English version

Accueil

Présentation

Fiches

Dossiers

Voyages
 
Galeries

Poésie

Liens

Nouveautés

Contact

Mentions légales

Les différentes formes de becs - Page 2

Montre-moi ton bec, je saurai ce que tu manges !

Photographes:

Bob Moul
Nature Photography

Steve Garvie
RAINBIRDER Photo galleries

Niraj V. Mistry
Photo Galleries

David Nowell
Virtually Home - Photo Gallery

Patrick Ingremeau
TAMANDUA

Callie de Wet
Flickr Galleries

Nicole Bouglouan
PHOTOGRAPHIC RAMBLE

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

L’ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES OISEAUX - Dr Christopher M. Perrins -  BORDAS - ISBN: 2040185607

 

Voir dossier: Description de l'oiseau et de son plumage

Accueil

Sommaire dossiers

 

HAUT DE PAGE

 

Les oiseaux aquatiques tels que les Anatidés (canards, oies, cygnes et autres) ont un bec particulier muni de lamelles sur les bords des mandibules.

De nombreux canards se nourrissent de végétation sur la rive ou barbotent dans la vase molle en cherchant des graines, des invertébrés et des plantes aquatiques. Ces espèces peuvent filtrer la boue grâce à ces lamelles afin de ne retenir que les particules plus solides.

Sarcelle cannelle

Anas cyanoptera

Nette rousse

Netta rufina

Les oies se nourrissent souvent en zone plus sèche, et leur bec robuste aux bordures coupantes leur permet de couper l’herbe sur le sol. 

Oie rieuse

Anser albifrons

Oie cendrée

Anser anser

D’un autre côté, les harles ont un bec étroit et dentelé qui les aide à capturer les petits poissons.

Ils sont en général plus rapides et actifs.

Harle bièvre

Mergus merganser

Harle couronné

Lophodytes cucullatus

Les oiseaux aquatiques tels que les Ardéidés (hérons, aigrettes, butors et bihoreaux) ont un bec long et droit, en forme de dague. Ces oiseaux se nourrissent de poissons, mollusques et autres vertébrés et invertébrés aquatiques et terrestres, y compris des petits rongeurs.

Aigrette tricolore

Egretta tricolor

Bihoreau gris

Nycticorax nycticorax

Héron cendré

Ardea cinerea

Butor d'Amérique

Botaurus lentiginosus

La proie est transpercée d’un coup de bec alors que l’oiseau marche lentement au bord de l’eau, ou attend patiemment et immobile que l’une d’entre elles passent à sa portée. 

Grande aigrette

Egretta alba

Aigrette garzette

Egretta garzetta

Mais d’autres oiseaux possèdent un tel bec. Les cigognes ont aussi un long bec droit et pointu. Elles capturent la proie sans la transpercer mais en la saisissant promptement avec le bec.

Cigogne noire

Ciconie nigra

Cigogne blanche

Ciconia ciconia

Les grues possèdent également un bec long et droit, et s’en servent plutôt comme les cigognes. Elles saisissent la proie du bout du bec. Elles creusent aussi dans le sol pour en extraire des invertébrés et des graines. Elles sondent de la même façon les zones humides pour se nourrir de racines et de tiges de plantes aquatiques.    

Grue cendrée

Grus grus

Grue du Canada

Grus canadensis

HAUT DE PAGE
HAUT DE PAGE
© Nicole Bouglouan

D’autres oiseaux aquatiques ont presque les mêmes comportements, mais leur bec est différent.
Les ibis ont un bec long et recourbé qui leur permet de sonder la vase ou le sol pour trouver des proies.
Pour se nourrir, ils marchent lentement dans une eau peu profonde tout en fouillant. Le bec balaie la vase d’un côté à l’autre et sonde jusqu’au fond pour trouver des invertébrés aquatiques.
Ils font de même dans la boue ou l’herbe rase et trouvent leurs proies par le toucher, tout en sondant, ou à vue.      

Ibis blanc

Eudocimus albus

Ibis sacré

Threskiornis aethiopica

Les espèces vivant dans des zones plus sèches ont le même comportement, mais entre les fissures rocheuses ou dans la terre.

Mais le bec le plus étrange appartient aux spatules. Leur bec est en forme de spatule, avec une extrémité large, plate et arrondie, bien adaptée à leur comportement quand ces oiseaux se nourrissent. 
Ils pêchent grâce au toucher tout en marchant lentement, avec le bec constamment immergé, effectuant de grands demi-cercles d’un côté à l’autre, balayant la zone de pêche pour capturer des proies.

Spatule rosée

Ajaia ajaja

Spatule blanche

Platalea leucorodia

HAUT DE PAGE

Il faut mentionner le bec très bien adapté du Bec-ouvert Indien et du Bec-ouvert Africain. Tous deux ont un bec ouvert comprenant un creux dans la mandibule inférieure.  Les deux mandibules se rejoignent à l’extrémité du bec.
Ces oiseaux se nourrissent de gros escargots aquatiques vivant dans les zones humides. La proie est localisée à vue et par le toucher. L’ouverture dans le bec permet une bonne prise de la coquille de l’escargot.
Les Bec-ouverts marchent lentement dans l’eau peu profonde en cherchant des proies. Ils extraient l’escargot de sa coquille avec la mandibule inférieure très pointue.    

Bec-ouvert Indien

Anastomus oscitans

Bec-ouvert Africain

Anastomus lamelligerus

Cet oiseau étonnant sera la conclusion de cette page.
Le Bec en sabot du Nil a un bec surprenant de 21 cm de long pour 10 cm de large. C’est une structure énorme avec un crochet acéré à l’extrémité. Les bords des mandibules très coupants lui permettent de capturer et de découper ses proies avant de les avaler.

Bec en sabot du Nil

Balaeniceps rex

Une fois de plus, chaque forme est très bien adaptée au comportement de chaque oiseau. Rien qu’en regardant leur bec, on peut savoir quelle est leur nourriture favorite et comment ils l’obtiennent !

Autre bec étonnant, celui des flamants.
Le bec est adapté à sa façon spéciale de se nourrir. Il fait aller son bec de haut en bas en le tenant penché sur un côté, et « balaie » d’arrière en avant les eaux ou la vase afin de filtrer les menus organismes.
Le bec est nettement courbé vers le bas et muni d’une structure filtrante. La mâchoire supérieure s’ajuste dans la mâchoire inférieure comme un couvercle. La langue charnue travaille de long en large comme un piston. Elle est couverte d’une multitude de poils qui aident à filtrer l’eau et la nourriture au travers des lamelles.

Flamant des Caraïbes

Phoenicopterus ruber ruber

Les pélicans montrent encore un autre comportement au moment où ils se nourrissent.
Leur grand bec possède une poche gulaire extensible prise sur la mandibule inférieure. Les pélicans plongent leur bec dans l’eau pour remplir la poche gulaire, et filtrent cette eau avec le bec entrouvert, et ensuite, ils avalent le poisson la tête la première.

Pélican d'Amérique

Pelecanus erythrorhynchos

Pélican à lunettes

Pelecanus conspicillatus

Introduction

Page 1

Page 3

Page 4

Page 5

Page 6

HAUT DE PAGE

Seul membre de la Famille des Scopidés, l’Ombrette du Sénégal a un bec long et lourd. Il est creux et compressé latéralement. Le culmen est une arête qui finit en léger crochet à l’extrémité du bec.   
L’ombrette utilise la mandibule inférieure plus fine pour découper les proies et la végétation ou n’importe quelle sorte de nourriture.
Ce bec particulier est une réponse aux besoins de cette espèce. 

Ombrette africaine

Scopus umbretta

Le Savacou huppé a un bec remarquablement large et lourd, mesurant environ 7,5 cm de long sur 5 cm de large.
Ce grand bec large est utilisé comme une cuillère, afin d’attraper quelques proies immobiles. Il semble être très sensible, et il s’ouvre au moindre contact.

Savacou huppé

Cochlearius cochlearius