente deux éperons par patte.

Les éperons sont probablement utilisés dans les combats entre mâles, mais ils sont supposés jouer aussi un rôle au moment où la femelle choisit un partenaire. Elle semble préférer les longs éperons…   
Les mâles présentent des ornements faciaux variés, utilisés pendant les parades nuptiales devant une femelle, mais aussi dans les comportements agressifs contre d’autres mâles. Ces ornements sont moins visibles ou réduits en dehors des parades. On en trouve de quatre sortes, les caroncules, les cornes, la crête et la collerette.  

Les mâles portent des caroncules de couleur vive. Ces ornements sont présents chez les Tragopans et quelques espèces de Lophura. Le Faisan de Swinhoe (Lophura swinhoii) présente la peau nue de la face et les caroncules rouge vif. Le Faisan à queue rousse (Lophura erythrophthalma) a deux caroncules rouge vif avec deux lobes supérieurs qui se dressent pendant les parades.

Le Faisan prélat (Lophura diardi) présente de grandes caroncules rouges qui couvrent presque toute la tête. De plus, il porte une longue crête de forme particulière. Le Faisan de Vieillot (Lophura ignita) est différent des autres avec une peau nue faciale bleu pâle et une crête courte et dense en forme de brosse.  
Pendant les parades, ces caroncules sont gonflées et mises en  évidence car elles représentent un atout majeur dans l’apparence du mâle.

D’autres sortes d’ornements sont visibles, comme la crête, que l’on trouve chez plusieurs espèces de faisans et aussi chez les paons. Les cornes sont des petites touffes de plumes qui apparaissent de chaque côté de la tête chez les Pucrasia et les Tragopan. Les collerettes existent chez les Chrysolophus, connus aussi en tant que « faisans à collerette ». 
Selon les espèces, la crête peut être dressée en permanence comme chez le Paon bleu (Pavo cristatus), ou seulement pendant les parades comme chez l’Éperonnier malais.
Quelques espèces telles que le Faisan doré (Chrysolophus pictus) et le Faisan de Lady Amherst’s (Chrysolophus amherstiae) déploient complètement leur collerette pendant les parades.

Les crêtes, cornes et collerettes sont uniquement composées de plumes.  Ces beaux ornements sont utilisés pendant les parades nuptiales, mais le plumage entier joue un rôle important au début de la saison de reproduction.
Des cris et des vocalises accompagnent les parades. Habituellement, le mâle lance des cris pour signaler sa présence sur les lieux. Ces parades vocales leur permettent de localiser les autres faisans, principalement dans l’épaisse forêt pluviale. Les sons varient selon le moment et les circonstances.
Mais quelques espèces comme le Faisan à queue rousse, et en général plusieurs espèces des forêts tropicales, n’émettent pas de cris très sonores.
Cependant, les faisans possèdent un beau répertoire de vocalises servant à communiquer entre eux. Ces cris peuvent varier, allant de sons juste audibles à quelques pas, à d’autres qui peuvent porter à des kilomètres. L’Argus ocellé en période de reproduction, lance un sifflement prolongé que l’on entend dans le lointain.  

Habituellement, de nombreux faisans effectuent des parades latérales ou frontales où les ailes et la queue jouent le rôle le plus important. 
Afin d’apparaître plus grand vu de côté, le mâle déploie ses ailes et sa queue au cours des parades latérales. L’aile la plus proche de la femelle est abaissée, alors que l’autre est relevée pour exposer le beau plumage. La queue est toujours déployée. 

Dans les parades frontales, les ailes et la queue sont déployées de façon symétrique quand le mâle fait face à la femelle. Il adopte la meilleure posture possible avec la tête et la poitrine abaissées vers le sol afin de mieux exposer les magnifiques dessins de son plumage.  
De plus, au cours de ces parades, plusieurs autres parties du corps deviennent remarquables. C’est le cas des caroncules gonflées, de la crête dressée, des cornes tendues et de la collerette déployée pour impressionner la femelle.  

Quelques espèces comme le Faisan argenté (Lophura nycthemera) font entendre des bruissements avec leurs ailes en les battant rapidement afin de produire une sorte de son ronflant. Ce comportement est typique pendant les parades des Lophura. Quelques femelles peuvent le faire également, mais plutôt en guise de contact au sein du groupe familial.  

La parade du  Faisan de Bulwer (Lophura Bulweri) est très spectaculaire. Il utilise sa queue blanche comme neige qu’il courbe en arc sur le dos, tandis que les rectrices externes sont tombantes et grattent le sol en produisant un bruissement. De plus, les caroncules bleu vif sont très gonflées et en forme d’arc d’environ 18 à 20 centimètres de longueur où seuls les yeux rouges contrastent fortement.  

Le Tragopan de Temminck (Tragopan temminckii) offre un autre type de parade très particulier grâce à ses somptueux ornements. Les dessins bleus et rouges de ses longues caroncules apparaissent complètement développés, alors qu’en dehors de cette période, ils sont rétractés et peu visibles. Au sommet de la parade, deux cornes bleu vif se dressent au-dessus des yeux, ajoutant un aspect spécial au masque du mâle face à la femelle. 
Chaque espèce utilise au mieux ses ornements pour attirer les femelles. Toutes les parades sont spectaculaires, et même les mâles au plumage plus terne que les autres effectuent de très belles démonstrations, et savent utiliser leurs meilleurs atouts !

En général, les faisans sont polygames, avec un mâle pour deux à cinq femelles, mais les normes varient de la monogamie à une polygamie séquentielle.

Après les parades nuptiales et la période de l’accouplement, la femelle, ou les deux adultes ensemble, cherchent un site pour le nid. Seuls les Tragopans nidifient à plusieurs mètres au-dessus du sol dans les arbres ou les buissons. Chez les Phasianidés, le nid est en général sur le sol. Il se trouve souvent à la base d’une touffe d’herbes, ou abrité par des rochers. C’est une dépression dans le sol, parfois tapissée de végétation sèche comme des feuilles ou des racines, mais tout dépend des conditions locales.

Il est alors temps pour la femelle de pondre, et la taille de la couvée varie selon l’espèce. Le faisan à queue rousse dépose cinq œufs. Le Faisan argenté et le faisan de Soemerring  (Syrmaticus soemmerringi) peuvent déposer sept œufs, alors que la ponte du  faisan d’Elliot (Syrmaticus ellioti) compte de cinq à sept œufs. Quelques espèces pondent de quinze à dix-huit œufs, mais habituellement, la taille de la ponte est étroitement associée à la disponibilité des ressources de nourriture.        

L’incubation est assurée principalement par les femelles, et selon le système, les mâles monogames défendent le territoire alors que les mâles polygames attirent d’autres femelles pour s’accoupler à nouveau. La période d’incubation varie aussi selon les espèces, allant de dix-huit à vingt cinq jours, et jusqu’à un mois chez le Paon bleu.

Les jeunes sont nidifuges et capables de se déplacer et de se nourrir dès qu’ils sont nés. Les adultes les conduisent sur les aires de nourrissage où ils se nourrissent eux-mêmes. Mais la femelle, ou les deux parents, peuvent aussi les aider en leur lançant de la nourriture, ou en la plaçant devant les poussins, ou même en leur passant de bec à bec. Les adultes les appellent souvent pour leur indiquer les endroits où se nourrir. 
Les faisans vivent souvent en groupes familiaux, et ils se joignent à d’autres groupes après la saison de reproduction pour des raisons de sécurité. Un adulte peut feindre une blessure comme une aile cassée ou autres comportements afin d’éloigner un prédateur tandis que les jeunes restent cachés et immobiles.  
Le juvénile est capable de marcher, courir et sauter trois jours après la naissance, et il peut voler à l’âge d’environ douze jours.  

La nourriture des faisans varie selon les espèces, la saison et parfois l’habitat. Ils consomment principalement des végétaux tels que graines, bourgeons, feuilles, tiges, racines et tubercules provenant de plusieurs espèces de plantes. Mais les Phasianidés consomment aussi des invertébrés, des larves et même des petits reptiles.
Cependant, les faisans qui vivent dans les parties les plus au nord de la distribution et à haute altitude sont plus végétariens que les oiseaux qui habitent les forêts pluviales tropicales où ils sont presque entièrement des consommateurs d’invertébrés. Mais leur régime comprend aussi quelques fruits, des graines et des feuilles. Les espèces vivant dans les zones moins boisées et aux lisières des forêts arrivent à survivre dans les champs cultivés. 

Les poussins se nourrissent essentiellement d’insectes durant les premiers jours de leur vie, et pendant les trois premières semaines quand cela s’avère possible. Mais dans les hautes montagnes d’Europe et d’Asie où les espèces sont plutôt végétariennes, les poussins consomment de grandes quantités de légumineuses qui leur fournissent les protéines nécessaires lorsque les invertébrés ne sont pas disponibles.

Habituellement, les faisans se nourrissent au sol, mais quelques espèces comme le Tragopan satyre (Tragopan satyra) et l’Ithagine ensanglantée (Ithaginis cruentus) sont arboricoles et peuvent grimper dans les buissons et sur les branches basses des arbres pour atteindre les feuilles, la mousse et les baies.
D’autres espèces se nourrissent au niveau du sol, happant des insectes, picorant des graines ou retournant le tapis de feuilles mortes. Ils creusent le sol à l’aide de leur bec robuste pour atteindre les racines et les tubercules.
Les races forestières se nourrissent surtout en retournant les feuilles mortes avec le bec au lieu de creuser le sol, ou bien en grattant la terre avec les pattes comme le faisan de Vieillot ou le faisan à queue rousse qui se nourrissent en groupes. 
L’Argus géant est un solitaire qui se nourrit en picorant à la surface du tapis de feuilles, mais pas en creusant. 
Dans la routine quotidienne des Phasianidés, le nourrissage a lieu le matin juste après l’envol du dortoir, et en fin d’après-midi. En milieu de journée, les faisans se reposent à couvert. 

Les Phasianidés sont des oiseaux de l’Ancien Monde. Les faisans vivent principalement dans le Sud-est de l’Asie. Plusieurs espèces, et plus spécialement le Faisan de Colchide, ont été introduites en Europe, en Amérique du Nord, en Tasmanie et en Nouvelle Zélande où ces oiseaux sont considérés comme un excellent gibier.   

Vers l’ouest, le Faisan de Colchide se trouve dans le Caucase, mais le Paon du Congo est le seul vivant en Afrique.
Les faisans fréquentent principalement les habitats forestiers ou semi-boisés, depuis les forêts tropicales humides jusqu’aux forêts arbustives tempérées. Selon les espèces, ces oiseaux peuvent vivre depuis les plaines jusqu’aux hautes prairies de montagne, et jusqu’à 4000 mètres d’altitude en été dans l’Himalaya et dans l’est de la Chine.
La zone de distribution de chaque espèce est de taille variable selon le type d’habitat. 

Mais malheureusement aujourd’hui, de nombreux faisans sont en danger d’extinction ou menacés par la perte de leur habitat due à l’éclaircissage et à la déforestation, trop chassés et trop piégés. 
Les nombres de plusieurs espèces sont en déclin, et certaines d’entre elles sont proches de l’extinction. Cette famille requiert l’attention la plus urgente afin de protéger ces magnifiques oiseaux. Des efforts de conservation sont en cours dans les régions Himalayennes, entrepris par Birdlife International. La création de parcs nationaux offre aussi une protection à plusieurs espèces menacées.
Ce serait tellement beau de voir à nouveau ces oiseaux étonnants vivre dans un habitat adapté à leurs besoins !    

Photographes :

Jean Michel Fenerole
Photos d’Oiseaux du monde

Michel Ottaviani
Oiseaux du monde

Ingo Waschkies
Bird Photography

Nicole Bouglouan
PHOTOGRAPHIC RAMBLE

Texte de Nicole Bouglouan

Une autre présentation de ces merveilleux oiseaux ici : SOLENE

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 2 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334156

Hennache, A. & Ottaviani, M. (2005). Monographie des faisans, volume 1. Edition W.P.A. France, Clères, France. ISBN: 2-9512467-1-4

Hennache, A. & Ottaviani, M. (2006). Monographie des faisans, volume 2. Edition W.P.A. France, Clères, France.ISBN: 2-9512467-2-2

Le site de Michel Ottaviani

"Les auteurs renoncent à leurs droits d'auteurs pour que la vente de cet ouvrage, publié par la World Pheasant Association, soit destinée à soutenir des projets de conservation."

Wikipedia (Wikipedia, The Free Encyclopedia)

 

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LISTE DES

FICHES

Faisan vénéré femelle

Syrmaticus reevesii

Faisan de Swinhoe

Lophura swinhoii

Couple

Faisan leucomèle

Lophura leucomelanos

Faisan argenté

Lophura nycthemera

Faisan prélat

Lophura diardi

Paon bleu

Pavo cristatus

Paon bleu

Pavo cristatus

femelle et poussin

Paon bleu

Pavo cristatus

Poussin

Faisan versicolore - Phasianus versicolor

Faisan de Colchide

Phasianus colchicus

Faisan de Colchide

Phasianus colchicus

Leur distribution en Asie commence à Java avec deux espèces, le Paon spicifère (Pavo muticus) et le Coq de Java (Gallus varius). Nous trouvons ensuite l’Eulophe Koklass (Pucrasia macrolopha), le Faisan vénéré ou Faisan de Reeves (Syrmaticus reevesii), et le Hokki bleu (Crossoptilon auritum) dans les forêts équatoriales de Malaisie jusqu’en Indochine et en Chine. Le Faisan versicolore et le Faisan scintillant ou Faisan de Soemerring vivent le long de l’Himalaya et vers l’est jusqu’à l’Océan Pacifique, au Japon.

Paon spicifère

Pavo muticus

Hokki bleu

Crossoptilon auritum

De nombreuses espèces de faisans sont probablement sédentaires, mais quelques espèces vivant en haute montagne peuvent effectuer des déplacements altitudinaux et descendre plus bas en hiver afin d’éviter la neige et la glace. Seuls le Lophophore resplendissant (Lophophorus impejanus) et le Lophophore de Lhuys (Lophophorus lhuysii) peuvent souvent être vus dans des zones enneigées. Ces faisans restent près des pentes orientées au sud, là où la fonte est plus rapide après les chutes de neige. 

Faisan vénéré

Syrmaticus reevesii

Faisan de Lady Amherst

Chrysolophus amherstiae

Paon bleu

Pavo cristatus

Depuis longtemps, les faisans sont étroitement associés aux humains auxquels ils procurent  de la nourriture régulière. Mais autrefois, ces magnifiques oiseaux étaient aussi considérés comme des symboles de bravoure, de vertus diverses, ou faisaient partie du Zodiaque Chinois. Ils furent reproduits sur des peintures et brodés sur du linge, en particulier en Chine, mais aussi dans d’autres pays. De plus, certaines espèces étaient grandement appréciées en tant qu’oiseaux décoratifs. En Asie, les longues plumes étaient utilisées comme ornements pendant les danses. Dans l’ouest de l’Europe, les aristocrates entretenaient des collections souvent renouvelées, et ces beaux faisans étaient grandement admirés.

Faisan de Colchide

Phasianus colchicus

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Argus géant - Argusianus argus

Paon du Congo Femelle

Afropavo congensis