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LES CICONIIDES

Tantales, Bec-ouverts, Cigognes et Marabouts

 

Les Ciconiidés font partie de l’Ordre des Ciconiiformes, et comprennent 19 espèces réparties en six genres différents.
Oiseaux moyens à grands, ils ont le bec, le cou et les pattes longs, indiquant leur préférence pour les habitats humides, même si quelques uns d’entre eux fréquentent plutôt les zones herbeuses ou boisées.

Toutes les espèces ont presque la même apparence avec un grand corps lourd. Le plus imposant membre de la famille des Ciconiidés est le Marabout d’Afrique (Leptoptilos crumeniferus) avec une taille de 152 cm pour 8 à 9 kg. En comparaison, la Cigogne d’Abdim (Ciconia abdimii) ne mesure que 75 à 80  cm pour un poids de 1 à 3 Kg.   

Texte de Nicole Bouglouan

Photographes :

José Luis Beamonte: Pájaros de España

Didier Buysse: Vision d’Oiseaux

Jean Michel Fenerole: Photos d’Oiseaux

Steve Garvie: RAINBIRDER Photo galleries

Tom Grey: Tom Grey's Bird Pictures

Patrick Ingremeau: TAMANDUA

Tom Merigan: Tom Merigan’s Photo Galleries

Niraj V. Mistry: Photo Galleries

Bob Moul: Nature Photography

David Nowell: Virtually Home - PHOTO GALLERY

Yves Thonnerieux: NATUR’AILES

Callie de Wet : Flickr Galleries

Philippe Wolfer: OISEAUX D’ARGENTINE

Nicole Bouglouan: PHOTOGRAPHIC RAMBLE

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD vol 1 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal - Lynx Edicions - ISBN: 8487334105

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge - C.Helm - ISBN: 0713639601

BIRDS OF AFRICA SOUTH OF THE SAHARA by Ian Sinclair and Peter Ryan - Princeton University Press Princeton and Oxford - ISBN: 0691118159

ROBERTS BIRDS OF SOUTH AFRICA by G. R. Mc Lachlan and R.  Liversidge – The Trustees of the John Voelcker Bird Book Fuund – ISBN: 0620031182

Wikipedia (Wikipedia, The Free Encyclopedia)

 

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Marabout d’Afrique
Cigogne d’Abdim

Les deux sexes ont un aspect similaire mais habituellement, le mâle est légèrement plus grand que la femelle.
Le plumage est en général noir et blanc avec des variantes comme chez le Tantale ibis et le Tantale Indien où les ailes présentent des tons rosés.

Tantale ibis
Tantale Indien

Le Marabout d’Afrique, le Marabout chevelu et le Marabout argala ont la tête et le cou vivement colorés. Les Marabouts d’Afrique et argala ont un grand sac gulaire qu’ils gonflent pendant les parades nuptiales.  

Marabout chevelu

On remarquera des reflets verts ou violets sur le cou, les ailes ou le dos des oiseaux du genre Ciconia. 

Cigogne d'Abdim
Cigogne épiscopale

Chez toutes les espèces, le juvénile est plus terne, souvent plus gris ou plus brun que les adultes.   

Tantale Indien immature
Tantale d'Amérique immature

Le bec est le critère le plus intéressant chez ces oiseaux. Il est toujours grand, même vraiment énorme chez quelques espèces comme le Marabout d’Afrique dont le bec grandit continuellement jusqu’à atteindre 34-35 cm de longueur.   

Marabout d’Afrique

On trouve des formes variées selon les comportements alimentaires.
Les sept espèces du genre Ciconia ont un bec moyen à grand, plutôt pointu et droit. Cet outil est bien adapté aux différentes proies capturées dans des habitats variés.
Quelques unes ont de la peau nue sur la face, ou un cercle oculaire large et coloré.

Cigogne blanche
Cigogne d'Abdim
Cigogne noire
Cigogne maguari

Les deux membres du genre Ephippiorhynchus et celui du genre Jabiru ont des becs plus longs, pointus et légèrement recourbés vers le haut, conçus pour transpercer le poisson dans des eaux peu profondes.
Des trois espèces, le Jabiru d’Amérique a le plus grand bec. Sa tête et son cou sont couverts de peau nue et noire, avec un collier rouge vif à la base du cou.

Jabiru d’Amérique

Le Jabiru d’Afrique a le bec vivement coloré avec les mandibules rouge et noir et une plaque jaune à la base supérieure du bec. 
Le Jabiru d’Asie mâle a les yeux brun foncé alors que la femelle les a jaunes, ce qui est unique parme les cigognes où mâle et femelle sont semblables.    

Jabiru d’Afrique
Jabiru d’Asie

Les trois grandes cigognes du genre Leptoptilos ont un bec énorme, utilisé comme une arme pour tuer des proies plus importantes. Le Marabout d’Afrique est connu pour tuer et dévorer des jeunes flamants et même des adultes. La face et le cou ne sont pas emplumés et sont couverts de peau nue rougeâtre.   

Marabout d’Afrique et Flamant nain

Les quatre oiseaux du genre Mycteria présentent un bec long, pointu et légèrement courbé vers le bas, avec des zones sensibles aux extrémités permettant la pêche en eau boueuse. La peau nue de la face devient plus vivement colorée pendant la période de reproduction. 

Tantale d'Amérique
Tantale Indien
Tantale ibis

Les deux membres du genre Anastomus partagent le bec le plus inhabituel. Une ouverture entre les deux mandibules lui donne un aspect « déformé ». Mais cette forme de bec est un outil remarquable pour l’alimentation restreinte de ces oiseaux, à savoir les gros escargots d’eau du genre Pila. Le bec ouvert présente un creux dans la mandibule inférieure, une large ouverture de plusieurs centimètres, permettant à l’oiseau de saisir fermement la coquille de l’escargot. Les extrémités sont jointes.  

Bec-ouvert Indien
Bec-ouvert Africain

Toutes les espèces ont de longues pattes faites pour patauger dans les eaux peu profondes où elles vivent et se nourrissent. Elles préfèrent et fréquentent plusieurs sortes d’habitats humides, mais quelques espèces comme le Marabout d’Afrique qui cherche souvent des carcasses dans les savanes sèches, et la Cigogne d’Abdim que l’on voit fréquemment dans les zones herbeuses sèches, n’ont pas forcément besoin d’eau tout au long de l’année.

Cigogne d’Abdim
Marabout d'Afrique

Cependant, ces grands oiseaux nidifient souvent dans les arbres et ont donc besoin au moins de bosquets ou d’arbres clairsemés dans les zones où ils vivent, bien que la Cigogne blanche puisse nidifier sur les toits des maisons, tout comme la Cigogne d’Abdim qui fait son nid sur le toit des huttes des habitants locaux, mais aussi sur des iles rocheuses et des hauts-plateaux secs. 

Cigogne d’Abdim
Cigogne blanche

D’autres comme le Tantale ibis en Afrique de l’Ouest, et le Tantale Indien dans certaines parties de l’Inde, nidifient parfois dans les villes.  
La Cigogne noire se reproduit dans les forêts assez denses, ou sur des corniches rocheuses en Espagne, près des Vautours fauves ou Percnoptères.

Cigogne noire

La Cigogne maguari d’Amérique du Sud est la seule cigogne qui nidifie sur le sol plat, et souvent dans des roselières dans les habitats marécageux. 

Cigogne maguari

Tous les membres de la famille des Ciconiidés sont carnivores, et leur nourriture typique comprend des petits poissons, des grenouilles, des insectes et des petits rongeurs, mais selon l’espèce, la taille et les proies changent.  

Dans le genre Mycteria, le Tantale d’Amérique peut capturer des salamandres, des petits serpents et même des jeunes caïmans. Ces espèces se nourrissent habituellement dans des eaux boueuses peu profondes en déplaçant leur bec immergé d’un côté à l’autre et en marchant lentement. Les parties sensibles de l’extrémité du bec permettent à l’oiseau de capturer la proie dès qu’il est en contact avec elle. 

Tantale d’Amérique

Les bec-ouverts consomment presque exclusivement des mollusques d’eau douce, et plus spécialement les gros escargots d’eau du genre Pila, ainsi que quelques grenouilles et crabes. Ils se nourrissent souvent en petits groupes en creusant ça et là dans l’eau boueuse des marais et des rizières.     

Tantale Indien
Bec-ouvert Africain

Les autres Ciconiidés ont une nourriture et des méthodes plus générales. Ils sont opportunistes, prenant toute la nourriture disponible à n’importe quel moment comme poissons, amphibiens, serpents, petits mammifères et insectes. 
Cependant, la Cigogne d’Abdim est plus spécialisée et consomme essentiellement des insectes qu’elle capture aux lisières des feux de brousse ou dans les essaims de sauterelles, tout comme d’ailleurs la Cigogne blanche dans ses quartiers d’hiver en Afrique. Elles marchent lentement dans l’eau peu profonde ou dans l’herbe sèche en cherchant des proies qu’elles localisent à vue. Le cou est alors tendu avant que le bec transperce et capture la proie.

Cigogne blanche

Le Jabiru d’Asie, le Jabiru d’Afrique et le Jabiru d’Amérique se nourrissent de la même manière, mais ce dernier est connu pour capturer des jeunes alligators, des serpents et des tortues d’eau douce.   
Ces espèces pêchent en eau peu profonde, mais aussi dans les zones herbeuses et les forêts ouvertes. Ils se nourrissent en solitaire ou en couples, mais le Jabiru d’Amérique peut être vu en compagnie d’autres Ciconiiformes, ou marchant côte à côte à plusieurs oiseaux pour pêcher en commun.   

Jabiru d’Amérique
Jabiru d’Afrique

Le Marabout argala et le Marabout d’Afrique ont des comportements alimentaires différents. Ils prennent souvent des charognes, se nourrissent d’animaux morts et obtiennent de la nourriture des humains. Mais il leur arrive aussi de capturer des poissons, amphibiens et crustacés comme les autres cigognes.
Le Marabout d’Afrique est un prédateur de flamants, prenant aussi bien les œufs et les poussins que les adultes qu’il n’hésite pas à tuer.  

Marabout d’Afrique et Flamant nain

Le Marabout chevelu semble se nourrir essentiellement de poissons du genre Périophtalmes. Ils suivent la limite de la mer, à environ 50 mètres les uns des autres, en enfonçant régulièrement le bec dans la vase. 

Marabout chevelu

Plusieurs espèces nidifient en colonies, lâches ou denses, qui peuvent compter de 5 à 15 nids chez la Cigogne Maguari, et jusqu’à plusieurs milliers chez la Cigogne d’Abdim et les membres des genres Leptoptilos, Mycteria et Anastomus.
D’autres espèces se reproduisent en colonies mixtes aux côtés des pélicans et des Ardéidés. Mais ces mêmes oiseaux peuvent aussi être des nicheurs solitaires.
Quelques uns d’entre eux comme les membres des genres Jabiru et Ephippiorhynchus et la Cigogne noire, la Cigogne épiscopale et la Cigogne de Storm sont exclusivement solitaires. 

Cigogne noire
Cigogne d’Abdim

La période de reproduction est saisonnière pour toutes les espèces, et étroitement associée à l’eau qui fournit des sources de nourriture.
La majorité des espèces nidifie dans les arbres et souvent très haut. Les oiseaux ont tendance à réutiliser le même site pendant plusieurs années successives. Les Marabouts d’Afrique peuvent revenir à la même colonie pendant 50 ans. 

Jabiru d’Amérique
Jabiru d'Asie

En général, le mâle arrive le premier et commence à défendre le petit territoire. Chez la Cigogne maguari, la défense est vigoureuse et les combats peuvent devenir violents. Une fois les territoires occupés par les mâles, les femelles arrivent à leur tour et tentent d’approcher, mais elles reçoivent souvent le même accueil avant d’arriver à apaiser le mâle choisi.  

Marabout d'Afrique

Des parades variées ont lieu, surtout des cérémonies d’accueil dont la plus courante est appelée « Up-down » en anglais. Quand l’un des oiseaux revient au nid, l’autre lève et baisse la tête en produisant quelques sons, souvent des claquements de bec. Cette parade est aussi utilisée comme menace envers les intrus. Elle peut être différente selon les espèces.

Cigogne blanche

D’autres parades montrent le mâle en train de se balancer d’une patte sur l’autre avec la tête baissée entre les pattes. C’est le cas des bec-ouverts.
Plusieurs autres parades sont utilisées par chaque espèce, autant sur les aires de nourrissage qu’au site du nid, et sont souvent associées au renforcement des liens du couple.  

Bec-ouvert Africain
Bec-ouvert Indien

Les nicheurs solitaires ont des rituels moins élaborés à cause de l’absence de compétition. Les partenaires forment souvent un couple permanent.
Les reproducteurs coloniaux forment en principe un nouveau couple chaque année.   

Cigogne blanche

Une fois le couple formé, le nid est construit ou réparé. Les oiseaux ajoutent de nouveaux matériaux apportés par le mâle et mis en place par la femelle. Le nid est fait avec des rameaux de bois, et la coupe est parfois tapissée de matières plus douces.

Cigogne blanche

Quelques énormes nids comme ceux des Cigognes blanches, sont utilisés par d’autres espèces comme les moineaux (Passer), les étourneaux (Sturnus) et même les rolliers (Coracias) selon la distribution géographique. Les nids des Jabirus attirent aussi plusieurs opportunistes qui aident à solidifier le nid en ajoutant leurs propres matériaux, souvent de la boue.  

Les accouplements sont fréquents pendant la construction du nid, et ont souvent lieu sur le nid lui-même. Les œufs sont pondus à intervalles de deux jours dans la semaine qui suit les premiers accouplements.

Cigogne blanche
Cigogne d’Abdim

La femelle dépose trois à cinq œufs, même jusqu’à sept chez la Cigogne blanche. D’un autre côté, le Jabiru d’Afrique n’en pond qu’un seul.  
Ils sont en général ovales et de couleur crème. Les mesures extrêmes sont de 84 x 60 mm pour 145 grammes chez le Marabout d’Afrique, alors que chez la Cigogne d’Abdim, ils ne font que 54 x 45 mm pour 58 grammes.  

Cigogne noire

L’incubation est souvent partagée par les deux parents et dure de 25 à 38 jours selon l’espèce. Les poussins sont nidicoles, mais ils sont très vite couverts de duvet blanchâtre, excepté ceux de la Cigogne maguari qui sont noirâtres pour un meilleur camouflage sur le sol. 
Les deux adultes les nourrissent par régurgitation dans le nid, rendant ainsi le plus petit capable de se nourrir aussi. 

Cigogne blanche

Ils sont emplumés au bout de 50 jours chez les plus petites espèces, mais le Marabout d’Afrique a probablement besoin d’une centaine de jours. Ils dépendent des parents pour encore quelques semaines et retournent au nid pour dormir la nuit. Ils peuvent se reproduire à partir de trois à cinq ans.  

Jabiru d’Afrique immature

Habituellement, les cigognes sont silencieuses, mais elles peuvent produire quelques vocalises sur les aires de reproduction.
La parade d’accueil est souvent accompagnée de claquements de bec. Mais d’autres sons tels que des sifflements chez les oiseaux Mycteria, des cancanements et des croassements chez les Anastomus, et des grincements ou des meuglements chez les Leptoptilos sont entendus en période nuptiale.  

Tantale d’Amérique
Tantale ibis
Jabiru d’Afrique

Les cigognes du genre Ciconia émettent des sifflements variés, bien développés chez la Cigogne noire, mais plus faibles ou rares chez la Cigogne blanche. Cependant, cette espèce claque souvent du bec au cours des parades.   

Les autres cigognes sont plus silencieuses, ne produisant que quelques claquements de bec au cours des parades nuptiales ou de menace.
Les bec-ouverts sont incapables de produire des sons à cause de leur bec spécial. Mais le Marabout d’Afrique est « très » vocal avec des meuglements, des plaintes et des sifflements pendant les parades. Ses jeunes émettent plusieurs sortes de bruits à différents âges.  

Marabout d’Afrique

Les Ciconiidés sont plus ou moins migrateurs. Les deux espèces Européennes, la Cigogne blanche et la Cigogne noire migrent chaque année pour atteindre des zones plus chaudes pour passer l’hiver. 
Mais peu de cigognes sont réellement migratrices. Cependant elles effectuent plusieurs sortes de déplacements et des dispersions locales ou erratiques. Les dispersions locales sont associées aux sources de nourriture, et quelques espèces doivent parcourir de longues distances entre le site de nidification et les aires de nourrissage.

Cigogne blanche et Cigogne noire

Le Tantale d’Amérique a été observé en train de se nourrir à quelques 130 km de sa colonie.  
Le solitaire Jabiru d’Afrique semble sédentaire, et se déplace uniquement aux environs pour trouver de meilleures proies.
Les deux espèces de bec-ouverts effectuent des déplacements réguliers pas encore très bien compris, tout comme ceux de la Cigogne orientale.
La Cigogne d’Abdim est un véritable migrateur tropical qui suit les pluies qui lui procurent des insectes en abondance.

Jabiru d’Afrique
Jabiru d'Asie
Marabout d'Afrique

Les espèces voyagent souvent en grandes bandes. Les Ciconiidés profitent des courants thermiques et planent souvent pendant leurs déplacements et en migration.
Ils n’aiment pas traverser les larges fleuves, et pour les oiseaux Européens, la Méditerranée qui sépare les zones d’hivernage Africaines des aires de reproduction Européennes représente un problème. Aussi, les cigognes préfèrent prendre la route qui passe par le Détroit de Gibraltar et par le Bosphore où de grandes concentrations d’espèces migratrices se rencontrent régulièrement.

Ils doivent aussi traverser le désert et ils volent droit au-dessus du Sahara sans faire la moindre halte. Mais habituellement, ils ont tendance à descendre dans les zones herbeuses pour se nourrir chaque jour.   

Tantale ibis
Tantale Indien

Les Ciconiidés vivent sur tous les continents, excepté l’Antarctique et la plus grande partie de l’Amérique du nord. Ces espèces sont plus nombreuses dans les zones tropicales.

A cause de leur présence dans les légendes et les traditions, les cigognes sont relativement bien protégées et aimées. Cependant, plusieurs menaces sont mentionnées, même si les colonies apparaissent très vastes.
Le Bec-ouvert Indien est victime de son succès à la reproduction. A l’intérieur du sanctuaire où il se reproduit, les arbres où sont installées les colonies meurent, et aller en dehors de ces zones exposerait les oiseaux à la menace de la chasse.

Quelques espèces ont souffert de l’exploitation par les humains, avec la consommation des jeunes après avoir été engraissés. Le Tantale blanc et le Marabout chevelu à l’est de Sumatra, ainsi que la Cigogne maguari au Venezuela sont menacés.  

Les espèces actuellement menacées sont asiatiques et vivent dans des régions surpeuplées. Les nombres du Marabout argala ont décliné de manière dramatique à cause des guérillas, piégeage, chasse, destruction des arbres et dégradations des aires de nourrissage, faisant de ces zones des endroits dévastés.

Tantale Indien
Tantale ibis

Toutes les espèces sont plus ou moins en déclin. Pendant les migrations au-dessus de l’Afrique, beaucoup d’oiseaux sont tués par des chasseurs.  
L’intensification de l’agriculture entraine la restriction des zones de nourrissage, et le niveau de pollution augmente et affecte les proies préférées de ces oiseaux.
En Amérique du Sud, la destruction et la reconversion des vastes territoires menacent la Cigogne maguari dans les llanos du Venezuela.

Jabiru d'Asie

Les principales menaces sont toujours les mêmes : perte de l’habitat, destruction des grands arbres, pollution, intensification de l’agriculture, piégeage, chasse…
Ces oiseaux sont très utiles pour réguler la prolifération des parasites des cultures tels que rongeurs et insectes, et certaines espèces débarrassent la nature des animaux morts en se nourrissant de leurs carcasses. 

Cigogne épiscopale
Jabiru d'Amérique

La protection de ces espèce passe obligatoirement par la préservation de l’écosystème et l’éducation des humains, afin de respecter et de protéger ces grands oiseaux souvent mentionné dans la mythologie, les légendes et les traditions. 

Jabiru d'Afrique
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