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Texte de Nicole Bouglouan

Photographes:

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Pbase Galleries Peru and Ecuador & My bird pictures on IBC

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Puerto Rico Wildlife

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Ces images et le texte sont soumis au droit d'auteur et ne peuvent être utilisés sans l'autorisation expresse des propriétaires. Ceci s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux diverses associations ornithologiques et autres organismes. Mentions légales

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 4 by Josep del Hoyo-Andrew Elliott-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334229

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

PARROTS OF THE WORLD – An Identification Guide – by Joseph M. Forshaw – Princeton University Press – ISBN 0691092516

Wikipedia, the free encyclopaedia

Wikipedia – Bird nest

Bird nests: Variety is Key for the world’s avian Architects

How birds build nests

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Avian Reproduction: Nests

The design and function of birds' nests

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L’oiseau et son nid, là où tout commence…

Page 10 : Ptéroclidés, Columbidés, Cacatuidés, Psittacidés, Psittaculidés, Strigopidés, Musophagidés, Cuculidés

Au début de la saison de reproduction et après diverses parades nuptiales, le site du nid est choisi par le couple ou l’un des deux partenaires et le nid est construit à l’intérieur de cette zone. Pour de nombreuses espèces, le nid est le lieu où les oiseaux paradent et s’accouplent. Il joue un très grand rôle pendant la nidification. Il est le berceau des poussins et l’endroit où les adultes les nourrissent avant leur envol vers l’indépendance. 

La famille des Ptéroclidés comprend des oiseaux terrestres de taille moyenne, assez semblables à des perdrix ou des pigeons. Ils se trouvent dans les régions afrotropicales, paléarctiques et orientales. Ils vivent dans des zones découvertes, souvent arides ou semi-arides, pour lesquelles ils sont très bien adaptés.
En dépit de leurs pattes courtes, ils marchent à petits pas et sont capables de courir vite si nécessaire. Ils peuvent s’envoler rapidement et leur vol est vigoureux et soutenu, même sur de longues distances.
La couleur pale de leur plumage est adaptée à leur habitat dans lequel elle se fond complètement. Ils se nourrissent principalement de graines, mais des feuilles, des bourgeons et d’autres matières végétales font aussi partie de leur régime.  

Ganga cata

Les gangas sont monogames, et en fonction de l’espèce, ils se reproduisent en couples isolés ou en colonies lâches. Ils nidifient sur le sol et les deux adultes partagent les tâches liées à la reproduction.
Le nid est une dépression peu profonde sur le sol. Quelques espèces sont connues pour leur habitude de nidifier dans les empreintes laissées par les pattes des chameaux en Irak. Mais en dehors de ce cas, quelques matériaux peuvent être ajoutés, comme des petites pierres ou des morceaux d’herbes. Les nids sont quelquefois à découvert, mais d’autres sont proches de la végétation, d’une touffe d’herbes, d’herbes sèches, de rochers ou de pierres.  
La couvée comprend généralement trois œufs de couleur cryptique. Le mâle incube habituellement pendant la nuit, tandis que la femelle dont le plumage est plus terne, incube plutôt pendant la journée.  

Ganga indien

Les poussins sont nidifuges et peuvent se nourrir eux-mêmes au bout de 24 heures. Ils suivent leurs parents qui les protègent et les défendent. Ils grandissent vite et sont capable de voler au bout de trois semaines. Cependant, ils dépendent des adultes pour l’eau jusqu’à l’âge d’au moins deux mois. En effet, les plumes de l’abdomen des adultes, et plus particulièrement chez le mâle, permettent de stocker l’eau pour l’apporter aux poussins.
Les gangas sont très bien adaptés à la reproduction dans les zones arides où les graines abondent, même si l’eau est éloignée de leurs sites de nidification. Ceci réduit le risque de prédation et la compétition pour la nourriture et l’eau.          

Ganga masqué

Les Columbidés sont principalement arboricoles et vivent souvent dans le feuillage des arbres. Si beaucoup d’entre eux trouvent leur nourriture au sol, certaines espèces se nourrissent dans les arbres. Les caractéristiques morphologiques typiques des membres de cette famille comprennent un bec court, une petite tête, des pattes courtes et un corps compact. Les yeux sont souvent entourés de peau nue dont la couleur varie avec l’espèce. Ces oiseaux ont des muscles robustes témoignant de leur excellente aptitude au vol. La forme des ailes nous dit si l’espèce est migratrice ou pas.

Pigeon tigré

Pigeons et tourterelles vivent dans le monde entier, à l’exception des pôles. Ils fréquentent des habitats allant de toutes sortes de forêts aux campagnes ouvertes comme les savanes, les déserts, les zones en altitude au-dessus de la ligne des arbres, les bords des falaises et les atolls coralliens.
En Australie, plusieurs espèces sont complètement terrestres. Elles vivent dans une grande variété d’habitats, et montrent ainsi combien elles savent s’adapter.
En fonction de l’espèce, elles se nourrissent de graines, ou bien de fruits et de baies, mais de nombreuses espèces consomment aussi des insectes, des vers et des petits escargots souvent capturés sur le sol de la forêt. Les graines sont également prises sur le sol, tandis que les fruits sont picorés directement sur l’arbre. Quelques espèces arboricoles sont capables de s’accrocher, de se suspendre et de grimper dans les branches. 

Carpophage de Nouvelle-Zélande

Les Columbidés sont monogames, au moins pour une saison. Plusieurs parades sont effectuées par toutes les espèces, associées à la formation du couple, à la construction du nid et à la défense.
Les espèces arboricoles collectent les matériaux en cassant des rameaux morts dans les arbres et les arbustes, alors que les espèces terrestres prennent les matériaux sur le sol.   

Habituellement, le mâle apporte des matériaux à la femelle qui les arrange et construit le nid, une plate-forme lâche ou une coupe peu profonde faite de brindilles ou de tiges sèches provenant de plusieurs plantes. Un tel nid est une structure fragile et lâche mais qui peut sécher très vite après la pluie. Cependant, quelques nids sont plus « travaillés » comme chez le Ptilope superbe (Ptilinopus superbus) dont le nid est fait de brindilles fourchues entrelacées, ce qui donne un résultat solide. De la même façon, le nid de la Colombe de Verreaux (Leptotila verreauxi) peut être très volumineux.
Les nids des espèces terrestres du genre Columbina sont plus robustes que chez les autres espèces.

Ptilope magnifique
Pigeon ramier

Selon l’espèce et la distribution, le nid peut être placé dans une crevasse sur une falaise, (Pigeon biset et Pigeon des neiges), tandis que d’autres nidifient dans les arbres ou sur le sol (Colombine plumifère et Colombine arlequin), dans la végétation, au milieu des éboulis ou dans des trous. Beaucoup d’espèces nidifient en solitaire mais certaines d’entre elles sont coloniales. Le Nicobar à camail (Caloenas nicobarica) peut former des colonies comprenant des milliers de nids.
Les poussins sont nourris par le lait de pigeon régurgité par les parents directement dans le bec. La mandibule inférieure des jeunes est en forme de bateau et plus large que la supérieure. Elle est utilisée comme réceptacle. Les poussins dépendent des parents pendant 40 jours après la naissance, et les adultes continuent de produire cette nourriture particulière.

Tourterelle turque

Nourrissage d'un jeune

L’ordre des Psittaciformes comprend plusieurs espèces de différentes tailles et variablement colorées, mais elles ont presque toutes les mêmes comportements à travers leur vaste distribution. Aujourd’hui, quatre familles constituent cet ordre. Ce sont les Psittacidés, les Cacatuidés, les Psittaculidés et les Strigopidés.     

Leur taille et leur coloration sont très variable. Le plus grand perroquet est l’Ara hyacinthe qui peut atteindre un mètre de longueur, tandis que le mâle Strigops kakapo peut peser jusqu’à 3 kilogrammes. Les plus petits perroquets du genre Micropsitta font 8 centimètres de long pour un poids de 10 grammes.   

Leur plumage est très variable, mais la structure physique est plus uniforme. Ils volent très bien, y compris les espèces sédentaires. Ils se déplacent facilement dans les arbres en s’agrippant aux branches à l’aide des griffes et du bec crochu.   

Ils vivent généralement dans des habitats boisés, mais un certain nombre d’entre eux fréquente aussi des zones plus ouvertes. Ils sont grégaires et souvent vus en grandes troupes, en particulier aux dortoirs.
Les Psittaciformes se nourrissent principalement de matières végétales telles que graines, fruits et fleurs. Le bec très crochu de ces oiseaux leur permet d’obtenir le contenu des graines dures, à haute teneur nutritionnelle, parfois avec l’aide d’une patte. Ils consomment aussi des fruits encore verts qui contiennent des substances alcaloïdes toxiques.  
Pour cette raison, ils se rassemblent en grands nombres sur des falaises d’argile dans la forêt en Amérique du Sud, et plus particulièrement au Pérou et en Equateur. Voir Perroquets et argile… une vieille histoire !  

Toui été
Ara macavouanne

Ils restent en couple pour la vie et nidifient dans des trous et autres cavités. Ils sont monogames, sauf le Nestor kea et le Strigops kakapo qui ont des systèmes de reproduction différents.
La cavité de nidification est sélectionnée avec soin par le couple avant la ponte. Le nid peut être préparé pendant plusieurs semaines, avec soit l’entrée qui a besoin d’être agrandie soit d’autres travaux à l’intérieur, afin de rendre ce lieu adapté à la nidification. Quelques nids sont creusés dans les termitières (nids des termites arboricoles), surtout par les espèces du genre Micropsitta qui vivent dans les plaines.

Les espèces du Nouveau Monde ont tendance à utiliser davantage des creux dans les falaises que celles de l’Ancien Monde. La Conure de Patagonie nidifie en colonies, dans des terriers creusés dans les façades des falaises, le long des fleuves ou sur les côtes maritimes, parfois à des hauteurs considérables.
Cette espèce est monogame et les liens du couple sont durables. Ils creusent le terrier, et plusieurs terriers peuvent s’entrecroiser. Les couples établis utilisent en général le même terrier chaque année, tandis que les nouveaux couples doivent en creuser un. C’est un tunnel de 80 à 250 cm de longueur, souvent en zigzag, qui s’ouvre sur la chambre de nidification où les œufs sont pondus et les poussins élevés.    

Conure de Patagonie

Mais la Conure veuve est le seul membre de cet ordre qui nidifie dans les hautes branches des arbres ou sur n’importe quelle structure haute, naturelle ou artificielle. Le nid est fait de brindilles sèches, souvent épineuses pour la protection. La Conure veuve peut nidifier en couple isolé ou en colonies. Ces grands nids incitent souvent d’autres espèces à s’y installer.

Nid de Conure veuve

En tant qu’oiseaux qui utilisent des cavités pour se reproduire, tous les Psittaciformes pondent des œufs blancs. Les poussins nidicoles sont nourris par la femelle qui elle-même reçoit la nourriture du mâle. Avant de s’envoler pour la première fois, les jeunes restent perchés à l’entrée du nid pendant un certain temps. Ils deviennent sexuellement matures très rapidement.  

 

Les touracos de la famille des Musophagidés sont endémiques de l’Afrique subsaharienne. Ce sont des oiseaux de taille moyenne, excepté le Touraco géant qui est le plus grand de tous. Ils ont une queue plutôt longue et des ailes courtes et arrondies. Les plumes de la tête ont une texture épaisse et presque toutes les espèces ont une crête érectile. Le bec court et robuste a le culmen courbe.
Ces oiseaux ont un vol faible et laborieux, mais ils se déplacent aisément le long des branches et au milieu de la végétation.

La majorité des touracos est arboricole et fréquente différentes sortes de forêts, mais ils aiment plus particulièrement les forêts de plaine, les galeries forestières et les forêts de montagne.
Ils sont végétariens et se nourrissent principalement de fruits sauvages ou cultivés, et aussi de feuillage mais en petites quantités. Des invertébrés tels que chenilles, phalènes, scarabées, escargots, limaces et termites font également partie de leur régime.  

Touraco à huppe splendide

Ils sont très territoriaux et restent généralement en groupes familiaux pendant de longues périodes. Cependant, les touracos forestiers peuvent être observés en couple et sont territoriaux toute l’année. Toutes les espèces nidifient en couples isolés et le territoire est défendu par les deux partenaires. Ils sont habituellement monogames, bien que certaines espèces aient parfois des aides pendant la reproduction.   

Touraco géant

Le nid est une structure plate et lâche faite avec des rameaux de bois et des brindilles. Il ressemble beaucoup aux nids des Columbidés. Les touracos forestiers construisent le nid dans le feuillage épais des arbres ou des arbustes où il est bien caché. Il est situé entre 5 et 20 mètres au-dessus du sol.
Les poussins sont nourris par régurgitation. A l’âge de 2-3 semaines, les jeunes quittent souvent le nid pour escalader les branches environnantes longtemps avant de s’envoler, ce qu’ils font finalement 4 ou 5 semaines après l’éclosion.    

 

La famille des Cuculidés comprend six sous-familles qui diffèrent au niveau de l’apparence et des comportements.
La sous-famille des Cuculinae comprend les coucous de l’Ancien Monde qui parasitent les nids des autres espèces. Ils fréquentent habituellement les forêts et les bois, les arbustes et les buissons, les broussailles épineuses, les zones boisées d’arbres à feuilles caduques ou persistantes, les forêts secondaires, les bosquets d’acacias, les vergers, les jardins… mais on les trouve surtout dans des habitats adaptés aux besoins des futurs hôtes qui accueilleront leurs œufs. Ils se nourrissent principalement d’insectes, et plus particulièrement de chenilles velues ou non.

Coucou plaintif

Ces espèces sont des parasites et déposent leurs œufs dans les nids d’autres oiseaux. Avant la ponte, la femelle dotée en général d’un plumage plus cryptique que celui du mâle, détecte et observe les futurs hôtes depuis un perchoir discret, et il lui arrive même de visiter le nid. Tandis que ses futures victimes quittent la place pour se nourrir, la femelle coucou pond dans leur nid et s’en va ensuite avec un de leurs œufs dans le bec. Elle le consommera plus tard. Habituellement, les œufs du coucou sont très semblables à ceux de l’hôte.
Plus tard, lorsque le jeune coucou naît, il éjecte les œufs ou les poussins de l’espèce qui l’abrite afin de monopoliser les soins de ses parents adoptifs et la nourriture destinée normalement à toute une couvée. Il grandit vite mais il dépendra encore de ses « parents » pendant plusieurs jours ou semaines après la naissance, de 17-20 jours à 50-60 jours selon les espèces.  

Coucou menu

Nourri par une Gérygone soufrée

La sous-famille Phaenicophaeinae comprend deux groupes, les Phaenicophaeini et les Couini. Toutes ces espèces construisent un nid et ne parasitent donc pas ceux des autres oiseaux. Ce sont des coucous qui vivent dans les régions tropicales de l’Ancien Monde, et plus particulièrement en Asie du Sud-est pour les malkohas, et à Madagascar pour les couas.

Les malkohas sont surtout des espèces forestières. Ces oiseaux fréquentent la forêt primaire et les forêts secondaires, les zones arbustives et les buissons, les lisières, les plantations, les mangroves, les herbages avec des buissons, les jardins… Ils peuvent être présents depuis les plaines jusqu’en altitude selon la distribution. Ils sont essentiellement insectivores. Ils consomment de nombreux grands insectes, des chenilles et des araignées. Il leur arrive aussi de capturer des grenouilles arboricoles et des lézards, des crustacés et des vers.
Les malkohas nidifient dans les arbres. Ils construisent une coupe peu profonde ou une petite plateforme de brindilles, tapissées de feuilles vertes. La femelle dépose 2-3 œufs blanc ou blanchâtres et crayeux. Les deux adultes incubent mais la durée est inconnue.

Malkoha Javanais

Les trois calobates du genre Carpococcyx, de Sumatra, Bornéo et Annam, sont des espèces terrestres qui cherchent leur nourriture sur le sol, mais qui nidifient dans des arbres. Ils sont résidents dans les plaines et les collines boisées, et sont visibles jusqu’à 900/1400/1700 mètres d’altitude. Ils se nourrissent de fruits, de petits reptiles, mammifères et oiseaux de petite taille. Ils nidifient dans les arbres.

Calobate de l'Annam

Les couas, espèces endémiques de Madagascar, fréquentent les forêts sèches ou humides, les arbustes épineux et les broussailles, les déserts avec épineux, les galeries forestières sur les rives des fleuves, les savanes et les mangroves. Ils sont visibles depuis le niveau de la mer jusqu’à des altitudes moyennes ou hautes selon les espèces. Ce sont des oiseaux terrestres. Les couas se nourrissent aussi d’insectes, mais les araignées, les fruits, les baies et les graines font également partie de leur régime.
Les couas nidifient aussi dans les arbres. Les deux adultes construisent un nid en forme de bol avec des brindilles, de l’écorce et des feuilles larges, des tiges sèches, des fibres de palmiers et des radicelles selon les matériaux trouvés aux alentours du site du nid. La coupe est tapissée de végétation plus fine. Ce nid est habituellement situé entre un et dix mètres au-dessus du sol, dans un arbre ou un buisson. La femelle dépose 2-3 œufs d’un blanc terne.

Coua de Verreaux

La sous-famille des Centropodinae comprend entre 28 et 30 espèces de coucals, dans le seul genre Centropus. Ces oiseaux construisent leur nid. Leur taille varie de 40 à 68 cm. Ce sont les plus grands coucous.

Ils fréquentent une grande variété d’habitats tels que forêt humide à basse altitude, mangroves, bosquets, végétation faite de bambous et palmiers, forêt primaire et secondaire, lisières, arbustes, jungle dense, et généralement les zones couvertes de végétation épaisse. On les trouve aussi dans les endroits humides comme les mangroves et les forêts marécageuses, les rizières, les roselières et les herbages dans les marais, les prairies inondées, les savanes et les buissons épais près de l’eau.

Coucal du Sénégal

Ces oiseaux au corps trapu se nourrissent de grands insectes d’espèces variées, comprenant entre autres les longs Phasmes (Phasmatodea), d’araignées, et aussi de petits vertébrés comme les lézards, les serpents, les grenouilles, ainsi que les petits oiseaux et mammifères. 

Pendant la saison de reproduction, les coucals construisent de grands nids. Ces structures peuvent être globulaires ou couvertes d’herbes en forme de dôme, et sont souvent placées près du sol dans les hautes herbes ou les buissons. On peut également voir une entrée latérale.
Les œufs sont blancs et la femelle en dépose 2 ou 3, et l’incubation dure environ deux semaines. Les deux parents élèvent les jeunes.

Coucal à sourcil blanc

La sous-famille Coccyzinae comprend 18 à 20 espèces de coucous des Amériques, rassemblés en quatre genres : Coccyzus, Saurothera, Hyetornis et Piaya. Mais les genres Saurothera et Hyetornis sont aujourd’hui inclus dans Coccyzus.
Ces coucous construisent un nid et ne parasitent pas ceux des autres oiseaux. Ils sont plutôt arboricoles.

Ils fréquentent les forêts tropicales des basses terres peuplées d’arbres à feuilles persistantes, et les forêts tropicales d’arbres à feuilles caduques selon les besoins de chaque espèce. Ils se trouvent habituellement dans les zones boisées comme les galeries forestières, les forêts secondaires, les bois ouverts ou avec des arbustes, les pâturages broussailleux ou avec des arbres clairsemés. Mais ils fréquentent aussi les milieux plus humides comme les mangroves, les marais, les lisières humides des bois, les forêts saisonnièrement inondées, les bosquets et les broussailles épaisses près de l’eau.

Coulicou manioc

Toutes ces espèces sont consommatrices d’insectes, mais aussi de chenilles, et plus rarement de grenouilles, poisson ou œufs. Les fruits et les baies sont consommés en été et à l’automne. Les araignées, les escargots et les lézards font également partie de leur régime. Cependant, leur régime varie en fonction de la distribution.

Deux espèces, le Coulicou à bec noir et le Coulicou à bec jaune qui se reproduisent en Amérique du Nord, peuvent occasionnellement déposer leurs œufs dans les nids d’autres oiseaux. Mais habituellement, les coucous américains construisent une plateforme aplatie avec des brindilles et des feuilles, ou une coupe peu profonde faite de rameaux de bois et de feuilles vertes.

Coulicou à bec jaune

Le Petit piaye construit une coupe ouverte et profonde avec des brindilles. Ces nids sont placés dans la végétation épaisse ou dans les arbres et les buissons, à des hauteurs variables.  
La femelle dépose 2-3/3-5 œufs blancs ou clairs. L’incubation est souvent partagée entre les deux parents et dure environ 10-11 jours chez les Coccyzus, et jusqu’à 18 jours chez les espèces du genre Piaya. Les jeunes sont nourris par les deux adultes et quittent le nid au bout de 12-14/18-20 jours selon les espèces.

Petit piaye

La sous-famille des Crotophaginae est la plus réduite avec seulement deux genres et quatre espèces.
Le genre Crotophaga comprend les trois anis et le genre Guira uniquement le Guira cantara.
Ces espèces vivent en groupes et se reproduisent en communauté.  

L’Anis des palétuviers et l’Ani à bec lisse  d’Amérique du Sud, fréquentent les zones boisées et forestières le long des fleuves, et se trouvent généralement non loin de l’eau. Ils aiment la végétation épaisse. En revanche, l’Ani à bec cannelé préfère les zones plus sèches et broussailleuses, les bosquets, les pâturages, les marécages, les zones claires ou dérangées depuis la forêt toujours verte jusqu’aux arbustes tropicaux.

Ani à bec lisse

Le Guira cantara se trouve dans des habitats plus secs tels que zone arbustive secondaire, savane avec arbres et arbustes, pampas, pâturages et dunes côtières.

Ces oiseaux se nourrissent de grands insectes d’espèces variées, de chenilles, d’araignées, de petits lézards, grenouilles, oiseaux nouveau-nés et œufs. Ils consomment aussi des fruits, des baies et les graines des euphorbes.

Ces espèces se reproduisent en communauté. Ils vivent en groupes, et le nid est utilisé par plus d’une femelle.
Chez les Crotophaga, ils nidifient en colonies lâches et le territoire est défendu par le groupe contre les autres groupes.
Les adultes sont socialement monogames et chaque femelle est protégée par son partenaire. Elles pondent dans le même nid volumineux fait de rameaux et de feuilles vertes, placé dans les branches d’un arbre.

Guira cantara

Le Guira cantara se reproduit aussi en groupes avec un nid communautaire. Mais il y a compétition et des conflits se produisent entre les adultes reproducteurs.
Les femelles pondent dans un même nid, mais chaque femelle est capable de reconnaître ses propres œufs et elle les soigne tout particulièrement. Plusieurs œufs sont perdus, enlevés ou jetés au sol par les adultes, sans doute au cours de la ponte et de l’incubation.
Le Guira cantara peut parfois pondre dans les nids d’autres espèces d’oiseaux, y compris dans ceux des anis. Dans ce cas, ils incubent leurs œufs ensemble.

 

Et enfin, La sous-famille des Neomorphinae comprend les coucous terrestres du Nouveau Monde.
Ces coucous aux longues pattes et à la longue queue graduée ont des comportements reproducteurs variables. Trois espèces sont des parasites des nids, le Géocoucou tacheté, et les deux Dromococcyx, le Géocoucou faisan et le Géocoucou pavonin. Les autres espèces construisent un nid.

Les géocoucous des régions semi-arides d’Amérique du Nord et centrale sont surtout des chasseurs de lézards, mais ils consomment aussi des sauterelles et des petits mammifères.
Ces grands oiseaux fréquentent les forêts et les zones boisées. Ils se nourrissent de grands insectes, grenouilles, lézards, araignées, et occasionnellement de fruits et de graines.
Les oiseaux du genre Geococcyx fréquentent surtout les zones arbustives arides dans les plaines ou en montagne. On les trouve dans les campagnes ouvertes et sèches avec des buissons clairsemés et plusieurs espèces de cactus et d’épineux. Ils se nourrissent d’une grande variété de proies comme les grands insectes, les araignées, les lézards, les serpents, les petits oiseaux et les œufs, les souris et autres petits mammifères, jeunes lapins, chauves-souris tombées au sol, et de charognes au bord des routes. Ils consomment parfois des fruits et des graines.
Les deux espèces du genre Dromococcyx fréquentent les forêts tropicales toujours vertes et les forêts saisonnièrement inondées ainsi que les lisières. Elles se nourrissent de grands insectes et de lézards pris sur le sol.
Le Géocoucou tacheté est le plus petit de cette sous-famille. Il fréquente les campagnes ouvertes avec des arbres clairsemés, les herbages à basse altitude saisonnièrement humides, les clairières, les broussailles aux lisières de la forêt tropicale et les bords des routes. Il se nourrit seul de grands insectes et de chenilles chassés sur le sol.

Grand Géocoucou

Excepté les espèces Tapera et Dromococcyx qui parasitent les nids des petits passereaux et choisissent généralement des nids clos ou avec un dôme, les autres espèces de la sous-famille Neomorphinae construisent un nid.
Les deux Geococcyx construisent une plateforme ouverte et volumineuse avec des rameaux de bois, et tapissée de feuilles et de peaux de serpents et autres débris. Ce nid est placé dans un buisson ou un arbre bas.
Les comportements des espèces Neomorphus pendant la reproduction sont peu connus. Le nid est un bol large et peu profond fait avec des rameaux de bois et tapissé de feuilles vertes. Il est placé dans la végétation  des marais.

Géocoucou tacheté
Géocoucou faisan
Géocoucou barré
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